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Blog - Page 69

  • Liberté chérie

    Interview de David Van Hemelryck, fondateur de hollande-demission.fr

    Publié  le 27 novembre 2013 dans Liberticides & Co, Police, Société, Sujets de société

    David Van Hemelryck s’est rendu célèbre par sa banderole publicitaire " hollande-demission.fr " tractée par un avion au dessus des plages cet été,  puis par sa récente arrestation au volant de son véhicule à ces mêmes couleurs, saisi par les autorités sans qu’un motif légal apparaisse clairement dans les médias. Nous avons rencontré ce polytechnicien pour mieux comprendre la nature de son initiative et tenter de qualifier juridiquement les événements qu’il a vécus.

    Propos recueillis par Léopold Sarroyan et Xavier Driancourt.

    1- Une méthode non violente

    Quel a été votre parcours militant ?

     J’ai commencé à militer le 24 mars, un peu à reculons parce que j’avais constaté au cours des manifestations de " la manif pour tous ", que le gouvernement ne rentrerait pas du tout dans une négociation. Je croyais que ces actions n’auraient aucune efficacité. Ce qui m’a poussé par la suite à m’investir ce n’est pas de voir l’efficacité du mouvement, c’était de voir l’enthousiasme d’une partie de la population à se battre pour ses valeurs, chose qui était nouvelle pour moi.

    Aviez-vous eu auparavant un engagement pouvant avoir une connotation politico-sociale ?

     Non.

    Êtes-vous familiarisé avec la lutte non violente popularisée par Gene Sharp à partir de 1973?

     Nous revendiquons la non violence comme principe et comme méthode. Sur mon site, j’ai publié un ouvrage libre de droit [écrit par Gene Sharp et édité par] l’Institut Albert Einstein, qui détaille ces méthodes non violentes. Effectivement je m’en inspire puisque si elles ont permis à des peuples de retrouver leur capacité à s’exprimer en politique et reprendre leur destin en main, elles peuvent particulièrement aider notre peuple en France à libérer les énergies et reprendre notre destin en main ce qui est ce que je souhaite à travers le référendum que nous demandons.

    Que pensez-vous de la destruction de portiques écotaxe ou de radars automobiles ?

    Quand la colère des bonnets rouges, puisqu’on parle d’eux, s’exprime aussi graphiquement, je ne suis pas à leur place pour juger cette colère qui néanmoins est un mouvement de fond en France.

    Comment expliquez-vous les atteintes aux droits de l’homme dénoncées sous la présidence de François Hollande ?

     Il est clair que Monsieur Hollande désespère de retrouver une cote de confiance convenable et que son gouvernement fait usage de tout dans l’actualité de manière désordonnée pour assoir une légitimité qu’il n’a plus. Face à cela et en présence de contestations qui sont légitimes, il cherche à tout prix à les faire taire. C’est pour cela que sur l’opération dont nous parlerons plus tard de la voiture hollande-démission c’est avec une urgence que les pouvoirs publics réservent d’habitude aux actes terroristes que les forces de l’ordre sont venues arrêter le parcours de la voiture.

    Avez vous une opinion sur les mouvements de masse (tondus, manif pour tous, bonnets rouges, etc.) et leur éventuelle convergence ?

     Leur liste est incroyablement longue ! Cela montre qu’il y a aujourd’hui un mouvement de fond de contestation que je soutiens parce qu’au-delà du ras-le-bol il exprime aussi une prise de responsabilité du peuple face à un gouvernement qui fuit ses responsabilités. Je soutiens tous les mouvements tant qu’ils sont non violents.

    N’avez-vous pas l’impression que depuis 10 ou 20 ans la contestation monte quel que soit le président ?

     Il y a des dysfonctionnements dans l’État qui sont avérés, qui pour moi seraient corrigés par une responsabilisation accrue du peuple français dans le pouvoir. C’est pour cela que nous demandons un référendum. Ces dysfonctionnements du système sont d’autant plus porteurs de conséquences graves quand il n’y a pas de capitaine du navire.

     

    Le slogan " dictature socialiste " ne vous semble-t-il pas excessif ?

