Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Femmes

  • Non, mais, je vous jure…..

    Australie: " Les parents devraient demander le consentement des bébés avant de changer leur couche… "

    et cela "dès leur naissance".

    Une "experte en sexualité" (encore une qui s'y croive! :-) Je demande à ce que les parents demandent la permission aux bébés avant de changer leur couche… afin de mettre en place une culture de consentement dès la naissance.

    L’ "experte" (débile profond) se nomme Deanne Carson, se décrit elle même comme "pédagogue, conférencière et auteure sur la sexualité".

    A Toulouse on dit: conne comme la lune!

     

  • Comment les selfies trahissent notre personnalité...

     

    C'est devenu un phénomène de société tel que cela devient monotone de regarder certains comptes de réseaux sociaux, grâce à des appareils photos intégrés dans les smartphones. La combinaison des réseaux sociaux et des ces smartphones, nouvelles générations, a fait émerger, ces dernières années, un phénomène très vite devenu planétaire: le selfie. En effet, en 2014, environ 34 milliards de selfies auraient été pris et cette tendance à l'égo-portrait, comme l'appellent les Québécois, n'a fait que se renforcer depuis, de telle sorte qu'au festival de Cannes de 2018, les organisateurs ont tenté de les interdire… sans trop de bonheur dans leur démarche. Je n'en ai jamais, personnellement, réalisé et j'en suis bien aise car, comme vous allez le lire ci-après, c'est devenu un tel acte de narcissisme que c'en est risible… et grotesque. La preuve.

    Les selfies, notamment leur fréquence et leurs caractéristiques (la pose, le cadrage, les expressions...) en disent long sur notre personnalité (selon les psychologues). Très long même.

    Des psychologues se sont intéressés à cette nouvelle tendance. Plus précisément, ils se sont demandé s'il existait un lien entre certains traits de personnalité et différentes pratiques du selfie.

    Ils ont alors découvert, sans surprise, que la tendance à poster des autoportraits sur les réseaux sociaux est étroitement liée au degré de narcissisme de l'individu. Cependant, l'analyse approfondie de leurs résultats a révélé d'autres informations intéressantes sur ce lien entre selfie et narcissisme.

    Pour tenter d'en savoir plus sur la corrélation entre la fréquence de selfies diffusés sur internet et le score de narcissisme obtenu avec un questionnaire, les chercheurs ont analysé les sous-dimensions de ce trait de personnalité, à savoir:

    Le leadership

    La vanité

    La suffisance

    Le besoin d'admiration… des autres, bien sûr.

    Ces psychologues ont alors découvert que c'est surtout la vanité qui explique le mieux la pratique du selfie chez les hommes. En revanche, chez les femmes, il semble que ce soit plutôt le besoin d'admiration.

    D'ailleurs, cette différence de genre s'observe également pour d'autres caractéristiques du selfie. Par exemple, les femmes postent d'avantage d'autoportraits que les hommes (jusqu'à 4,6 fois plus dans certaines cultures). En outre, elles ont tendance à sourire plus souvent et plus franchement que la gent masculine. En revanche, les hommes regardent beaucoup plus souvent l'objectif que les femmes.

    De plus, les caractéristiques des photos diffusées sur les réseaux sociaux semblent varier selon d'autres traits de personnalité. Plus précisément, des chercheurs ont analysé 5 principaux traits de personnalité et leur influence sur la pratique du selfie:

    L'ouverture à l'expérience: les personnes qui présentent ce tait de caractère s'affichent plus souvent en riant.

    Le caractère consciencieux: les selfies des individus consciencieux sont souvent pris dans un lieu public afin de fournir des informations sur cet endroit. En outre, ils ont tendance à moins retoucher leurs photos que les autres.

    L'extraversion: plus les personnes sont extraverties et plus elles affichent des expressions joyeuses. En outre, elles ont tendance à faire davantage de selfies de groupe.

    L'agréabilité: les personnes altruistes et coopératives postent plus souvent des photos avec un regard tourné vers l'objectif. Elles ont également tendance à s'afficher en groupe.

