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Hommes - Page 101

  • Les cons de la gauchiasse volent toujours en escadrille!

    "Madame le président": l'appel de Julien Aubert aux citoyens français

    Par Julien Aubert

    FIGAROVOX/EXCLUSIF - Sanctionné par Sandrine Mazetier après l'avoir appelée "Madame le président", le député Julien Aubert revient sur la polémique. Il en profite pour s'interroger plus largement sur les maux de la démocratie moderne.

    Julien Aubert est un homme politique français. Il est élu député pour la première fois lors des législatives de 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse.

    "Citoyen,

    Je t'écris parce que je suis inquiet, comme toi, pour mon pays et la démocratie.

    Tu me reconnais peut-être parce que je suis un député sanctionné pour une voyelle jugée indésirable au nom de la féminisation des titres.

    Nous ne sommes pas en 2014 mais en 1984 : Orwell s'était trompé de 30 ans.

    Je ne suis guère fier de ce que ma notoriété procède d'une polémique futile. Mais d'un mal peut surgir un bien. En effet, l'affaire qui m'a fait connaitre du grand public est un exemple assez caractéristique des maux dont souffre notre démocratie aujourd'hui. Nous ne sommes pas en 2014 mais en 1984: Orwell s'était trompé de 30 ans.

    Lorsqu'a éclaté l'affaire "de la présidente", plusieurs médias se sont empressés de jouer le morceau habituel: "Mais vous n'avez rien d'autre à faire que vous battre sur la grammaire?" Quoi de plus facile que de flatter la foule en lui donnant un objet de lynchage?

    Toi, Citoyen qui a peut-être été assommé sous le bombardement médiatique sur cette polémique, tu t'es peut-être aussi posé la question? Moi aussi, car autrefois, j'étais à ta place, dans mon canapé, face au flot incessant de scandales et d'épiphénomènes.

    Lorsque je me suis lancé dans la vie politique, il y a trois ans, c'était parce que je n'étais pas d'accord avec le fonctionnement de la vie politico-médiatique: absence de débat de fond, clivage factice partisan, polémiques du jour amplifiées par les chaînes de télévision en continu…

    Je voulais changer les choses, et travailler différemment.

    Depuis le début de l'année 2014, j'ai eu la responsabilité de définir la position de l'UMP sur la transition énergétique, présentée par l'actuel hôte de l'Elysée comme l'un des sujets majeurs de son quinquennat. Ce travail, je l'ai réalisé sérieusement avec plusieurs de mes collègues. Chaque semaine du premier semestre de l'année 2014, nous avons réuni des experts et acteurs du secteur de l'énergie afin de débattre sur quelle stratégie énergétique faut-il à notre pays. 45 heures de débat et de travail, des dizaines de rendez-vous et d'auditions, pour arriver à 11 propositions consensuelles, adoptées par mes collègues de l'UMP, et qui auraient certainement pu être une plus-value pour l'avenir de notre pays.

    En as-tu entendu parler? Non. Pourquoi? Parce que la conférence de presse que nous avons donnée pour présenter notre position a généreusement attiré 4 journalistes, dont 3 de la presse spécialisée…

    Et puis les débats sur le texte ont débuté. 37 heures d'audition jour et nuit qui ont débouché sur 30 heures de travail en commission spéciale. Aucun journal, ou presque n'a voulu en parler. Une tribune que j'avais rédigée pour expliquer le coût faramineux de ce texte de loi inapplicable (290 milliards d'euros selon nous), n'a même pas trouvé preneur. Il faut dire que parler des frondeurs ou du duel Juppé/Sarkozy en 2017 était une question bien plus urgente que les finances et l'avenir énergétique de la France.

    Des torquemada s'empressèrent de sortir en rangs serrés de leurs salons dorés pour crier que j'étais coupable. " Machisme, conservatisme, provocation". Au nom des libertés, lynchons-le !