     Je n’ai pas employé ce terme. Des proches l’ont utilisé. [J'ai parlé de] dérives autoritaires. [...] Je souligne que les dérives autoritaires de la répression sont présentes dans des proportions intolérables dans une démocratie. C’est une chose que beaucoup de citoyens n’ont pas eu à voir. En médiatisant cette répression, je montre un visage [de l'action gouvernementale].

    Votre départ de " Hollande dégage " est-il lié à la vulgarité de ce site ?

     Ils ont leur propre rédacteur. " Hollande Dégage " s’est désolidarisé de moi parce que j’ouvrais la porte à la discussion avec d’autres partis. Cela s’est fait parce qu’une militante avait des connexions locales. Aucun parti n’est derrière le mouvement mais quand on propose de revenir à la responsabilisation du peuple et au dialogue national il faut être près à discuter avec tous le monde.

    NDLR : nous avons corrigé après publication une erreur de retranscription qui inversait le sens du précédent paragraphe (27.11 à 17h45).

    Pourquoi avez-vous choisi pour titre-slogan " Hollande démission " ?

    Notre slogan " Hollande démission " a été choisi après un sondage que j’ai fait sur le site " prisonnier politique ", un site consulté à l’époque par des militants pro famille dépités de la répression non démocratique utilisée par le gouvernement. " Hollande démission " est arrivé en tête dans des proportions incroyables. Ce slogan, fort, résolu et déterminé, demandant plus de démocratie au final, était fédérateur, au-delà de ceux qui l’avaient choisi.

    2- Un objectif : le référendum révocatoire

    Quels sont les fondements constitutionnels du référendum ou de la révocation présidentielle ?

     Il y a trois fondements à ce référendum [que nous demandons].

    Le premier c’est, pour la transition la plus douce possible, d’utiliser la loi de 2008 sur le référendum d’initiative partagée pour introduire une motion de censure présidentielle. Il faut 185 députés et ensuite 10% du corps électoral soit environ 4 millions [avant de lancer le référendum au suffrage universel] et il y a 6 mois pour les réunir.

    Le deuxième fondement est dans le mot même de motion de censure. Il est prévu dans une démocratie digne de ce nom un contre pouvoir au gouvernement par l’exercice potentiel d’une motion de censure. Le quinquennat fait que le président gouverne comme un super Premier ministre immunisé à toute motion de censure. Il y a eu là une perte de démocratie et ce qui s’exprimait par une motion de censure envers le Premier ministre devrait pouvoir s’exprimer dans une motion de censure envers le président par l’assemblée qui l’a élu c’est-à-dire l’assemblée que j’appelle universelle. C’est un argument de continuité constitutionnelle et de cohérence constitutionnelle avec les constitutions qui ont précédées.

    Le troisième point est, comme le dit Guillaume de Thomas, que la démocratie précède le droit [positif]. Toute constitution est l’expression de la volonté du peuple. [De ce point de vue] le référendum [qui exprime la souveraineté populaire] est au dessus de la constitution.

    Quel serait le timing de cette initiative référendaire ?

     Au cours des prochains mois nos actions chocs et la répression que choisit ce gouvernement porteront à connaître le mouvement de manière croissante. D’ici quelques mois, nous nous intéresserons aux hommes politiques pour réunir ces 185 signatures de députés et sénateurs. C’est possible à mon avis en moins d’un an d’avoir un référendum pour amender la constitution.

    Que pensez-vous plus généralement de la démocratie directe ? Un modèle retient-il votre attention ?

     Il est souvent cité : la Suisse. C’est un pays plus petit et avec d’autres mentalités. Je crois que si on y réfléchit bien on peut proposer de façon intelligente et moderne un mode de démocratie qui plaise à la nation française. Il n’y a qu’à voir le succès des consultations permanentes qui existent sur les journaux à droite et à gauche où les Français s’expriment, ce qui montre une adhésion avec l’idée de s’exprimer sur tous les sujets.

    La légitimité des droits fondamentaux n’est-elle pas supérieure à celle de la loi majoritaire?

