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Enfants

  • "Minuit, chrétiens": un Noël pas très catholique

    Voici les origines du célèbre cantique de Noël.

    Minuit, chrétiens est, sans conteste, un des plus célèbres chants de Noël. Même si son appellation devient parfois Minuit chrétien ! Il est, en effet, de tradition de chanter ou d’écouter à cette période de l’année, un certain nombre de chants évoquant Noël.

    Pourtant, en dépit des apparences, Minuit, chrétiens n’est pas un "chant traditionnel". Né dans un contexte très particulier, composé par un musicien célèbre en son temps, il a toujours été tenu, malgré son titre, en suspicion par l’église catholique.

    Une célébrité internationale

    La célébrité de ce Cantique de Noël est internationale et cette célébrité a contribué à obscurcir son originalité. En effet, dans le monde anglo-saxon, cette page est connue sous le titre Oh, Holy Night. Le texte anglais n’est pas exactement une traduction du texte français. Il est beaucoup plus suave, conformiste et lénifiant.

    L’origine étrangère de cette page est ainsi oublié. Ce Carol dispute, aux États-Unis, la palme du plus populaire Christmas song à Silent Night, anglicisation d’un chant allemand, lui traditionnel, Les Américains, si volontiers cocardiers, placent ainsi au pinacle un chant français et un chant allemand, tous deux soigneusement américanisés.

    Depuis quelques années, dans les concerts internationaux organisés en fin d’année, l’œuvre est souvent chantée sous une forme abrégée: on alterne le premier couplet en français et le texte anglais. Si la qualité de la musique d’Adolphe Adam explique le succès persistant de cette page, l’interprétation "internationale" tend à masquer son véritable caractère. Aussi convient-il de revenir sur la genèse de cette œuvre.

    Aux yeux de Debussy, le Cantique n’était qu’un "chant d’ivrogne". C’était plus précisément l’œuvre d’un négociant en vin nommé Placide Cappeau.

    Mais n’allons pas plus vite que la musique.

    La genèse d’un tube

    Tout commence à Roquemaure, sur les bords du Rhône.

    Il y avait un château, comme un peu partout, mais un pape, Clément V, y avait rendu l’âme, ce qui n’est pas rien.

    Il y avait surtout des vignes dont la qualité supérieure leur valut d’être désignées, au début du règne de Louis XV, sous l’appellation Côte du Rhône.

    Enfin il y avait une collégiale, nantie d’un bel orgue, mais dont les vitraux avaient bien besoin d’être restaurés dans les années 1840.

    Et puis, comme nous ne sommes pas loin d’Avignon, il va aussi être question d’un pont.

    Il existe, cependant, pour le moins deux versions sur la création de ce texte fameux.

    Deux récits

    La première est due à Antoine Chansroux, correspondant à l’Académie de Nîmes, qui écrivit en 1895 le récit suivant. Le 3 décembre 1843, un certain Hermann, qui avait réuni un cercle d’amis, musiciens, peintres et poètes, recevait ce soir-là. Émilie Laurey "reine de ce logis, transformé en sanctuaire de l’art" aurait prié notre Placide, qualifié "d’humble poète" honoré de l’amitié de Lamartine, de lui composer quelques strophes à l’occasion de Noël. Elle se faisait fort de les envoyer à son maître, Adolphe Adam, pour qu’il dépose des notes sous ses vers. Flatté d’une telle proposition, notre Cappeau fut pris d’inspiration subite "en retournant à son ravissant petit château". L’œuvre aurait donc été créée, sous ses auspices salonnardes, en 1843.

    L’abbé Durieux, curé de Roquemaure dans le dernier quart du XXe siècle, donne une vision bien différente. Le texte a été écrit plus prosaïquement, dans la diligence vers Paris, le 3 décembre 1847. Le voyage étant long, Placide, pour s’occuper, aurait écrit son texte d’un seul jet entre Mâcon et Dijon : décidément le vin joue un rôle à tous les étages de cette histoire. Il aurait remis le texte à Adolphe Adam dès son arrivée. On le voit ici, l’œuvre est datée de 1847 et les raisons donnés par l’abbé sont tout autres. Notre négociant en vins, poète d’occasion,  répondait ainsi à une demande formulée par le curé de Roquemaure.