    Le résultat de ces centaines d'heures de travail a été un mépris total de la majorité pour nos idées. Rien n'a été retenu, le texte a été examiné à la va-vite. Ce n'était pourtant pas faute de proposer des solutions alternatives: j'avais préparé quelques 200 amendements au projet de loi.

    Heureusement il s'est trouvé un grand journal du Soir pour répéter les éléments de langage du gouvernement en disant que l'opposition avait soit disant "tué" le débat par une obstruction idiote. Aucun espace ne m'a été proposé pour répondre. Les autres journaux m'ont expliqué que ça n'était pas vendeur ou que la place manquait.

    Et puis il y a eu cette phrase, anodine, prononcée en Français, qui a provoqué un tintamarre médiatique incroyable. Enfin un article disputé sur les médias!

    Malheureusement, Citoyen, il ne s'agissait pas d'un article de la loi, mais d'un article féminin ou masculin devant le mot président(e). La presse écrite, y compris étrangère, en fit ses gros titres. Japon, Royaume-Uni, Belgique. On ne savait pas au juste dans quel contexte ladite phrase avait été prononcée, mais qu'importe le flacon. Des torquemada s'empressèrent de sortir en rangs serrés de leurs salons dorés pour crier que j'étais coupable. "Machisme, conservatisme, provocation". Au nom des libertés, lynchons-le! Coupable, forcément coupable pour les bien-pensants! Personne ne prit le temps de s'interroger sur l'objectivité de la sanction.

    Les médias radiophoniques ou télévisés se firent alors un plaisir de m'inviter en me gourmandant: "n'avais-je pas mieux à faire?" Je leur répondis que oui, j'avais mieux à faire et que jusqu'ici la stratégie énergétique de la France d'ici à 2050 n'intéressait pas grand monde. Je tentais une accroche - un coût, un risque sur l'emploi dans le nucléaire - mais rien n'y fit. Il était bien plus intéressant de s'interroger sur le fait de savoir si je n'avais pas fait exprès de provoquer Sandrine Mazetier pour me faire de la pub (vilain garçon!).

    Alors, je m'y suis plié, pour défendre mon honneur.

    Lorsque mes collègues, inquiets qu'on puisse sanctionner le bon usage du Français, sans base juridique sans grief, sans recours et par pure idéologie, ont voulu être solidaires de ma situation, (...) un site poétiquement appelé "Macholand" a tout simplement envahi et bloqué leurs boites mail. Intelligence de la méthode, respect des idées, tout y est. ça, c'est malin! on se renseigne avant de dire ou faire des conneries (N.D.L.Rédactrice)

    Car, ce qui est inquiétant, Citoyen, c'est que même dans ce maëlstrom médiatique, la propagande du parti au pouvoir a joué à plein. Les trissotins ont bêlé la leçon qu'on leur avait bien apprise: j'avais "violé le règlement de l'Assemblée". Aucun journaliste (sauf un ou deux) n'est allé vérifier si c'était vrai. Mais le voisin l'ayant affirmé avec gravité, il ne pouvait en être autrement. Et c'est évidemment faux: l'article 71 du règlement de l'Assemblée nationale qui sert de base à la sanction est lui-même ainsi rédigé "Le Président rappelle à l'ordre...".

    Lorsque mes collègues, inquiets qu'on puisse sanctionner le bon usage du Français, sans base juridique, sans grief, sans recours et par pure idéologie, ont voulu être solidaires de ma situation, on les a dépeints comme ridicules. On a même osé écrire que leur solidarité était "indécente", comme si réparer une injustice pouvait être indécente. Et pour les punir, un site poétiquement appelé "Macholand" a tout simplement envahi et bloqué leurs boites mail. Intelligence de la méthode, respect des idées, tout y est.

    Cerise sur le gâteau: lorsque l'Académie française, sortant de sa réserve, a finalement rappelé pourquoi on pouvait féminiser les métiers, mais pas les titres, car la fonction survit à son porteur temporel, certains médias de gauche ont réussi à affirmer sans rire qu'elle donnait raison... à Sandrine Mazetier. Arriver à prétendre l'inverse de ce qui est réel, c'est la plongée dans un monde néo-orwellien.

