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Web - Page 17

  • Fantasme bientôt réalisé?

    Des chercheurs écossais de l’Université de Saint Andrews, ont récemment annoncé la création d’un matériau flexible qui est capable d’agir sur la lumière visible par l’œil humain.

    Pour qu’un objet puisse être invisible, il ne doit pas « absorber » la lumière. Cette dernière doit en effet « couler » et se diffuser autour de l’objet. Pourtant, la lumière a une trajectoire droite. Pour que les ondes lumineuses soient repoussées, il faut utiliser ces fameux matériaux qui restent à concevoir. Ils sont nommés « métamatériaux ».

    Ces derniers existent déjà mais ne marchent qu’à des longueurs d’ondes plus grandes que la lumière visible. Pour le spectre aperçu par l’œil, le défi est beaucoup plus compliqué. En effet, comme sa longueur d’onde est plus courte, il ne peut devenir invisible qu’avec des métamatériaux à structure plus petite.

    Les physiciens qui travaillent sur le projet ont développé leur nouveau matériau avec un polymère banal et un support de silicium. Ils ont obtenu un « Metaflex » suffisamment souple pour être mis sur une lentille de contact ordinaire. Cette membrane peut interagir avec une lumière d’une longueur d’ondes de 620 nanomètres. Il faut savoir que la lumière visible par l’œil humain a une longueur d’ondes comprise entre 400 et 700 nanomètres.

    620 nanomètres correspond à une perception des couleurs orange et rouge. Cela signifie qu’un objet ayant ces teintes peut totalement échapper au regard.

    Les chercheurs estiment que s’ils arrivent à créer de nouveaux métamatériaux capables d’agir sur la lumière pour d’autres couleurs, ils pourraient parvenir à inventer la « cape d’invisibilité » d’Harry Potter en superposant les différentes membranes.

     

     

  • Le trop et le peu gâtent le jeu

    L'addiction au Coca-Cola peut-elle être mortelle?

    Une Australienne, accro au Coca-Cola, est décédée d'une crise cardiaque en février 2010. Selon le rapport médical, sa consommation excessive du soda pourrait avoir provoqué sa mort. 

    Huit à dix litres de Coca-Cola. C'est ce que buvait quotidiennement Natasha Harris, une jeune Australienne installée avec son compagnon en Nouvelle-Zélande. "Elle était accro au Coca-Cola (...) La première chose qu'elle faisait en se levant, c'était de boire un verre de Coca dans son lit et la dernière chose qu'elle faisait avant de se coucher, c'était d'en boire un", raconte son compagnon dans The Guardian.  

    Un régime dramatique qui a, selon le Dr Dan Mornin, déclenché la crise cardiaque qui l'a frappée à seulement 30 ans. Ce médecin attribue son décès à sa surconsommation de Coca-Cola. Cette addiction aurait, selon lui, provoqué une hypokaliémie, c'est-à-dire un taux trop bas de potassium dans le sang, pouvant provoquer des problèmes cardiaques.  

    L'ingestion de fortes doses de caféine, une molécule présente dans le soda, pourrait aussi être responsable de sa mort. D'autant que d'après son compagnon, sa mauvaise hygiène de vie ne s'arrêtait pas là: cette mère de huit enfants mangeait très peu et fumait plus de trente cigarettes par jour.  

    Le Coca-Cola: un vrai additif?

    Le Coca-Cola peut-il donc être un considéré comme une substance addictive et dangereuse à l'instar de l'alcool ou la drogue? "Une addiction biologique à un soda n'est pas scientifiquement prouvée", explique le Dr. Sarah Coscas, psychiatre addictologue à l'hôpital Paul Brousse de Villejuif.  

    "Mais dans le cas de cette femme, une addiction au sucre est possible vues les quantités absorbées par cette personne. Une habitude à vivre sous caféine à haute dose est aussi envisageable, mais ce n'est pas à proprement parlé une addiction."  

    Selon elle, ce n'est donc pas tant la boisson elle-même qui est en cause, mais tout un ensemble de troubles alimentaires qui ont conduit la jeune femme à souffrir de nombreuses carences.  

    Coca-Cola se défend

    Selon le Dr Martin Sage, cité dans The Guardian, ce cas tend pourtant à prouver "qu'une consommation excessive, sur le long ou le court terme, de soda type Coca-Cola peut causer des symptômes dramatiques. Et que les risques sont importants pour qu'ils deviennent fatals". 