    Le curé et le libre penseur

    Pour dire les choses simplement, le curé, qui s’appelait Nicolas, voulut célébrer avec un peu d’éclat la restauration des vitraux de sa Collégiale. Quoi de mieux qu’un chant de Noël ? Roquemaure n’étant qu’une bourgade modeste, en dépit de son ancienneté, ne comptait guère de gens de plume. Le bon abbé s’adressa donc au seul homme de lettres disponible. Il avait un beau nom, Placide Cappeau.

    L’abbé Nicolas avait bien choisi son homme : républicain, franc-maçon, socialiste et libre penseur, bref d’extrême gauche. D’autant plus qu’il écrivait de la main gauche, ayant perdu l’autre dans son enfance en jouant avec une arme à feu. Ce handicap, qui l’avait empêché d’être tonnelier comme papa, lui avait du moins permis de faire son droit : le père du camarade qui l’avait involontairement blessé décidait de payer ses études secondaires.

    Monté à Paris, notre Placide, faute de faire carrière dans les lettres, fit du moins la connaissance de célébrités du temps, tel Alphonse de Lamartine.

    Et Adam vint

    Mais que vient faire Adolphe Adam dans cette galère?

    C’est là qu’intervient notre fameux pont, un pont suspendu. Il avait été conçu par Marc Seguin, l’homme du chemin de fer Saint-Étienne-Lyon, et réalisé par un ingénieur nommé Pierre Laurey.

    Laurey était marié, ce qui arrive même aux ingénieurs. Émilie, notre cantatrice distinguée, l’heureuse épouse, avait été l’interprète d’Adolphe Adam. C’est pour lui faire plaisir que le musicien composa une partition, qu’il oublia aussitôt, mais qui devait le sauver de l’oubli.

    Adolphe Adam était alors très célèbre. Cette célébrité s’est beaucoup ternie aujourd’hui. Ses opéras ne sont plus que des noms dans les Histoires de la musique, même si les couplets du Postillon de Lonjumeau appartiennent à la catégorie des " airs fameux " pour ténor. Seule Giselle, archétype du ballet romantique, n’a jamais quitté le répertoire.

    Une Marseillaise religieuse?

    Écoutons un peu les paroles "politiques" qui achèvent ce cantique, mises en valeur par l’allure martiale de la musique d’Adam :

    Le Rédempteur a brisé toute entrave,

    La Terre est libre et le Ciel est ouvert.

    Il voit un frère où n’était qu’un esclave,

    L’amour unit ceux qu’enchaînait le fer.

    (…) Peuple, debout ! Chante ta délivrance.

    Quelques mois après la création, la France se trouvait en république. Elle est bien oubliée, cette Seconde République, portée sur les fonds baptismaux par Lamartine et qui abolissait solennellement l’esclavage. 2018 en marquait pourtant le 170e anniversaire.

    Notre Cantique entrait ainsi en résonance avec l’esprit quarante-huitard, qui mêlait socialisme utopique et christianisme social, qui voyaient Lamennais et Raspail entrer à l’Assemblée nationale. Une éphémère alliance réunissait l’Église catholique, qui n’avait guère apprécié Louis-Philippe, et la jeune République, soucieuse d’éviter les errements de la Révolution française. Les curés bénissaient les arbres de la liberté.

    Cela durera ce que durent les roses.

    Mais Minuit, chrétiens, cette "Marseillaise religieuse" selon Adam, connaîtra un succès qui, lui, ne se démentira pas.

    Une célébrité douteuse

    Ce succès même explique l’odeur sulfureuse dégagée par ce Cantique aux yeux de l’Église. Les auteurs, un négociant anticlérical pris de boisson et un compositeur d’Opéra-comique aux mœurs nécessairement dissolues, incitaient à la suspicion.

