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Web - Page 17

  • La femme à deux têtes

    Un cas sur dix mille.

    Par Vincent Fleury Dans un précédent billet, j’ai manifesté de la compassion pour les paléontologues, qui sont obligés de travailler sur des fossiles, difficiles à trouver, mal préservés, et rarement saisis dans l'instant-même où leur morphogénèse a lieu.  Les embryologistes ont plus de chance : nous pouvons renouveler nos échantillons à l’infini, et faire autant de mesures que nécessaire. Pour ceux que la " cuisine " intéresse, un chercheur lambda comme moi-même " consomme " environ 1000 embryons par an. Mes embryons (de poulet) sont commandés à un centre avicole qui fournit des embryons de poulet à l’industrie pharmaceutique. Ils me sont livrés environ tous les quinze jours, par lots de 90. Je dois payer la livraison : la livraison est offerte à partir d’une commande de 10000 œufs minimum… Pour ceux qui s’offusquent que les biologistes utilisent du matériel animal, je rappelle que les Français consomment environ 1  200 000 000 de poulets par an  (vous avez bien lu).

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    © Lakshmi

     Si  j’évoque ces détails numériques, c’est en relation avec un autre billet, où j’évoquais de tristes malformations, comme les enfants à 8 membres, qui sont le résultat d’un " mélange " de deux enfants, ce qu’on appelle les fétus in fetu.

    Les anomalies du développement posent des questions difficiles, car reposant sur des échantillons très réduits, et ces questions se posent autant aux partisans d’une approche visco-élastique de la morphogénèse, qu’aux partisans d’une morphogénèse par " instructions " génétiques de type stop-and-go.

    Pour ma part, peut-être par déformation de physicien, je reconnais dans la notion de " plasticité " du vivant, défendue par les médecins et les biologistes, une conséquence simple de la plasticité usuelle des matériaux, comme la plasticine, justement.

    Cependant, lorsqu’on ouvre tous les ans 1000 œufs, il arrive qu’on ait des cas anormaux. Ces cas, on ne sait trop quoi en faire, puisque on ne peut pas faire d’articles avec des échantillons uniques (il existait un temps un " Journal of Irreproducible Results ", je ne sais pas s’il paraît encore).

    J’aurais dans ce cas volontiers publié le cas de cet embryon.

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    © VF/CNRS/MSC

    Il s’agit d’un embryon de poulet présentant une colonne vertébrale bi-fide, avec un haut du corps bien formé, les deux corps se rejoignant, et se " mixant ", en une structure anatomique parfaitement naturelle, mais complètement différente de la structure normale.

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    © VF/CNRS/MSC

     L’image ci-jointe compare un embryon normal à un embryon bi-fide, au même stade. Ce qui est particulièrement remarquable, pour un embryologiste, est l’apparition de précurseurs vertébraux composés de trois segments, alors que dans TOUS les embryons de vertébrés, les précurseurs vertébraux vont par paires. De même, la forme de la partie basse de la " chorde " et des précurseurs du bassin est anormale, mais bien formée. On voit bien que la topologie obtenue, avec des plis un peu différents du cas usuel, n’a pas de raison particulière de ne pas être fonctionnelle.

     

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    © VF/CNRS/MSC

    J’avoue avoir une manie : je n’aime pas jeter des embryons sans RIEN en faire, ça ne m’amuse pas. Donc, je prends en général toujours au moins une photo, et c’est ce que j’ai fait ce jour-là sur cet embryon, avant de passer à autre chose.

     

     

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    © Hensel

     Bien plus tard, j’ai appris l’existence des sœurs Abigaïl et Brittany Hensel. Ces deux jeunes filles présentent exactement la morphologie que l’on voit à l’état embryonnaire dans ces embryons.

     

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    © Life magazine

     Elles ont été tenues à l’écart du grand public pendant toute leur vie. Depuis peu quelques images apparaissent sur internet. Elles n’aiment pas être montrées du doigt. Leurs parents et leurs médecins leur ont fait mener une vie totalement normale. Elles font du vélo, conduisent une voiture, s’intéressent à des disciplines scolaires différentes, n’ont pas les même goûts etc. etc. Leur anatomie est remarquable, mais les médecins se sont refusé à faire sur elles des recherches, ce que l’on comprend très bien. Laissons-les tranquilles.

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    © Life magazine

     Cependant, la coordination de leurs mouvements reste un mystère absolu de la science. Elles possèdent chacune un bras et une jambe en propre. Elles ont une zone de recouvrement nerveuse commune aux deux sur l’axe médian à partir de leur point de jonction. Deux cœurs, deux estomacs, un seul intestin, un seul groupe d'organes génitaux. C’est proprement extraordinaire. On ne peut pas réellement parler de "siamois", au sens où il ne s'agit pas, comme le montre la photo in vivo de l'embryon de poulet, d'un raccommodage fortuit de deux embryons séparés. Il s'agit d'un être, fait comme ça.

