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INSOLITE et DEJANTES

  • La langue française est menacée

    (depuis longtemps, note de la rédactrice)

    Il est à craindre qu’après avoir lu ce titre, certains lecteurs ne soupirent: " Encore cette rengaine! "
    Espérons néanmoins qu’il demeurera beaucoup de braves pour m’emboîter le pas. Car, l’heure est tragique. De fait, j’aurais dû écrire: "  Jamais la langue française n’a été autant menacée de destruction ". Passées les objurgations d’Etiemble sur le franglais, finie la loi Toubon sur la protection du français, votée mais jamais appliquée. Désormais, l’abîme nous guette.

    Pourquoi?
    D’abord, parce que les médias audiovisuels ont considérablement renforcé leur influence sur les populations. Je parle d’influence mais c’est d’emprise qu’il s’agit. Ils l’ont portée à un niveau sans précédent dans l’Histoire. Du matin au soir et même, du berceau au cimetière, un individu lambda est bombardé par une multitude d’images, d’émissions, de publicités, de vidéos, de films, de débats, de reportages qui modèlent sa façon de voir les choses, mais aussi sa façon de s’exprimer. Limitons-nous au domaine du langage; que constate-t-on?

    Un fait accablant.
    La démultiplication de ces flux audio-visuels gigantesques ne s’accompagne plus, comme ce fut longtemps le cas, d’un strict contrôle de la qualité du français utilisé. Tout au contraire, le Léviathan médiatique qui pèse sur nos vies, véhicule une langue appauvrie, rabougrie et saturée d’anglicismes.
    Quelques exemples pour fixer les idées:
    – Les mots sujet et souci sont constamment utilisés comme synonymes de problème. Qui n’a entendu dire ces temps-ci: "y a pas de souci" pour dire: "Pas de problème"? Or ces trois mots ont des sens différents. Cet usage absurde a été imposé par les médias dont la puissance tentaculaire a propulsé cette erreur au niveau national et même international en deux temps trois mouvements.
    – Les journalistes se croient trop souvent obligés d’annoncer qu’ils vont "décrypter" l’information ; il suffirait de dire qu’ils vont l’analyser. (décrypter est un synonyme de décoder.)
    – Le participe passé dédié a remplacé consacré à ou destiné à. On vous parlera donc d’un emplacement "dédi“" à l’accueil des voyageurs ou d’un personnel " dédié " à la sécurité. Les médias ne reculant devant rien ont même imposé une salle " dédiée " sans complément ce qui signifierait donc une salle particulière, et même des fonctionnaires "dédiés", comprendre: spécialisés. Le tout au mépris des dictionnaires et des notions étymologiques les plus élémentaires.

    De telles âneries sont constamment propagées et imposées par les médias. Rappelons que dédier a originellement un sens religieux et qui a évolué vers l’idée d’attribuer un lieu, un objet, un livre, en hommage à une personne, ou à une divinité.
    La cause de ces impropriétés à la limite du barbarisme est facile à éclairer: la déficience de l’enseignement du français dans nos écoles. Elles produisent des millions de jeunes gens n’ayant qu’une connaissance approximative, fort médiocre de la langue nationale.

    À ce défaut majeur s’ajoute le fléau d’un certain snobisme qui porte des locuteurs francophones à truffer leurs phrases de mots anglais. Ce phénomène est bien connu: il consiste à parsemer leurs propos d’un semis de termes empruntés à la langue de Shakespeare afin de "laisser entendre" – tout est là – que cette langue n’a pas de secret pour eux. C’est là pur enfantillage et sans doute l’explication complète est-elle plus compliquée, mais baste, que c’est irritant!

    Quelques exemples pour fixer les idées:
    – Une grande publicité pour le Ricard… born (né) à Marseille;
    – Le coronavirus faisant des ravages, les plus hautes autorités évoquèrent à la télévision des clusters. Ce mot désigne -en anglais- un massif de fleurs, un bouquet d’arbres, un régime de bananes, un pâté de maisons ou un groupe d’îles. Pourquoi diable le substituer au terme français foyer infectieux, parfaitement clair?
    – Durant cet épisode, j’entendis, toujours sur les petits écrans, un médecin s’inquiéter de la vulnérabilité des personnes âgées. Il déclara benoîtement ceci: "on peut craindre un "strike" (choc) dans les Ehpad".
    Ces sottises et ces faux sens ne datent pas d’aujourd’hui. En 1950 déjà, j’entendais des professeurs expliquer qu’en anglais to control ne signifiait pas contrôler mais dominer ou maîtriser. "Pas grave", diront certains.
    ET pourtant! La traduction de birth control est à l’origine d’un faux sens qui s’est perpétué à ce jour. En français correct, contrôle des naissances signifie stricto sensu vérification des naissances. Or, en anglais, birth control signifie maîtrise de la fécondité et l’on aurait dû le traduire ainsi. Entre ces deux expressions, on admettra qu’il y a plus qu’une nuance.

    Le problème ne se limite pas à des traductions bancales, il y a pire. L’emploi de mots anglais dans la phrase française atteint une densité frappante. Qui n’a déjà entendu des phrases du genre: " il faut booster les process pour éviter un gap"?
    En français régulier, il est pourtant plus simple de dire: " il faut renforcer l’action pour éviter un écart…" (tenu pour trop grand). L’ennui est que pour beaucoup de Français: booster, process, gap, ne sont déjà plus des mots anglais. D’aucuns vous diront, en toute bonne foi, qu’ils les ont toujours entendus. Le mal est fait. Hélas! Il ne sera pas sans conséquence. Nous verrons lesquelles.
    Et alors? Que faire?