    Citoyen, comment appeler une démocratie où le peuple est volontairement intoxiqué avec de la fausse information pour lui faire avaler des choses énormes au plan des droits, tandis qu'on décrédibilise ceux qui pensent différemment?

    Citoyen, comment caractériser un régime où certains en arrivent à considérer normal qu'un représentant du peuple soit sanctionné comme un délinquant, sans base juridique, sans grief, juste par idéologie?

    Citoyen, comment identifier un régime qui pense qu'il faut éduquer les gens par la langue, en purgeant les mots et en intimidant ceux qui ne cèdent pas?

    Citoyen, tu te tournes vers moi tous les jours, et tu m'interroges: "N'avez-vous rien d'autre à faire?" Je te pose à mon tour la question: ne serait-il pas temps, Citoyen, que tu fasses, toi aussi, quelque chose pour mettre fin au lent déclin de la démocratie représentative?

    Citoyen, combien de temps penses-tu que nous tiendrons sans ton soutien? Il est peut-être temps de leur dire "le mot de Cambronne".

    L'auteur: Julien Aubert

     

    Mon cher député: ne savait-tu pas que les cons volent en escadrille? désormais, la preuve est faite et même bien faite!

    et donc, je leur dis: triple MERDE!

  • Pas de pays sans paysans!

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  • L'année de mes 18 ans, on disait: interdit d'interdire!

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    Interdiction, interdiction, interdiction, parce que la France est un pays de liberté, que trop de liberté tue la liberté, et qu’il faut absolument réguler tout ce qui ne l’est pas encore, et que toutes ces interdictions étaient réclamées bruyamment par le peuple (dont les autres problèmes – chômage, niveau de vie en baisse, éducation parcellaire, etc… – sont parfaitement traités par ailleurs).

    Accessoirement, on pourra tout de même assortir tout ça d’une bonne taxation, taxation, taxation, et l’affaire est dans le sac. En papier, bien sûr.

    Par H16.

     

     

     

  • Pas de pays sans paysans!

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  • FRANCE: liberté, égalité, fraternité? mais, pour qui?......

     

    Depuis 32 jours, Bruno Richard a entamé une grève de la faim devant le ministère de la Santé pour obtenir une meilleure prise en charge de son fils lourdement handicapé. Les experts estiment pourtant que ses exigences ne sont pas médicalement justifiées.

    "Je suis un père. Et un père doit tout faire pour sauver son fils, quitte à mettre sa vie en danger." Cela fait 32 jours que Bruno Richard ne s'est pas alimenté. Posté devant le ministère de la Santé, ce père est en grève de la faim pour que son fils Robin, lourdement handicapé après avoir été frappé par la foudre, bénéficie de "soins adaptés". Aujourd'hui, il est très affaibli. "Je suis fréquemment pris de vertiges et je souffre de palpitations." Seuls les cinq cafés très sucrés qu'il boit chaque jour l'aide à tenir. Mais pour Bruno Richard, c'est presque devenu une habitude. Car il en est déjà à sa septième grève de la faim.

    "Les médecins nous ont dit qu'il valait mieux le débrancher"

    Tout a commencé en 2007. Son fils Robin, alors âgé de 13 ans, était en sortie scolaire dans les Bouches-du-Rhône lorsqu'il a été frappé par la foudre. Pendant 8 mois, il reste plongé dans le coma. "Les médecins nous ont dit que son cerveau était grillé et qu'il valait mieux le débrancher." Contre toute attente, Robin se réveille mais souffre de paralysie sévère. L'adolescent est alors soumis à des examens à l'hôpital de Marseille. Les experts sont catégoriques. Son état ne pourra pas s'améliorer. Refusant ce diagnostic, le père entame alors sa première grève de la faim. Touché par leur histoire, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, fait transférer Robin dans une structure spécialisée à Paris.