    De son côté, Coca-Cola défend évidemment son produit. Karen Thompson, la représentante de la marque en Océanie, a déclaré "nous sommes d'accord avec les informations découlant du rapport sur ce décès. L'ingestion excessive de tous produits alimentaires, y compris l'eau, sur une courte période, additionnée à une mauvaise hygiène de vie et une santé négligée, peut-être considérablement dommageable. Mais une consommation raisonnable de Coca-Cola n'est en aucun cas dangereuse pour la santé". A consommer avec modération. 

  • L’exposé le plus sexy de toute l’histoire des sciences


     La préparation de ma chronique "Improbablologie", qui est publiée chaque vendredi dans le supplément "Science & Techno" du Monde, me fait explorer les marges étonnantes et parfois saugrenues de la recherche. C'est au cours d'une de ces promenades dans l'univers hétéroclite de la science improbable que je suis tombé par hasard sur une histoire extraordinaire (au sens premier du terme), racontée non sans humour en 2005 par l'urologue canadien Laurence Klotz dans le British Journal of Urology International. En fait, l'histoire en question est encore plus ancienne, puisqu'elle remonte à 1983. Cette année-là se tient à Las Vegas un congrès d'urologie au cours duquel le chercheur britannique Giles Brindley doit décrire dans un exposé le premier traitement médical efficace contre ce que l'on appelle pudiquement la dysfonction érectile (DE). Si l'on se replace dans le contexte de l'époque (sans Viagra et compagnie), il s'agit potentiellement, selon les propres termes de Laurence Klotz, d'une "découverte historique dans la prise en charge de la DE".
    L'exposé en question est censé avoir lieu en soirée dans un auditorium de l'hôtel dans lequel M. Klotz est descendu. Celui-ci, en prenant l'ascenseur pour s'y rendre, voit entrer dans la cabine un homme à lunettes d'une cinquantaine d'années, visiblement nerveux et vêtu d'un survêtement bleu, qui se met à vérifier des microphotographies transparentes (à l'époque Powerpoint n'existait pas) sur lesquelles son compagnon de translation verticale peut distinguer des pénis humains en érection. "J'en conclus, se souvient Laurence Klotz, qu'il s'agissait du professeur Brindley, en route pour sa conférence, même si sa tenue semblait trop décontractée pour la circonstance." Etant donné que l'exposé se tient tard, avant la réception qui clôture la journée, il n'y a que quelques dizaines de spectateurs dans la salle, des urologues venus avec leurs conjoints en grande tenue de soirée.
    Giles Brindley commence par décrire son hypothèse de travail, à savoir que l'injection dans le pénis de substances agissant sur la circulation sanguine peut provoquer une érection, ce qui serait d'un grand secours pour les hommes frappés d'impuissance. N'ayant pas de modèle animal valable sous la main, le chercheur s'est pris lui-même comme cobaye. Il est en cela fidèle à une longue tradition d'auto-expérimentation dans la recherche médicale. Parmi les exemples les plus connus, citons deux Prix Nobel, l'Allemand Werner Forssman, qui s'inséra un cathéter jusque dans le cœur, et l'Australien Barry Marshall qui, pour prouver que l'ulcère de l'estomac était essentiellement dû à la bactérie Helicobacter pylori, n'hésita pas à avaler une bonne rasade de culture de ce microbe et attendit que les premiers symptômes se développent. Mister Brindley a donc pris son courage à une main et s'est injecté plusieurs substances dans la verge, qu'il a ensuite scrupuleusement photographiée à des stades divers de tumescence, car la pudeur s'efface derrière la science. "Après avoir vu une trentaine de ces clichés, raconte Laurence Klotz, il ne faisait aucun doute dans mon esprit que, au moins dans le cas du professeur Brindley, la thérapie était efficace. Bien sûr, on ne pouvait exclure la possibilité qu'une stimulation érotique ait joué un rôle dans l'obtention de ces érections, et le professeur Brindley le reconnut."
    On touchait là du doigt le cœur de la démarche scientifique : quelle validité avait cette preuve photographique ? Pour raconter la suite de l'exposé le plus sexy de toute l'histoire des sciences, mieux vaut laisser la parole au témoin direct qu'est Laurence Klotz : "Le professeur voulait défendre son affaire dans le style le plus convaincant possible. Il indiqua qu'à son avis, aucune personne normale n'estimerait que donner une conférence devant un large public était une expérience érotiquement stimulante ou susceptible d'engendrer une érection. Il annonça donc qu'il s'était injecté de la papavérine dans sa chambre d'hôtel avant de venir faire son exposé et qu'il avait délibérément mis des vêtements souples (d'où le survêtement) afin de montrer le résultat. Il marcha le long de l'estrade en resserrant son pantalon sur ses parties génitales pour essayer de démontrer son érection. A ce moment-là, j'étais stupéfait, et je crois que tous les autres spectateurs l'étaient aussi. Je pouvais à peine croire ce qui était en train de se passer devant moi."
    Pourtant, le public n'est pas au bout de ses surprises car Giles Brindley n'est pas satisfait par sa démonstration : "Il baissa les yeux vers son pantalon d'un air sceptique et secoua la tête avec consternation. "Malheureusement, dit-il, cela n'expose pas les résultats de manière assez claire." Il baissa alors son pantalon et son caleçon, dévoilant un long pénis, mince et clairement en érection. Il n'y avait pas un son dans la salle. Tout le monde avait cessé de respirer. Mais le simple fait de montrer son érection en public depuis l'estrade ne suffisait pas." Tel un joueur d'échecs (habillé), le professeur Brindley fit une pause et réfléchit à son coup suivant devant un parterre tétanisé. Puis il dit gravement : "J'aimerais donner à certains membres de l'assistance l'occasion de confirmer le degré de tumescence." Il faut imaginer la scène, ce chercheur priapique, pantalon et caleçon aux chevilles, service trois pièces au vent, descendre les marches et approcher de son public en smoking et robe de soirée. Quelques femmes craquèrent et se mirent à hurler en agitant des bras, car c'était trop de preuves et de résultats scientifiques pour elles. Ayant compris qu'il avait convaincu, Giles Brindley remonta prestement son bas de survêtement, retourna à sa place sur l'estrade et termina son exposé.
    Le reste appartient à l'histoire. Le chercheur britannique fit d'autres tests concluants sur des hommes souffrant de troubles de l'érection, dont les résultats furent publiés fin 1983. Dans la conclusion de son article, Laurence Klotz souligne (sans rire ?) "l'énorme contribution" du professeur Brindley au traitement des troubles de l'érection. L'auto-expérimentation spectaculaire du chercheur britannique a en effet ouvert la voie à ce que certains appellent la "seconde révolution sexuelle", l'ère de l'érection médicamenteuse.
    Pierre Barthélémy
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/01/15/expose-le-plus-sexy-histoire-des-sciences/#comment-2100