    Nous le verrons aussi prochainement.

    Jean Monneret

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  • DES GENS TETUS!

    Ils ont raison! Vivent les Montagnes Pyrénées, mort aux co…

     

    Profanée, une croix réapparaît mystérieusement sur un sommet des Pyrénées – image

    Découpée et jetée dans le vide en 2018, la croix du point culminant des Pyrénées-Orientales, la croix du Pic Carlit, est réapparue sur le sommet. Les auteurs de cette action restent pour l’heure inconnus. Elle a été reinstallée à plus de 2.900 mètres d’altitude,

    Selon ses informations, l’objet lourd de plusieurs dizaines de kilos a été monté à dos d’homme, visiblement de nuit. La précédente croix avait été découpée à la meuleuse et jetée dans le vide par des inconnus après les plaintes de randonneurs qui n’appréciaient guère la multiplication de symboles religieux sur les sommets pyrénéens.

        Vue depuis le Puig Carlit plus haut sommet des #pyreneesorientales ... Le grand bol d’air ! pic.twitter.com/8V02jfIbUP

        — jbbacou (@jb_bacou) July 28, 2020

    Une fresque en hommage à Simone Veil dégradée à Paris - photo

    Profanée, la croix avait été installée en 2015 à l’aide d’un hélicoptère par des soldats du Centre national d’entrainement commando (CNEC) de Mont-Louis. Et comme l’affirment plusieurs randonneurs habitués des lieux, la nouvelle ressemble étrangement à l’ancienne.

    Contacté par France Bleu, un haut gradé du CNEC assure que le centre n’avait «rien à voir avec l'installation de cette nouvelle croix». Le maire de la commune d’Angoustrine Christian Pallares, ou se trouve le Pic Carlit, affirme n’avoir reçu aucune demande d’autorisation.

    De son côté, l’évêché de Perpignan indique qu’il ne “s’agit pas d’une initiative du diocèse“.

    “Le mystère est entier“, constate le conseiller municipal d'Angoustrine Éric Charre qui souligne que les personnes qui ont monté une croix à une telle altitude lui “inspirent un grand respect“.

    Sans aucun doute ré-installée par ceux qui l'ont fait la première fois, bien sûr. Ils ont raison de se taire, vu la conn… ambiante actuelle.

    Bravo les mecs!

     

  • Arroseurs bien arrosés...

    Trop forts, les crétins dégénérés!

    Grasse : deux " jeunes " agressent un policier du RAID en civil, se font corriger, prennent la fuite, décident d’aller porter plainte et terminent en garde à vue

    Deux hommes de 19 et 26 ans ont été placés en garde à vue ce lundi soir à Grasse (Alpes-Maritimes). Ils venaient au départ pour déposer plainte.

    Les agresseurs sont mal tombés. Deux frères ont escaladé le mur d’une résidence de Grasse ce lundi soir vers 19h30. Ils avaient décidé d’en découdre avec un homme pour un motif absurde. Celui-ci venait en effet de faire une réflexion à une automobiliste imprudente, ce qui n’a pas été à leur goût.

    L’homme a expliqué qu’il avait annoncé sa qualité de policier à ses deux agresseurs, mais que cela ne les avait pas refroidis. Bien au contraire, ils ont frappé le fonctionnaire du RAID qui s’est défendu. A tel point que les deux frères ont finalement préféré prendre la fuite.

    Ces derniers ont ensuite choisi de se rendre au commissariat de la ville… pour déposer plainte. Leur victime avait déjà donné l’alerte et les deux hommes de 19 et 26 ans ont été placés en garde à vue. L’un d’entre eux présentait des ecchymoses au visage.

    Actu 17

  • Perché à la fenêtre

    Un jeune homme veille sur sa mère atteinte du Covid-19 en restant perché à sa fenêtre d'hôpital, jusqu'à son dernier souffle

    En Cisjordanie, ce jeune homme allait jour et nuit rendre visite à sa mère, perché à sa fenêtre d’hôpital, alors qu’elle était atteinte du Covid-19.

    C’est à Hébron, en Cisjordanie, que Jihad Al-Suwaiti allait tous les jours voir sa mère souffrante du virus à l’hôpital, assis à la fenêtre. Le jeune Palestinien a été photographié en train d’escalader le mur de l’hôpital, jusqu’au deuxième étage. Il venait tous les jours afin de s’assurer que sa mère recevait les meilleurs soins possibles.

    "Il passait la majeure partie de sa jour­née là-bas"

    Il restait à la fenêtre pour soutenir et tenir compagnie à sa mère, jusqu’à son dernier souffle. " Il passait la majeure partie de sa jour­née là-bas, à obser­ver l’état de sa mère de l’autre côté de la fenêtre, avant de descendre quand il était convaincu qu’elle dormait profon­dé­ment " raconte un responsable de l’hôpital.

        The son of a Palestinian woman who was infected with COVID-19 climbed up to her hospital room to sit and see his mother every night until she passed away. pic.twitter.com/31wCCNYPbs

        — Mohamad Safa (@mhdksafa) July 18, 2020

     

    Jihad était très proche de sa mère, surtout après la disparition de son père il y a 15 ans. Sa mère était déjà atteinte de leucémie avant d’être testée positive au Covid-19. Elle n’a pas survécu au virus. Grâce aux réseaux sociaux, Jihad a reçu le soutien de centaines de milliers de personnes.

    Source : Twitter