    Par contre, ceci ne va pas plaire à certain-es lecteurs:

    Le névrosisme (l'instabilité émotionnelle et la tendance au pessimisme): ces individus ont tendance à afficher peu d'expressions émotionnelles positives, mais aussi à zoomer sur une partie de leur visage.

    Ainsi, les selfies sont de véritables miroirs de notre personnalité. Ils révèlent bien plus que le simple désir de se mettre en avant. A méditer.

    Inspiré des travaux de Nicolas Guéguen, de Piotr Sorokowski, de Lin Qiu, de Ji Won Kim et de Nicola Döring.

  • Comment hériter plus vite?

    … en dissuadant sa grand-mère de faire le vaccin anti-grippe!

     

    L’épidémie de grippe responsable de 13000 décès

    Précoce et longue, l’épidémie de grippe saisonnière a été marquée cette année par une forte proportion d’hospitalisations ainsi qu’une surmortalité notable. Selon Santé publique France, la mortalité attribuable à la maladie a été estimée à 13 000 décès.

    (il faut savoir qu'il y a 5 ans, elle ne faisait que 3 à 5000 décès maxi en France… le triplement provient du fait que l'on ne vaccine plus les personnes âgées)

    Cette année l’épidémie de grippe a débuté précocement en Ile-de-France au cours de la semaine du 4 au 10 décembre. Elle s’est ensuite propagée en quatre semaines à l’ensemble des régions métropolitaines. Elle a ensuite duré 16 longues semaines pour s’achever dans l’ensemble des régions de métropole fin mars.

    Hospitalisations et cas graves en hausse

    Au cours de l’épidémie, près de 2,4 millions de consultations pour syndrome grippal ont été relevées. Si cela correspond à une ampleur modérée en ambulatoire, le nombre d’hospitalisations pour grippe a été lui le plus élevé depuis 2009-2010. Parmi ces patients hospitalisés, 20% étaient âgés de moins de 5 ans et 53% de 65 ans et plus.

    Le nombre de cas graves de grippe admis en réanimation est également le plus élevé depuis la saison 2009-2010, (2009-2010 est l'arrivée de la grippe dite A H1N1, la fameuse grippe qui a fait si Npeur au gouvernement de l'époque) avec 2 915 cas depuis le 1er novembre 2017.

    Enfin, l’excès de mortalité attribuable à la grippe est estimé à environ 13 000 décès tous âges confondus. Ces décès concernent des personnes de 65 ans et plus à 93%.

    Un vaccin moyennement efficace

    L’efficacité modérée du vaccin contre le virus de type B/Yamagata, qui a eu un impact important chez les personnes de 65 ans et plus, ainsi que la couverture vaccinale toujours insuffisante (45,6%) chez les personnes ciblées ont contribué à la sévérité de cette épidémie", souligne Santé publique France.

    Pour la saison 2018/2019, la composition vaccinale reste inchangée pour la valence H1N1. Elle sera néanmoins modifiée pour les valences H3N2 et B/Victoria, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Source:  Santé publique France, 25 avril 2018

  • Ceux qui s'y croivent....

    Chaque année, on nous refait le coup!

    Ouais, mais non! il n'y en a eu qu'un.... et j'y étais!

    Enfin... suis pas une soixantehuitarde mais plutôt une soixantuitôde... de ceux et celles qui se levaient tôt pour aller bosser à l'usine!

    50 dans dans les dents! ça me rajeunit pas!!!! ;-)

     

  • Les merdias, comme un seul homme...

    envoyée par une amie médecin

     

    on résume :" désert médical "à l’hôpital .....sacré bazar à TROYES, c'est juste incroyable.

    pas d'internes en pédiatrie cette année à Troyes, au lieu de 6 , on passe à zéro. il n'y aura donc pas de gardes de pédiatrie ( on ne sait pas exactement pourquoi il n'y a pas d'internes en pédia, je passe sur les détails )

    donc les urgences "normales", devraient assurer en PLUS les patients de pédiatrie ( lesquels en plus, sont particuliers. un nouveau né ou un enfant n'est pas un adulte miniature, a ses pathologies et ses traitement propres , ce qui nécessite un peu d'habitude et de compétences : c'est pour cela qu'il y a des pédiatres d'ailleurs.... )

    les urgences devraient avoir 35 médecins pour tourner, elles en ont 25, alors que le nombre de patients a augmenté..