    Montaigne, à qui un enfant à deux corps avait été présenté, avait écrit à son sujet :

    " nous appelons contre nature ce qui advient contre la coutusme : rien n’est que selon elle, quel qu’il soit. Que cette raison universelle et naturelle chasse de nous l’erreur et l’estonnement que la nouvelleté nous apporte "(1).

    La biologie du développement est aussi, une école de tolérance et d’humanisme.

     (1)Cité par Félix Leperchey, in L’approche de l’embryon humain à travers l’histoire, Coll. Sciences & Société, Ed. l’Harmattan, Paris 2010.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/limet-fleury/160911/un-cas-sur-dix-mille

  • Alerte à la banane carnivore!

     

    La semaine passée, une fausse alerte à la "banane carnivore" a fait chuter les ventes sur les marchés mozambicains. Un vent de panique s’en est suivi, et il a fallu rassurer la population locale. Le ministre de la Santé n’a eu d’autre choix que de diffuser un message rassurant à la télévision nationale.

    Peur sur le Mozambique. Une banane, qui pensait-on serait de celles portant un terrible virus pouvant toucher quiconque en consommerait, a été à l’origine d’une psychose dans tout le pays. Cette banane tant redoutée, affublée de l’adjectif carnivore, peut en effet être à l’origine d’une infection rare de la peau et potentiellement mortelle chez quiconque en mangerait. Cette maladie est causée par la présence d’une bactérie dans le fruit. Chez le consommateur malheureux, le risque est de développer de la fièvre puis, très rapidement, une nécrose de la peau et de la chair. La rumeur a fait son effet, produisant un vent de panique.

    Sauf qu’une partie de la population a fini par réaliser que la dite banane devait alors provenir d’Afrique du Sud, où peuvent se développer des bananes carnivores. Or, le Mozambique n’importe pas de bananes sud-africaines. Pour calmer les esprits et mettre fin à la fausse alerte, les autorités sanitaires mozambicaines ont clarifié les choses dans un communiqué : « Les travaux menés par les ministères de l’Agriculture, de la Santé, du Commerce et de l’Industrie permettent de conclure qu’aucune banane contaminée n’est entrée sur le territoire ». Et contrairement à ce que préconisait la fausse alerte, « il n’y a pas lieu de se brûler la peau autour de l’infection supposée ».

  • Vous cherchez des pistaches? Ne cherchez plus, voici vos vendeurs

    Les jumeaux "spoliés" de Facebook vendent des pistaches

    Les frères Winklevoss ne manquent pas d'humour : ils apparaissent dans une publicité dans laquelle ils vantent les mérites de pistaches... avec un clin d'œil appuyé au patron de Facebook.

    Les frères Winklevoss, dont le procès intenté au fondateur de Facebook Mark Zuckerberg - qu'ils accusent de leur avoir volé l'idée du réseau social - a défrayé la chronique, ironisent sur leur sort dans une publicité américaine pour des pistaches. Dans cette publicité, Tyler et Cameron Winklevoss, tous deux vêtus en costumes noirs et cravates vertes, sont assis devant une assiette de pistaches.

    L'un des frères s'empare d'une pistache et l'ouvre d'une main. Son frère lui lance alors:  "Hé ! C'est une bonne idée !

     - Quoi ?, lui demande l'autre.

     - Faire craquer la pistache, comme ça. Ça pourrait super bien marcher.

     - Tu penses que quelqu'un va nous voler l'idée ?".

    Et les jumeaux de demander, à l'unisson et face à la caméra: "Qui ferait un truc pareil ?".

    Un conflit toujours en cours

    Qui ferait un truc pareil... sinon Marc Zuckerberg ?

     Comme l'a raconté le film The Social Network, grand succès critique et public de 2010, les jumeaux Winklevoss et Divy Narendra avaient pris contact avec Marc Zuckerberg fin 2003 pour qu'il les aide à mettre sur pied un réseau social. Ils affirmaient qu'il leur avait volé leur idée et qu'il avait délibérément retardé leur projet pendant qu'il travaillait à son propre site, qui a débouché sur ce qui est aujourd'hui le plus grand réseau social au monde. En 2009, les frères Winklevoss, qui depuis lors ont fondé leur propre site, ConnectU, avaient conclu un accord avec le géant de l'internet, qui prévoyait le versement de 20 millions de dollars en cash et 45 millions de dollars en actions. Les jumeaux cherchent depuis à revoir les conditions de l'accord, affirmant que Facebook leur avait caché des informations. Ils estiment notamment avoir été trompés sur la valeur réelle des actions Facebook : selon eux, ils auraient dû obtenir plus d'argent ou plus de parts du réseau social.

    La marque de pistache qui s'est offert les frères Winklevoss avait déjà utilisé des personnages célèbres pour ses publicités, notamment Lucy et Charlie Brown de la bande dessinée Snoopy (Peanuts, soit "cacahuètes", en anglais).

     

  • MDR

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     photo,femme,fille,mec,société

     

     

     

     

     

     

     

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    J'ai reçu ce montage qui m'a fait bien rire....

    SURTOUT que tous les gifs animés proviennent de mon site de gifs gratuits

    www.gifs-joyce.com

     

  • AFM-TELETHON: participez, donnez!

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