    Dès 1864, on écrivait dans la Revue de musique sacrée:

    Le Noël d’Adolphe Adam a été chanté dans beaucoup d’églises à la messe de minuit… peut-être ferait-on bien de renoncer à ce morceau dont la popularité est devenue de mauvais aloi. On le chante dans les rues, dans les salons, dans les cafés-concerts. Il dégénère et ravale. Le mieux est de le laisser faire son chemin loin du temple, où l’on peut fort bien se passer de lui.

     Près d’un siècle plus tard, l’éminent musicologue Auguste Sérieyx dénonçait toujours les maîtrises, les chantres et les organistes "qui font retentir nos églises de pareilles élucubrations "et les pasteurs" qui les tolèrent ou les encouragent ". Le Dictionnaire du Foyer catholique (1956) indiquait pour sa part:

    L’allure emphatique des paroles autant que de la musique elle-même, le contraste qu’elles présentent avec la liturgie de la fête, si belle et si grande dans sa simplicité, ont fait supprimer ce chant dans plusieurs diocèses.

    Un Père plein de courroux

    Comment commence donc ce chant suspect?

    Minuit, chrétiens, c’est l’heure solennelle

    Où l’Homme-Dieu descendit jusqu’à nous,

    Pour effacer la tache originelle,

    Et de son Père arrêter le courroux.

    Ces paroles ont toujours troublé un certain nombre de fidèles: ce Père plein de courroux ressemble davantage à l’Éternel de la Genèse qu’au Dieu catholique empli d’amour. Pour le clergé, point de doute, Minuit, Chrétiens n’a rien de catholique. Son " souffle fétide " l’assimile plutôt à quelque carmagnole. Le Clergé, en France comme au Québec, dans le second quart du XXe siècle, mènera de vigoureuses campagnes pour le chasser des églises.

    Nos pieux catholiques n’épargnent pas davantage la musique d’Adolphe Adam. N’évoque-t-on pas une " musiquette, d’une banalité affligeante " ? D’aucuns crurent même trouver en lui un " Juif ", ce qui ne pouvait que renforcer l’hostilité à l’égard de l’œuvre elle-même.

    Et pourtant…

    Et pourtant, l’œuvre a survécu à toutes ces polémiques.

    Il faut vraiment être insensible pour ne pas frémir à l’écoute de Minuit, chrétiens… même sous sa forme anglo-saxonne.

    Chanté par Tino Rossi comme par Roberto Alagna, par Mireille Mathieu avec son papa, ou en anglais par le chœur angélique du Kings College, ce chant touche toutes les générations et bien au-delà du monde catholique.

    Faut-il le regretter?

     

    Par Gérard-Michel Thermeau. Contrepoints.org

  • La sclérose en plaques

    Quelles sont les causes de la Sclérose en Plaques? 

    L’origine de la SEP est multifactorielle, elle résulte de l’interaction entre gènes et environnement.  Si on ne connaît pas la cause précise qui provoque une SEP, on sait que certains gènes impliqués dans l’immunité pourraient représenter un facteur prédisposant à la maladie.

    On parle de maladie polygénique car plusieurs gènes doivent être réunis pour acquérir une prédisposition.

    Des facteurs environnementaux interviennent également  sans qu'il soit possible d'identifier l'un d'entre eux comme pouvant à lui seul déclencher la maladie: faible exposition au soleil qui entraîne une baisse de synthèse de la vitamine D (plus de cas de Sclérose en Plaques dans les pays occidentaux du nord, diminution très nette des cas de SEP lorsque l’on se rapproche de l’équateur) le tabagisme, infection à certains virus (EBV notamment). La pollution pourrait également augmenter le risque de SEP.

    Quels sont les 1ers symptômes de la SEP?  

    Les symptômes apparaissant au début de la maladie ou lors de son évolution sont variables d’un individu à l’autre. Certaines manifestations sont fréquentes: troubles de la sensibilité (sensation de fourmillement, d’engourdissement, de piqure, de brulure ou de froid, décharge électrique); troubles visuels, troubles moteurs … mais dans près d’un cas sur deux, le début de la maladie est marqué par l’apparition d’un seul symptôme.

    Dans un premier temps, le neurologue fait le diagnostic en fonction:

    • des symptômes décrits par le patient
    • de leur apparition dans le temps, soit sous forme de poussées différentes, soit de façon continue.