    du fait, pour protester : 4 medecins urgentistes démissionnent et 3 chefs refusent leur poste ( c'est à dire qu'ils restent médecins mais refusent le titre de " chef de...." sur un plan administratif ) dont le chef des urgences

    ce n'est mème pas de bosser 60 h/ semaine qui gène ces gens, c'est la mise en danger de la vie des patients..

    on appelle l'EPRUS ( réserve sanitaire ) et des médecins à la retraite pour donner un coup de main. ( où ? qui va venir ? combien de temps ? rafistoler quelques gardes ?...)  et on va dégotter 2 internes de pédiatrie ( mêmes questions , on les pique à quel hôpital au juste ? ) ..  et l'ARS crée une ligne budgétaire de plus pour " créer " un poste de médecin temps plein ( ensuite, faut trouver le medecin, ca ne court plus les rues )

    c'est sur, ca va marcher.....

    Et quand la presse titre : il n'y a jamais eu AUTANT DE MEDECINS que MAINTENANT , youpi.... elle oublie de rapporter ce nombre à la population ( qui a augmenté et vieilli ), et elle oublie de dire que 30% des médecins ont plus de 60 ans...

     

    http://www.liberation-champagne.fr/

    Afin d’expliquer aux patients leur décision, les praticiens ont affiché, hier après-midi, un écriteau à l’entrée des urgences. Il a été retiré à la demande de la direction.

    Les urgences de Troyes traversent une crise sans précédent.

    Mercredi, quatre médecins ont claqué la porte du service. Ces jeunes praticiens contractuels ont présenté leur démission suite à l’annonce de l’arrêt des urgences pédiatriques. Ou plus précisément de la filière spécifique aux urgences vers laquelle étaient acheminés les enfants qui arrivaient à l’hôpital.

    Intenable

    Faute d’internes ayant choisi la pédiatrie au centre hospitalier de Troyes, cette filière est abandonnée pour au moins six mois, en attendant du renfort. Le flux des jeunes patients va donc rejoindre celui des adultes, même si les bébés et enfants resteront prioritaires.

    Et ce n’est tout simplement pas possible pour les praticiens hospitaliers : «  Cela représente environ 30 patients supplémentaires par tranche de 24 heures, qui viendront s’ajouter aux 200 patients que nous soignons chaque jour. C’est intenable dans ces conditions. »

    L’équipe est démunie. Une affiche placardée sur un mur des urgences voulait alerter l’opinion publique. Elle a été retirée. « La qualité des soins se détériore à vitesse grand V, déplore un urgentiste. Nous avons alerté la direction mais rien ne change. »

    La goutte d’eau qui a fait déborder le vase

    "C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. C’est vraiment le trop-plein. On ne peut pas assumer la prise en charge de ces patients supplémentaires. Ce n’est plus une question de qualité de soin, mais tout simplement de santé publique, de sécurité pour les malades", confie un de ses confrères.

    Déjà débordés suite à un nombre de patients toujours croissant, les urgentistes sont à bout : «  Nous travaillons près de 60 heures par semaine. Mais ce n’est presque pas le problème. Le pire, c’est que nous ne le faisons pas dans de bonnes conditions. La pénibilité, la charge de travail augmentent sans cesse. Avec elles, la peur de faire une connerie grandit. Tout comme la crainte de se retrouver au tribunal parce qu’un gamin est mort dans la salle d’attente des urgences  », témoigne un autre membre du corps médical.

    Les chefs aussi

    Ne voulant pas assumer ces «  dysfonctionnements majeurs  », voire des drames, les quatre jeunes médecins ont donc décidé de rendre leur blouse. Ils devraient poursuivre leurs fonctions jusqu’à début juillet, date de la fin de leur préavis.

    Les conséquences de leur non-remplacement seraient très lourdes. La direction assure qu’elle fait tout pour «boucher les trous».