     Il y a un texte qui va dans votre sens, c’est la déclaration des droits de l’homme. Par exemple une majorité ne saurait opprimer une minorité. C’est un texte fondateur et ce texte via son article 35 donne à un peuple le droit à l’insurrection si le gouvernement ne représente plus sa volonté.

    Où en sont les chiffres de votre initiative ?

     L’initiative " Hollande démission ! " a commencé par la banderole aérienne tour de France qui a été largement médiatisée. Plus de 700 000 lecteurs du Figaro Magazine ont pu découvrir dans une double page le combat que nous menions. Le cercle des gens qui participent activement ne cesse de grandir. Je suis entouré de gens qui travaillent à temps plein pour ce combat démocratique. Il y a une quantité de gens qui souhaitent participer qui souhaitent s’engager. On n’arrive pas à encadrer toutes les aides qui souhaitent nous rejoindre. Le chiffre des signatures, dispersé entre plusieurs pétitions rivales, est incroyablement dynamique. À chaque fois qu’on fait une action, la médiatisation qui s’ensuit permet des croissances de l’ordre de 500% en une semaine. [Actuellement nos signatures se comptent déjà en] dizaines de milliers.

    3- Regard sur les parallèles avec des mouvements étrangers contemporains ou plus anciens

    Que pensez-vous des Tea Parties ?

     Je ne les connais qu’imparfaitement. En France ils ont la réputation de venir d’une frange très conservatrice du parti républicain [et de] promouvoir un libéralisme un peu sans fondement. Cela sort complètement de mon combat qui n’est pas de trancher à la place du peuple puisque moi j’essaye simplement d’apporter au peuple la capacité à prendre son destin en main. Cependant certains des combats qu’ils mènent sont intéressants. À travers le monde, les gens sortent des systèmes politiques habituels. C’est la marque que la volonté populaire cherche à court-circuiter cet amoncellement de notables qui prétendent représenter la volonté populaire.

    Faut-il une génération de lutte pour changer de régime, à l’image des révoltes contre le communisme, débutés en 1956 ?

     Je pense que cela peut être dû à deux choses. D’une part, la dureté de la répression et la capacité de certains services publics à la mettre en œuvre ou leur adhésion à la répression, d’autre part, la capacité du peuple à s’emparer de techniques non violentes de contester cette répression. C’est allé beaucoup plus vite en ce qui concerne Gandhi en Inde par exemple. Gandhi a su insuffler une énergie dans sa contestation non violente.

    Le slogan " Hollande Dégage " fait-il référence au " Ben Ali dégage " du printemps arabe

     Je ne compare pas cela avec la situation en France. Il y a des différences dont on ne me fera pas dire que ce sont des similarités. Cependant, indépendamment de la sévérité de la répression c’est un droit inaliénable des peuples à disposer de leur destin.

    4- La répression dont David Van Hemelryck explique être victime

    Que pensez-vous des incarcérations que vous-même ou d’autres opposants prétendent avoir subies ?

     Cela fait la troisième nuit que je passe au milieu de couvertures qui ne sentent pas très bon. Une garde à vue, à échelle de temps comparable est bien moins agréable que toute autre forme de cellule dont dispose la république. L’officier de police judiciaire en théorie et dans le droit est l’unique responsable de la décision de placer le prévenu qui est supposé avoir commis un délit. Ce n’est pas en soi de la répression autorisée. C’est utilisé actuellement en répression minimale à titre dissuasif. Je répondrai à toutes les convocations que la police souhaite faire pour les besoins de l’enquête. Toute mise en cellule est donc politique.

     Il y en a eu un [prisonnier d'opinion] récemment. Tous les éléments portent à croire que je suis moi aussi ciblé pour cela. Il n’y a pas de certitudes. C’est la première fois qu’ils préemptent mes actions. Jusqu’à présent ils agissaient dans la réaction très réactive. Là ils préemptent mon action ce qui prouve que les écoutes sont traitées. Pas seulement pour archivage mais traitées pour me provoquer à un moment où je serais incarcérable pour des raisons prétendument légales.

    Comment s’est déroulée votre arrestation du 14 juillet ?