  • Le comptoir de la pharmacie

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  • La femme à deux têtes

    Un cas sur dix mille.

    Par Vincent Fleury Dans un précédent billet, j’ai manifesté de la compassion pour les paléontologues, qui sont obligés de travailler sur des fossiles, difficiles à trouver, mal préservés, et rarement saisis dans l'instant-même où leur morphogénèse a lieu.  Les embryologistes ont plus de chance : nous pouvons renouveler nos échantillons à l’infini, et faire autant de mesures que nécessaire. Pour ceux que la " cuisine " intéresse, un chercheur lambda comme moi-même " consomme " environ 1000 embryons par an. Mes embryons (de poulet) sont commandés à un centre avicole qui fournit des embryons de poulet à l’industrie pharmaceutique. Ils me sont livrés environ tous les quinze jours, par lots de 90. Je dois payer la livraison : la livraison est offerte à partir d’une commande de 10000 œufs minimum… Pour ceux qui s’offusquent que les biologistes utilisent du matériel animal, je rappelle que les Français consomment environ 1  200 000 000 de poulets par an  (vous avez bien lu).

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    © Lakshmi

     Si  j’évoque ces détails numériques, c’est en relation avec un autre billet, où j’évoquais de tristes malformations, comme les enfants à 8 membres, qui sont le résultat d’un " mélange " de deux enfants, ce qu’on appelle les fétus in fetu.

    Les anomalies du développement posent des questions difficiles, car reposant sur des échantillons très réduits, et ces questions se posent autant aux partisans d’une approche visco-élastique de la morphogénèse, qu’aux partisans d’une morphogénèse par " instructions " génétiques de type stop-and-go.

    Pour ma part, peut-être par déformation de physicien, je reconnais dans la notion de " plasticité " du vivant, défendue par les médecins et les biologistes, une conséquence simple de la plasticité usuelle des matériaux, comme la plasticine, justement.

    Cependant, lorsqu’on ouvre tous les ans 1000 œufs, il arrive qu’on ait des cas anormaux. Ces cas, on ne sait trop quoi en faire, puisque on ne peut pas faire d’articles avec des échantillons uniques (il existait un temps un " Journal of Irreproducible Results ", je ne sais pas s’il paraît encore).

    J’aurais dans ce cas volontiers publié le cas de cet embryon.

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    © VF/CNRS/MSC

    Il s’agit d’un embryon de poulet présentant une colonne vertébrale bi-fide, avec un haut du corps bien formé, les deux corps se rejoignant, et se " mixant ", en une structure anatomique parfaitement naturelle, mais complètement différente de la structure normale.