    Signe de l’importance de la crise, ces médecins démissionnaires sont accompagnés par le Dr Soliveau, chef du pôle des urgences, et deux chefs de service. Si les trois praticiens hospitaliers vont poursuivre leurs gardes, ils ont décidé de rendre leur chefferie. Un élément inédit qui devrait alerter l’Agence régionale de santé.

    Actuellement, près de 25 médecins pratiquent aux urgences de l’hôpital de Troyes. Pour la bonne marche du service, ils devraient, au moins, être 35…

    Les chiffres parlent parfois mieux que les longs discours. En 2007, près de 42 500 patients ont franchi la porte des urgences de l’hôpital de Troyes. En 2017, ils étaient près de 62 500. Soit 20 000 malades supplémentaires en dix ans ! Quel service public pourrait supporter une hausse de 47 % de sa fréquentation sans imploser, avec des effectifs et des moyens constants, voire en baisse ? Aucun…

    La hausse de la fréquentation du service est particulièrement impressionnante ces deux dernières années. Entre 2016 et 2017, le service a connu une augmentation de 9,6 %, soit près de 5500 personnes. Entre 2015 et 2016, la hausse avait déjà été conséquente (7,4 %).

    Pourquoi une telle hausse? Plusieurs facteurs accumulés construisent cette courbe. Tout d’abord, le vieillissement de la population s’accroît chaque année un peu plus. Une génération du Baby-Boom qui nécessite forcément davantage de soins, parfois en urgences. Et cela ne fait que commencer : «  En 2050, un habitant sur trois sera âgé de 60 ans ou plus, contre un sur cinq en 2005. En 2050, 69 habitants seront âgés de 60 ans ou plus pour 100 habitants de 20 à 59 ans, soit deux fois plus qu’en 2005  », estime l’Insee.

    À cela s’ajoutent également la désertification médicale dans les zones rurales, la difficulté de trouver parfois des médecins traitants, la pauvreté de certains patients qui, pour se soigner, poussent la porte des hôpitaux…

    Tout cela accroît le temps d’attente de prise en charge des patients. Des malades qui attendent parfois à côté d’autres patients examinés mais « placés » dans les couloirs en attente de lits… Un « bed manager » aurait cependant été nommé récemment pour mieux organiser l’attribution des places au sein des services de l’hôpital. Cela n’est pas de trop.

    À lire aussi  :

    - Valéry Flipon, médécin urgentiste: «On ne peut pas faire plus sans mettre les patients en danger»

    - Philippe Blua, directeur des hôpitaux Champagne Sud : «Trouver des médecins est un combat permanent»

    ➡️ 20 000 patients de plus en dix ans !

  • Trouver un bon emploi? ayez une orthographe impeccable!

    Cela tombe sous le sens!

    La question de la maîtrise de l’orthographe est demeurée longtemps exclusivement une question relevant du seul système éducatif, le ministère fixant des objectifs à atteindre par cycle et évaluant périodiquement le niveau des élèves.

    Plusieurs études s’accordent sur la baisse régulière et conséquente du niveau des élèves en orthographe depuis le milieu des années 80 : en 2015, les élèves font en moyenne 17,8 erreurs contre 10,6 en 1987 à une même dictée!!!

    Une fois sortis du cursus scolaires, ils vont travailler…. l’intégration dans les entreprises de jeunes diplômés au niveau plus faible en orthographe que leurs aînés devient aujourd’hui également un enjeu de gestion pour les entreprises.

    Pour preuve, ces dernières évaluent aujourd’hui les compétences rédactionnelles comme les plus importantes à maîtriser: une étude américaine portant sur plus de 14 millions d’offres d’emploi a conclu que les compétences rédactionnelles figuraient parmi les compétences les plus recherchées par les employeurs.

    Bien évidemment, les entreprises se déclarent très insatisfaites du niveau réel des jeunes diplômés en matière de compétences de communication écrite. L’orthographe, est un coût très important pour elles.