     Le 14 juillet, j’ai crié " Hollande Dictateur ", un peu provocateur, j’ai immédiatement été arrêté. J’ai filmé cette arrestation. J’ai demandé en permanence le motif de l’arrestation. Aucun motif ne m’a été communiqué car il n’y en a pas, si ce n’est un motif politique, donc illégal. Les CRS dépêchés sur place ont essayé de me retirer de force mon téléphone avec lequel je filme la scène pour faire disparaître les éventuelles preuves. Ils vont jusqu’à me casser le pouce en me retournant les doigts les uns après les autres. J’ai eu 6 jours d’ITT (NDLR : Incapacité Totale de Travail). Je ne suis pas le seul à avoir subi des violences gouvernementales au cour de ces derniers mois. Les histoires, les faits, les photos font que, aujourd’hui, un citoyen qui veut exprimer ses opinions et qui passe à coté d’un policier a peur de les exprimer présentement.

     J’utilise des méthodes non violentes de résistance. Si les gens commencent à avoir peur des forces de l’ordre de manière spontanée, c’est qu’il y a quelque chose de pourri dans la République Française. Cela n’arrive pas du jour au lendemain qu’une population perde confiance aux forces de l’ordre.

    Quelles sont vos relations avec les Bonnets Rouges ?

     Les Bonnet Rouges ne sont pas qu’une organisation, c’est aussi désormais un symbole, un mouvement de fond que je soutiens. À Quimper quand j’ai déployé ma banderole " Hollande Démission " sur le flanc d’une colline, la foule des Bonnets Rouges a repris le slogan spontanément. Une vingtaine de personnes nous ont aidé à la déployer.

     La semaine précédant le 11 novembre, j’ai distribué des bonnets rouges.

    Que s’est-il passé le 11 novembre ?

     J’avais appelé à honorer les morts et j’avais discrédité la thèse suivant laquelle c’est au président de la faire : 1- il n’a pas la confiance des Français et 2- il est réputé être peu courageux. Ce manque de dignité du président appelait à une dignité accrue du peuple français qui était de venir massivement pour ce 11 novembre.

    Le 11 novembre à 11h11 en 1918 est l’armistice donc on a appelé à aller auprès de la tombe du soldat inconnu autant que se pouvait vu les mesures de répression choisies par le gouvernement. Un gouvernement n’a pas à fuir la foule !

    J’arrive au MacDonald’s des Champs Élysées où j’ai donné rendez vous à trois amis. Ils ont tous été arrêtés à 1,5 km des Champs-Élysée parce qu’ils portaient un sweat " Hollande démission ! ". Je me mets en positions pour observer ce qui se passe dehors. Je vois à coté de moi un homme des RG [NDLR Renseignements Généraux, unité jadis nommée ainsi, spécialisée dans le renseignement politique]. Je twitte immédiatement cela. Lui faisait semblant de parler avec une blonde à côté. Je sors de l’établissement. Il y avait beaucoup de CRS devant le MacDo ce qui montre bien que je suis surveillé. Je vais me mettre devant une caméra afin de bénéficier de sa " protection ". Tant que je suis devant la caméra, il ne se passe rien. En me retournant je vois cet agent des RG dont je viens de vous parler. Je lui dis : " je vous ai reconnu monsieur " ; il répond : " nous aussi on vous a reconnu ". Ma seule sécurité à ce moment-là est cette caméra. Le gouvernement veut me capturer car il considère que je suis l’organisateur de cette manifestation. Il est prêt à me mettre sur écoute, à me filer. En janvier je passe au tribunal pour " organisation d’une manifestation non déclarée " pour le 11 novembre.

    N’y aurait-il pas des agitateurs qui théâtralisent les événements pour exagérer la répression policière ?

    Je n’ai pas d’information suffisante pour répondre à cette question. En ce qui me concerne je ne théâtralise pas.

    Que s’est-il passé le 13 novembre ?