    "Il parle, se met debout"

    Aujourd'hui soigné à l'hôpital d'instruction des Armées de Percy à Clamart, Robin bénéficie d'une séance d'une heure de kinésithérapie par jour. Un programme de rééducation encore insuffisant pour ses parents. "Son état nécessiterait qu'il fasse de la balnéothérapie. On le fait pour les chevaux et mon fils n'y a pas le droit. C'est choquant." Malgré tout, Robin fait des progrès. "Il parle, se met debout." Pour tenter de faire évoluer la situation, les parents multiplient les actions et alternent grève de la faim et rassemblements.

    L'an dernier, l'Agence Régional de Santé (ARS) accepte de pratiquer une nouvelle expertise pour temporiser. Les spécialistes mandatés ont conclu que "l'évolution clinique est en faveur d'un état végétatif". "Vous trouvez qu'il a l'air d'être dans un état végétatif ?", interroge Bruno Richard montrant les vidéos des progrès de son fils. Selon lui, les expertises ont été expédiées. "C'est faux", répond à MYTF1News Nicolas Préju, porte-parole de l'ARS Île-de-France. "Les soins demandés par les parents ne sont tout simplement pas compatibles avec l'expertise. On ne peut pas répondre à des exigences qui ne sont pas justifiées médicalement. Surtout si elles sont contre-indiquées, elles peuvent être dangereuses."

    Des soutiens du monde entier

    Le combat des Richard dure maintenant depuis 7 ans. "Tout ce temps perdu alors que ça aurait pu être si simple". Durant tout ce temps, la famille a été très soutenue. Leur histoire a même traversé les frontières. "Je reçois des vidéos et des photos de soutien du Pérou, du Caire, du Québec." Une pétition qui tourne actuellement sur le web a déjà récolté près de 55.000 signatures.

    Mais pour Nicolas Péju, il est impératif que Bruno Richard cesse sa grève de la faim. "Son état de santé compromet sa capacité à s'occuper de Robin."  Le père de l'adolescent annonce qu'il tiendra. "On continuera jusqu'à ce que notre fils puisse rentrer à la maison avec nous."

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de l'association Robin Richard.

  • Va le voir si tu est envoûté!

    Exorcisme ou psy ?

    En tant qu’ancien juriste je suis un mec carré. Suffisamment allumé pour parler de possession avec un patient mais suffisamment logique pour rester les pieds sur terre.

    Par Philippe P.

    Bon, on l’a tous vu ce film L’exorciste. Même que moi je l’ai visionné alors que je n’avais pas encore l’âge de le voir. Je sais je suis un outlaw. (…)

    Mais revenons à L’exorciste, le film. Je l’ai vu et bien sûr malgré tout ce qu’on en a dit, c’était une arnaque romancée même si c’était bien fait. Je veux bien croire au diable mais je pense que ses actions sont plus fines que celles consistant à faire vomir en vert une gamine ou à lui faire tourner la tête à 360 degrés. Comme signes eschatologiques, il y a mieux non? Pour moi le diable serait plutôt un gros malin, un rigolo qui ferait des tours en s’emparant des gens pour en faire des guignols de foire.

    Disons que si je vois des manifestations étranges, je pense plus à la neurologie qu’au diable. Et pourtant, j’ai déjà échangé avec un vieux psychiatre qui m’a assuré avoir été confronté au mal et avoir envoyé des gens chez un prêtre exorciste. Je ne remets pas sa parole en doute et je serais capable de faire la même chose. Mais disons que ce serait une décision prise après que mon patient ait passé un bon IRM.

    C’est ainsi que je recevais récemment un jeune type se disant possédé. Je le connais un peu et on s’entend bien. Moi, son truc je n’y crois pas. Je pense que les manifestations qu’il endure sont juste les conséquences biologiques d’un stress intense dû à une culpabilité profonde. Et je sais de quoi il se sent coupable. Mais bon, il est perché et pour lui, y’a pas c’est le diab’ qu’a pris l’contrôle !