    Les déficiences rédactionnelles et en particulier orthographiques sont sources de coûts, en termes d’image, de qualité perçue et d’intentions d’achat des clients notamment. À ce propos, la National Commission on Writing (2004) a évalué à plus de 3 milliards de dollars annuels les sommes dépensées par les entreprises pour remédier aux déficiences écrites des salariés américains.

    En France, l’équipe de l’ISEOR (Institut de socio-economie des entreprises et des organisations) a conclu que l’absence de gestion dans les organisations des déficiences en langage écrit (spécifiquement de la prise en charge de l’illettrisme) était source de coûts cachés au premier rang desquels on trouve les surcoûts liés à des défauts de qualité, des surcoûts liés au glissement de fonction de l’encadrement prenant en charge la révision d’un document rédigé par un subordonné, ou encore la non-création de potentiel liée à l’impossibilité de développer de nouvelles activités.

    D’autres études ont démontré les conséquences des fautes sur les sites Internet en termes de détérioration de la qualité perçue par les internautes, voire même en termes de diminution des intentions d’achat.

    S’il est démontré que les déficiences rédactionnelles et en particulier orthographiques représentent un problème de gestion, aucune étude scientifique n’avait mesuré en France les perceptions et le comportement des recruteurs à l’égard des candidats à l’embauche déficients en orthographe.

    C’est pourtant au cours de la phase d’étude des dossiers de candidature que les employeurs sont en mesure de procéder à une première évaluation du niveau de maîtrise de l’orthographe. Si plusieurs enquêtes menées par l’APEC ou des cabinets de recrutement ont indiqué que les employeurs déclaraient pénaliser les fautes, ces dernières présentent des limites méthodologiques, rendant indispensable la réalisation d’une étude apportant des garanties en termes de validité.

    Une étude expérimentale en sciences de gestion a été menée récemment afin de comprendre les effets des fautes d’orthographe au sens large (fautes lexicales, grammaticales et fautes typographiques, appelées fautes de frappe ou encore fautes de clavier) sur les perceptions des recruteurs mais également sur leur comportement de présélection.

    536 recruteurs ont été mis en situation de présélection de candidats: plusieurs candidatures à un poste de nature commerciale, se différenciant sur le niveau d’expérience des candidats, le nombre et le type de fautes contenues, leur ont été proposées. Il leur a été demandé de noter chacune d’entre elles puis de prendre une décision de présélection (rejet ou entretien).

    En outre, la méthode des protocoles verbaux a été mobilisée pour analyser le discours des recruteurs pendant leur tâche d’étude des dossiers. Cette technique a exigé des répondants qu’ils expriment à voix haute leurs pensées, simultanément à l’exécution d’une tâche expérimentale. Ces verbalisations ont ensuite été retranscrites pour une analyse de contenu. Cette méthode est particulièrement adaptée à la compréhension du processus de prise de décision des recruteurs. Les conclusions de cette étude sont sans appel: Les fautes d’orthographe comptent…

    L’analyse des restitutions verbales indique que les fautes génèrent de fortes attributions de la part des recruteurs en termes d’intelligence du candidat, de compétences professionnelles mais également en termes de savoir-être. Ainsi, les recruteurs infèrent aux rédacteurs de CV contenant des fautes un manque d’intelligence (uniquement d’ailleurs lorsqu’ils lisent des CV contenant des fautes d’orthographe) et également un manque de professionnalisme.

    Mais ce sont surtout les attributions en matière de savoir-être (manque de politesse et de correction) qui dominent dans le discours des recruteurs amenés à étudier ces dossiers de candidature. Le manque de rigueur, le laxisme, la légèreté et la négligence sont des perceptions largement partagées par une proportion importante d’entre eux.

    Émerge également de cette analyse de discours des recruteurs, la dimension culturelle de la compétence orthographique: pour les recruteurs, savoir écrire sans fautes ne relève pas forcément de l’école, mais plutôt du contexte socio-économique inféré au candidat (notamment la famille, le milieu social).