    NDLR : Il serait parti à 14h de la porte d’Orléans, détourné à 14h30 porte de Passy, immobilisé là près de 2 heures, arrivé à 16h30 au commissariat de l’UDJDR rue nationale (où son véhicule était toujours immobilisé le mardi 19 novembre) – mis en attente là plusieurs heures puis interrogé une heure et libéré vers 20h.

    Qui vous filmait depuis la sortie du garage avec le titre-slogan " Hollande Démission " sur votre carrosserie ?

    La Télé Libre.

    Ou alliez-vous ? Pourquoi ?

    Sur les Champs-Élysées, faire passer un message politique.

    Comment se fait-il que deux motards des forces de l’ordre vous aient intercepté ?

     Les premiers motards nous ont croisé au niveau de la porte de Versailles à peu près. Ils nous ont rattrapés. [Une fois détournés vers la porte de Passy puis immobilisés après la sortie] quantité de passants se sont arrêtés sur place. Le premier motard qui m’a arrêté m’a dit : " Monsieur, vous savez bien c’est un outrage au chef de l’État ". Ils ont arrêté de tenir cette ligne-là puisqu’ils ont arrêté de me parler pendant une bonne heure. Après, petit à petit, j’ai entendu par leurs conversations qu’on allait être emmené. J’ai vu arriver le remorqueur.

    Que s’est-il passé après que vous ayez été emmené dans un véhicule de police ?

     Les policiers m’emmènent à l’UDJDR, une unité spécialisée dans le traitement des délits routiers qui est située dans le 13ème, rue Nationale je crois. Les policiers au bout d’une heure de présence caricaturale avec beaucoup de motos, de motards, alors qu’il est évident que je n’allais pas m’enfuir et que je coopérais, affichaient leur scepticisme par rapport à la mission qu’ils étaient obligés de mener. Les policiers étaient plus que complaisants parce qu’ils n’avaient pas du tout confiance dans le rôle qu’on leur fait jouer. On ne m’a pas précisé le régime sous lequel j’étais interrogé. J’ai attendu 4h qu’on me signifie un motif [pour la saisie de mon véhicule] et ensuite on m’a interrogé pendant à peu près 1h. Je n’ai pas répondu aux questions puisque c’était une mascarade. On m’a remis la fiche d’immobilisation du véhicule. Il est [au mardi 19 novembre] immobilisé à ce commissariat. Selon mon avocat le procureur a 7 jours pour décider de la mise en fourrière – la fourrière étant un autre stade ou nous pourrions déclencher d’autres procédures. Le procureur gagne du temps en ce moment car ils n’ont pas répondu à notre lettre de mise en demeure. Le gouvernement choisit la répression et le fait de m’accuser sur le terrain juridique à des fins de m’intimider. Je choisis de ne pas me laisser intimider quand je porte les valeurs de la démocratie. Je prends avec mon conseil les actes nécessaires. Il semblerait d’après mon conseil que l’on soit en présence d’un vol par les dépositaires de l’autorité publique, ce qui est extrêmement grave.

    En saisissant votre véhicule, les pouvoirs publics n’auraient-ils pas décidé de vous accorder de la notoriété ?

     Aujourd’hui le gouvernement ne maitrise plus rien. Ils ont eu cette impression d’être débordés par une voiture qui pouvait tourner sur les Champs-Élysées au vu de la presse internationale.

    Quelles conséquences aura la répression que vous dénoncez ?

    J’ai fait le tour de la France avec une banderole. Je poursuis un combat avec une priorité: la démocratie. J’ai un mode d’action qui est calculé, contrairement à ce que certaines personnes pourraient croire, qui est une stratégie gagnant-gagnant, et le gouvernement perdant-perdant car il n’a pas de légitimité populaire. Soit le gouvernement réprime et effectivement ce faisant il choisit une dérive autoritaire et c’est grave, soit je fédère le mouvement qui dénonce l’incompétence du gouvernement et ça, pour un gouvernement qui est impopulaire, c’est insupportable. Donc le gouvernement est perdant-perdant et les citoyens sont gagnants-gagnants. C’est l’État qui choisit la répression. Il pourrait très bien avoir laissé la voiture circuler sur les Champs-Élysées. Un gouvernement sûr de lui tolère la contestation. Aux USA, sans que cela soit un gouvernement parfait, cela fait 30 ans que divers militants plantent leur tente devant la Maison Blanche sans aucune répression. Un gouvernement comme celui de la France ne le supporte pas. Il y a là quelque chose de problématique dans une démocratie.

    https://www.contrepoints.org/2013/11/27/147418-interview-de-david-van-hemelryck-fondateur-de-hollande-demission-fr

  • Un distributeur automatique d'œufs à Châteaulin

     

    Gilles Rivalain a importé en Bretagne un concept né dans l'Est de la France.