    Comme Chaton a tout un tas de connaissances parmi les curetons et qu’il saurait m’en trouver un sympa, je lui ai demandé le nom d’un mec assez ouvert d’esprit pour recevoir mon patient. Ce dernier y est allé pour se confesser. Alors comme je le lui ai dit, si tu as réussi à entrer dans une Église, à te confesser à un prêtre sans te mettre à parler araméen ou à être éjecté contre les murs, c’est que tu n’es pas possédé.

    Moi je m’en fous de la grille de lecture. On peut me parler astrologie, tarologie ou même démonologie, pourquoi pas, je m’adapte. Mais bon, partout y’a des règles et faut pas déconner avec sinon c’est la foire d’empoigne. En tant qu’ancien juriste je suis un mec carré. Suffisamment allumé pour parler de possession avec un patient mais suffisamment logique pour rester les pieds sur terre. Et là, c’est vrai que mon patient était bien emmerdé!

    Ce d’autant plus que j’avais rapporté de l’eau bénite, venue en direct de Lourdes et qu’on m’avait donné voici quelques années. Le flacon était tout neuf c’est vous dire si c’était propre à nettoyer pour une âme noircie. Et j’en ai versé quelques gouttes sur son poignet et croyez moi ou pas, ça n’a pas fait de trou et ça n’a pas fumé ! Preuve que le pépère il déraille mais qu’il n’est pas possédé. Et comme il n’est pas perché à ce point, il a admis ce que je lui disais.

    Comme toute explication psychologisante le ferait chier, je lui ai dit qu’à défaut d’être possédé, il pourrait être obsédé. C’est le cran au-dessous, le truc des petits joueurs car l’Église distingue parmi les phénomènes sataniques, la tentation, comme moi et la clope, l’obsession et la possession.

    Un site spécialisé dans ce domaine explique que l’obsession représente une forme plus grande de tentation. Deux types de personnes en sont victimes : elle peut atteindre les hommes de Dieu, dont la sainteté particulière a su résister aux attaques de la tentation. Elle peut atteindre aussi les imprudents qui ont flirté avec le spiritisme ou avec la sorcellerie. L’obsession est parfois externe, lorsqu’elle agit sur les sens extérieurs par des apparitions, des voix, des coups frappés ou encore des objets déplacés.

    Par ces moyens, le démon tente d’effrayer ses victimes pour les détourner de la pratique de la Charité ou, au contraire, il essaie de les séduire, pour les attirer au mal. On raconte que Saint-Antoine du désert fut obsédé par le démon, qui lui apparaissait sous la forme de courtisanes. Il sut résister là où tout homme serait tombé.

    L’obsession est le plus souvent interne. On peut même dire qu’il n’existe pratiquement pas d’obsession externe qui ne soit accompagnée de ce genre de tentations puissantes. Dans ce cas, le démon agit sur les sens intérieurs, l’imagination et la mémoire, et sur les passions, pour les exciter.

    Comme malgré soi, on est envahi par des images importunes, obsédantes, qui persistent malgré des efforts énergiques. On se sent en proie aux bouillonnements de la colère, aux angoisses du désespoir, à des mouvements instinctifs d’antipathie ou au contraire, à des tendresses dangereuses, et que rien ne semble justifier. Sans doute, il est difficile d’être sûr de la présence d’une véritable obsession, mais quand les tentations sont à la fois soudaines, violentes, persistantes, et difficiles à expliquer par une cause naturelle, on peut y voir une action spéciale du démon. En cas de doute, il est bon de consulter un psychologue chrétien, qui puisse examiner si ces phénomènes ne sont pas dus à un état morbide relevant de la médecine.