    L’analyse statistique des décisions des recruteurs permet également de dresser plusieurs constats: la présence de fautes (quelle que soit leur nature) a un impact sur le taux de rejet, et ce à expérience égale. Les chances qu’un dossier comportant des fautes d’orthographe et une expérience professionnelle importante soit rejeté sont 3,1 supérieures aux chances de rejet d’un dossier sans fautes, avec la même expérience professionnelle. Une candidature expérimentée avec des fautes d’orthographe présente un taux de rejet comparable à celui d’une candidature peu expérimentée mais exempte de fautes, annihilant ainsi les atouts d’une candidature expérimentée.

    Cependant, les résultats de l’étude mettent également en évidence un jugement différencié des recruteurs selon le type de fautes: les fautes de frappe (oubli ou inversion de lettre) sont jugées moins sévèrement que les fautes d’orthographe en termes de rejet. C’est plutôt leur accumulation qui entraîne le rejet.

    En revanche, concernant les fautes d’orthographe (lexicales et grammaticales), le nombre de fautes (5 ou 10) n’affecte pas le comportement de rejet des recruteurs. Cela signifie que ce n’est pas tant le nombre de fautes que la présence et le type de fautes qui expliquent le rejet du dossier: il n’existe pas de " seuil de tolérance " pour les fautes d’orthographe lexicale et grammaticale lorsqu’elles sont repérées.

    L’analyse statistique et de discours révèlent -donc- en creux la gravité de la faute d’orthographe grammaticale. Elles sont considérées comme "une faute contre la pensée", corroborant l’analyse du discours des recruteurs associant davantage la faute de frappe à un manque de relecture mais jamais à un manque d’intelligence.

    Un sondage réalisé en février 2015 confirme d’ailleurs que ce sont les fautes de grammaire qui choquent le plus les Français (ils seraient par exemple 47 % à l’être face à un mauvais choix d’auxiliaire avec le participe passé). Pour expliquer la plus grande sévérité des recruteurs face aux fautes d’orthographe lexicales et grammaticales, on peut avancer l’explication selon laquelle les fautes de frappe, les coquilles ou fautes de frappe seraient considérées comme de "petites fautes", tandis que la faute suprême, grave, impardonnable est la faute de grammaire.

    En d’autres termes, les toutes premières fautes de conjugaison, d’accord ou de lexique peuvent entraîner le rejet… tandis qu’en matière de fautes de frappe c’est davantage leur accumulation qui générerait l’élimination d’un candidat.

    Au-delà de l’aspect trivial de ces résultats, cette étude apporte une preuve que les fautes constituent bien une "barrière à l’entrée" pour les candidats à l’embauche, plus encore en ce qui concerne les fautes d’orthographe que pour les fautes typographiques. La faute d’orthographe -on le voit- est donc bien porteuse de sens pour un recruteur: elle constitue le terreau d’attributions fortes, principalement en termes de savoir-être. La faute ne relève pas d’une simple compétence technique, savoir de base, mais d’une aptitude à se conformer à une norme.

    Ainsi, les candidats rédigeant leur CV avec des fautes violeraient une norme sociale implicite de l’orthographe: un salarié qui commettrait des fautes ne saurait donc pas se situer face à son destinataire, serait incapable d’adapter la qualité linguistique à l’interaction. La faute traduirait donc au final un comportement préjudiciable à l’organisation plus qu’une insuffisante maîtrise de compétence linguistique ou technique.

    En conclusion, on peut se demander si l’intégration progressive de diplômés aux compétences orthographiques diminuées sonne le glas de l’époque des écrits professionnels impeccables sur le plan orthographique. Dans un contexte de forte médiatisation de ce problème et d’intensification de l’usage de l’écrit professionnel, la résistance s’est-elle mise en route, comme en témoigne la multiplication des initiatives dans les entreprises, au sein des organismes de formation ainsi que le développement de certifications aux compétences purement orthographiques ou rédactionnelles (Certificat Voltaire, Certificat aux Compétences Rédactionnelles)?

    Finalement, la compétence orthographique, autrefois assimilée à un prérequis scolaire parmi tant d’autres, finira-t-elle par devenir une compétence hautement distinctive dans les prochaines années, tant elle deviendra rare parmi les candidats?