    Certains examens complémentaires peuvent aider à établir le diagnostic:

    • l’IRM, qui permet de visualiser les plaques au sein du système nerveux central et d’étudier leur évolution dans le temps;
    • la ponction lombaire, qui permet de rechercher des signes d’inflammation dans le liquide céphalo-rachidien

    Quel lien entre SEP et vaccins contre l’hépatite B? 

    De nombreuses études ont démontré l'absence de lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B et la SEP.

    Ce vaccin est par ailleurs recommandé chez tous les enfants, adolescents et adultes susceptibles de contracter l’hépatite B, une infection pouvant être mortelle.  Selon plusieurs études, les vaccins contre l’hépatite B, la grippe, le tétanos, la rougeole et la rubéole n’augmente pas le risque de SEP ou de névrite optique.

    Il n’y a pas encore de données cliniques pour les vaccins suivants: la méningite, la typhoïde, l’hépatite A, la coqueluche et l’encéphalite japonaise. Prenez le temps de discuter de ces vaccins avec votre médecin de famille et votre neurologue.

    La Sclérose en Plaques a t-elle un impact sur l’espérance de vie? 

    Au cours des 40 dernières années, l’amélioration de la longévité de la population en règle générale, ainsi que les améliorations des soins pour lutter contre la SEP, ont contribué à l’augmentation de la survie des personnes atteintes de cette maladie. Par ailleurs, il est reconnu que la réduction de la longévité des personnes atteintes de la SEP est généralement liée à des handicaps avancés et aux complications liées à celle-ci.

    Aujourd’hui, on peut dire que l’espérance de vie des personnes atteintes de SEP serait de 5 à 7 ans inférieurs à la moyenne, et le fossé se réduit avec les avancées de la Recherche et le fait que la maladie soit traitée de plus en plus tôt.

    Peut-on mourir de la Sclérose en Plaques? 

    La Sclérose en Plaques est une maladie chronique, qui accompagne la personne touchée toute la vie puisqu’il n’existe pas de traitement pour la guérir aujourd’hui. Cependant, la Sclérose en Plaques est une maladie qui ne fait pas mourir. Chaque patient a une forme différente de maladie. Il existe quelques formes (la minorité des scléroses en plaques) extrêmement sévères et qui évoluent très rapidement. Ces patients peuvent avoir une espérance de vie réduite mais cela reste des cas isolés et rares.

    http://www.ligue-sclerose.fr

     

     

  • Horreur à l'école! Montpellier

     Depuis mercredi 10 octobre, l'école Olympe-de-Gouges à Montpellier, dans l'Hérault, vivait au rythme de ces animaux à huit pattes. En effet, des araignées-loups avaient élu domicile dans sept classes, selon Midi libre. 

    Ce sont au total 130 élèves qui ont été répartis dans d'autres classes de l'école pendant une semaine après la découverte de petites bêtes dans leurs salles de classe dans des préfabriqués. " Sept classes parmi les seize de l'école n'ont plus de locaux, puisqu'elles ont été envahies par un spécimen d'araignées-loups, détectées par les agents d'entretien qui ont eu des démangeaisons et des problèmes cutanés après leur intervention dans les classes ", détaille Alexandra Seoane, la directrice de l'école, au quotidien. Une entreprise privée est venue durant le week-end pulvériser un produit pour se débarrasser des envahisseurs.

    Un comportement de meute

    Les élèves ont pu reprendre le chemin de l'école mardi 16 octobre dans l'après-midi. Face aux inquiétudes des parents, les services de la ville de Montpellier ont assuré qu'il n'y avait plus "aucun risque sanitaire pour les enfants à réintégrer les locaux ". 

    Les araignées-loups sont notamment connues pour transporter leurs petits sur leur abdomen. Elles ne sont pas dangereuses pour l'homme. Contrairement à la plupart des autres araignées, elles ne tissent pas de toiles, mais chassent leurs proies en meute. Un comportement similaire au loup, qui serait à l'origine de leur nom. D'autres araignées de la même espèce auraient déjà été repérées à l'extérieur des préfabriqués.

    Drôle de leçon de choses!