    Effectivement comme ils le disent, il est difficile de savoir s’il s’agit d’une obsession véritable ou d’un vrai problème psychologique. Et comme je suis un petit gars sérieux et bien que je sois ouvert d’esprit, moi je penche pour ma chapelle et imagine que c’est psy et que c’est dû à une sacré culpabilité qui le ronge. Mais comme il y a du vrai dans l’autre explication, je lui ai dit que pour lutter contre une obsession, il fallait ne pas s’isoler et faire preuve de force d’âme. Et cela cadre de toute manière avec ce que je lui aurais recommandé, à savoir faire face à ce qui le taraude.

    J’aurais pu imaginer qu’il fut schizophrène mais il ne l’est pas. À part cette curieuse idée, il est normal, il sait qui il est et on s’entend très bien. Il n’est pas bizarre au sens où j’aurais pu voir de la discordance. D’ailleurs, il avait fait un petit séjour en HP durant une quinzaine et on n’a rien trouvé. Il faut dire que mon confrère, plutôt que m’appeler, a préféré chercher tout seul et s’est trouvé face à un mur. Un scorpion quand ça veut pas parler, ça veut pas !

    Cet âne de psychiatre l’a juste remis dehors avec un neuroleptique atypique qu’il a cessé de prendre un mois après. De toute manière, neuroleptiques ou pas, il avait les mêmes bizarres idées. Alors il est revenu me voir et j’ai repris le dossier. Moi, si cela ne m’ennuie pas de parler d’anges et de démons, je reste prosaïque et  ne suis pas du genre à chercher des explications surnaturelles à un phénomène naturel. Je veux bien croire à tout pourvu que toutes les pistes aient été explorées.

    Alors j’ai songé à la paraphrénie, un diagnostic sur lequel personne n’est vraiment d’accord. En bref, la paraphrénie, c’est quand un mec déraille sur un sujet précis alors que le reste de sa personnalité est intacte. On en voit souvent sur les forums, vous savez, de ces doux dingues qui viennent avec une drôle d’idée en tête et ne détellent pas de leur truc. Il y a bien une forme de délire mais sans que les fonctions cognitives ne soient atteintes. Parfois on parle de troubles schizo-affectifs, ce qui ne veut rien dire, mais crée une boite pratique pour coller tous les cas bizarres auxquels on n’entend rien.

    Comme lui et moi, on s’entend bien et qu’il me fait confiance, je vais l’adresser à un neurologue. Parce qu’à mon avis, être dans cet état n’est pas un truc normal. Oui je veux bien croire en Dieu et au diable mais  aussi aux tumeurs, aux AVC qu’on n’a pas détectés, aux traumas crâniens passés inaperçus et à tout un tas de trucs que je ne connais pas mais qu’un neurologue saura diagnostiquer avec de grosses machines d’imagerie médicale. Je ne comprends pas comment le psychiatre qui l’a reçu n’a pas ordonné cette exploration!

    J’aurais bien aimé avoir à faire à un nouveau Saint-Antoine harcelé par le démon mais on va d’abord procéder rationnellement! Un IRM ou un scanner et on verra si ce truc est pour moi ou pour un neurologue!

    https://www.contrepoints.org/2014/10/11/184242-exorcisme-ou-psy

    Que l'auteur de l'article veuillent bien m'excuser mes j'ai changé les trop gros mots* et supprimé une première partie indiqué par ceci (…), qui n'avait rien à voir avec le texte qui m'intéresse…. d'ailleurs, la partie ôtée était par trop grossière. J'ai conservé uniquement le mieux à lire.

    *Je ne suis pas pourtant bégueule (mes notes le prouve) mais, ouf!!!!

     

  • La nouvelle maladie qui fait des ravages sur toute la planète

    Souffrez-vous d’apnée de l’email ?

    8 personnes sur 10 bloquent leur respiration en écrivant un email. Si vous êtes dans ce cas, voici des solutions.

    80 % des personnes cesseraient de respirer, ou respireraient de manière intermittente quand elles écrivent un email ou travaillent (ou jouent) sur un ordinateur ou un téléphone portable. Cet apnée de l'e-mail ou " apnée de l’écran "  a été décrit pour la première fois par l'Américaine Linda Stone, une ex-salariée d’Apple.