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    © VF/CNRS/MSC

     L’image ci-jointe compare un embryon normal à un embryon bi-fide, au même stade. Ce qui est particulièrement remarquable, pour un embryologiste, est l’apparition de précurseurs vertébraux composés de trois segments, alors que dans TOUS les embryons de vertébrés, les précurseurs vertébraux vont par paires. De même, la forme de la partie basse de la " chorde " et des précurseurs du bassin est anormale, mais bien formée. On voit bien que la topologie obtenue, avec des plis un peu différents du cas usuel, n’a pas de raison particulière de ne pas être fonctionnelle.

     

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    © VF/CNRS/MSC

    J’avoue avoir une manie : je n’aime pas jeter des embryons sans RIEN en faire, ça ne m’amuse pas. Donc, je prends en général toujours au moins une photo, et c’est ce que j’ai fait ce jour-là sur cet embryon, avant de passer à autre chose.

     

     

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    © Hensel

     Bien plus tard, j’ai appris l’existence des sœurs Abigaïl et Brittany Hensel. Ces deux jeunes filles présentent exactement la morphologie que l’on voit à l’état embryonnaire dans ces embryons.

     

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    © Life magazine

     Elles ont été tenues à l’écart du grand public pendant toute leur vie. Depuis peu quelques images apparaissent sur internet. Elles n’aiment pas être montrées du doigt. Leurs parents et leurs médecins leur ont fait mener une vie totalement normale. Elles font du vélo, conduisent une voiture, s’intéressent à des disciplines scolaires différentes, n’ont pas les même goûts etc. etc. Leur anatomie est remarquable, mais les médecins se sont refusé à faire sur elles des recherches, ce que l’on comprend très bien. Laissons-les tranquilles.

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    © Life magazine

     Cependant, la coordination de leurs mouvements reste un mystère absolu de la science. Elles possèdent chacune un bras et une jambe en propre. Elles ont une zone de recouvrement nerveuse commune aux deux sur l’axe médian à partir de leur point de jonction. Deux cœurs, deux estomacs, un seul intestin, un seul groupe d'organes génitaux. C’est proprement extraordinaire. On ne peut pas réellement parler de "siamois", au sens où il ne s'agit pas, comme le montre la photo in vivo de l'embryon de poulet, d'un raccommodage fortuit de deux embryons séparés. Il s'agit d'un être, fait comme ça.

    Montaigne, à qui un enfant à deux corps avait été présenté, avait écrit à son sujet :

    " nous appelons contre nature ce qui advient contre la coutusme : rien n’est que selon elle, quel qu’il soit. Que cette raison universelle et naturelle chasse de nous l’erreur et l’estonnement que la nouvelleté nous apporte "(1).

    La biologie du développement est aussi, une école de tolérance et d’humanisme.

     (1)Cité par Félix Leperchey, in L’approche de l’embryon humain à travers l’histoire, Coll. Sciences & Société, Ed. l’Harmattan, Paris 2010.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/limet-fleury/160911/un-cas-sur-dix-mille

  • Alerte à la banane carnivore!

     

    La semaine passée, une fausse alerte à la "banane carnivore" a fait chuter les ventes sur les marchés mozambicains. Un vent de panique s’en est suivi, et il a fallu rassurer la population locale. Le ministre de la Santé n’a eu d’autre choix que de diffuser un message rassurant à la télévision nationale.

    Peur sur le Mozambique. Une banane, qui pensait-on serait de celles portant un terrible virus pouvant toucher quiconque en consommerait, a été à l’origine d’une psychose dans tout le pays. Cette banane tant redoutée, affublée de l’adjectif carnivore, peut en effet être à l’origine d’une infection rare de la peau et potentiellement mortelle chez quiconque en mangerait. Cette maladie est causée par la présence d’une bactérie dans le fruit. Chez le consommateur malheureux, le risque est de développer de la fièvre puis, très rapidement, une nécrose de la peau et de la chair. La rumeur a fait son effet, produisant un vent de panique.

    Sauf qu’une partie de la population a fini par réaliser que la dite banane devait alors provenir d’Afrique du Sud, où peuvent se développer des bananes carnivores. Or, le Mozambique n’importe pas de bananes sud-africaines. Pour calmer les esprits et mettre fin à la fausse alerte, les autorités sanitaires mozambicaines ont clarifié les choses dans un communiqué : « Les travaux menés par les ministères de l’Agriculture, de la Santé, du Commerce et de l’Industrie permettent de conclure qu’aucune banane contaminée n’est entrée sur le territoire ». Et contrairement à ce que préconisait la fausse alerte, « il n’y a pas lieu de se brûler la peau autour de l’infection supposée ».