    Le fait de retenir sa respiration peut activer le système nerveux sympathique, ce qui élève le niveau de stress. Il semble que les personnes en surpoids souffrent plus d’apnée de l’email, à moins que cet apnée en apparence anodin augmente l’appétit, la consommation d’énergie et le surpoids…

    Après avoir remarqué qu’elle retenait sa respiration en écrivant, Linda Stone a mesuré la variabilité de la fréquence cardiaque (HRV pour heart rate variability) chez elle et chez d’autres personnes lorsqu’elles écrivaient des emails ou du texte.

    La HRV est une mesure de la variation de temps écoulé entre les battements du cœur. Si votre cœur bat à 60 pulsations par minute cela ne signifie pas que l’intervalle entre deux pulsations est toujours d’une seconde. Cet intervalle peut varier d’une demi-seconde à deux secondes. Plus cet intervalle varie, moins vous êtes en état de stress. Schématiquement, l’activation du système nerveux sympathique (mobilisé en cas de stress) augmente le pouls et diminue la HRV, alors que l’activation du système nerveux parasympathique ralentit le pouls et augmente la HRV.

    Le fait de passer en apnée lorsqu’on travaille est assimilé à une situation de stress. Explications du Dr David O’Hare, auteur de Cohérence cardiaque 365 :

    " L'attention soutenue associée au stress ou à la surcharge émotionnelle fait intervenir la respiration pour la renforcer.

     L'inspiration stimule le système nerveux sympathique, celui responsable de l'accélération du cœur, au moyen de l'adrénaline, ceci pour accroître l'apport en oxygène et en sucre aux muscles et au cerveau.

     Le blocage de la respiration en fin d'inspiration augmente encore ce processus. L'exemple type est la surprise brutale : inspiration et blocage permettent de préparer le surpris à s'enfuir ou à se battre si la menace est avérée.

     L'expiration stimule le système nerveux parasympathique, responsable de la relaxation, de la détente musculaire, de la récupération et de la gestion calme des informations. Dans ce cas, l'exemple type est le soupir de soulagement qui force le retour au calme.

     Cette alternance de stimulation des deux systèmes s'appelle l'arythmie sinusale respiratoire elle est connue depuis très longtemps.

     Ce qui est nouveau, c'est la fréquence des stresseurs, leur enchaînement rapide dans le temps, l'impossibilité de retour serein à la normale au temps physiologique de plusieurs heures.

     Le courrier postal que les anglophones appellent snail mail (courrier escargot) était plus lent, les réponses l'étaient autant, le corps humain pouvait s'adapter, assimiler l'information et se restabiliser.

     Le courriel avec son volume croissant, l'intrusivité permanente, la mobilisation de l'attention qui la détourne dès que le signal d'arrivée retentit pour éveiller la curiosité créant un sentiment d'urgence, mettent le corps dans un état de tension accrue, une stimulation permanente du système nerveux autonome qui s'auto-entretient en bloquant la respiration sentant la menace l'envahir.

     L'état de tension extrême du système nerveux autonome s'appelle le stress.

     La respiration peut, à la fois, l'entretenir ou le soulager. "

    Si vous retenez votre respiration quand vous écrivez, habituez-vous à quitter régulièrement votre écran des yeux pour fixer d’autres points dans la pièce. Cela s’accompagne normalement d’une expiration avec reprise de la respiration normale. Vous pouvez aussi adopter la cohérence cardiaque, qui est une respiration rythmée.  " La pratique de séances de respirations volontaires, lentes et amples a un effet de stabilisation de la réponse corporelle aux stresseurs ", dit le Dr David O’Hare. " La cohérence cardiaque représente l'exercice le plus simple et le plus accessible. Entraînez vous à respirer 6 fois en une minute (5 secondes d'inspiration, 5 secondes d'expiration) avant ou après la lecture d'un courriel. Effet bénéfique garanti. "