    Pour 2,30 €, on peut venir retirer sa demi-douzaine d'œufs frais à toute heure du jour ou de la nuit.

    Un éleveur finistérien a créé un distributeur automatique d'œufs frais à Châteaulin. Gilles Rivalain vend en moyenne trente boîtes d'œufs par jour.

    Originaire du village voisin de Plonévez-du-Faou, Gilles Rivalain expérimente cette nouvelle forme de vente directe depuis une dizaine de jours sur le parking d'une boulangerie à proximité d'une zone d'activités. Les premiers retours sont bons avec une trentaine de boîtes vendues par jour en moyenne. C'est une première en Bretagne d'après son créateur qui s'est inspiré d'un concept né dans l'Est de la France, l'an passé.

     

    c'est la poule qui fait l'oeuf ou c’est l’œuf qui fait la poule?

    la réponse est, peut-être ici:

     

     

     

     

     

     

  • En avril, 5 jours de mots clés:

    IDEE: et si vous appreniez plutôt la grammaire et le vocabulaire français!

     

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  • Journaliste I-Télé: le crétin complet: rire ou pleurer?

    Ce matin, 5 h 25: le journaliste annonce la météo: depuis que Valls a été choisi comme premier ministre le temps est plus clair... il fait plus beau et plus chaud!

    A  ses côtés, la journaliste le regarde en coin, sourire un peu crispé!...

     

    On croit rêver  non? ça me rappelle Jack l'abruti qui a dit le jour de l'élection de la Mitte: le soleil brille désormais plus fort!

    Et toute la gauchiasse de se marrer et de se prosterner devant inénarrable qui sera sinistre de la culture!

    Ne pas oublier qu'il y a à peine trois ou quatre ans, on était journaliste avec un bac + 2!

    Certains, même avec un an de plus ne nous feront jamais avaler que les scribouillards sont les phénix des hôtes de ces bois!

     

    AU FAIT, CE N'EST PAS UN POISSON D'AVRIL: J'AI BIEN ENTENDU CELA: je l'assure sur mon honneur!

    Ben, d'ailleurs, qu'est-ce que j'ai à gagner à mentir?

     

     

  • Stats mars 2014

    Résumé

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    Visites par jour

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    Merci pour votre fidélité

  • HONTE A LA GAUCHIASSE!

    NON AU REPORT DE L’ÉCHÉANCE DE 2015 : Les personnes handicapées trompées par le Gouvernement ! Mobilisation 27 mars !

    Les personnes handicapées trompées par le Gouvernement !

     

    La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a fixé un délai de 10 ans à compter de sa promulgation pour la mise en accessibilité au profit des personnes en situation de handicap des Établissements Recevant du Public (ERP) et des transports collectifs.

     

    À partir du 1er janvier 2015, des sanctions pénales et administratives sont prévues en cas d'infraction.

    Ces dernières années, les associations de personnes en situation de handicap ont constamment rappelé cette échéance aux collectivités locales et territoriales et aux interlocuteurs institutionnels, car l'accessibilité est le facteur déterminant de l’inclusion dans la vie citoyenne et dans la Cité. Mais en vain ...

    Le gouvernement, tout en faisant croire, contre toute vraisemblance, au maintien de cette date du 1er janvier 2015, vient de céder une nouvelle fois à de puissants groupes de pressions en repoussant unilatéralement la mise en accessibilité totale à 2024 ... soit dans 9 ans au mieux !

    Cette décision est inacceptable.

    Les associations de personnes en situation de handicap, signataires de ce communiqué, exigent le maintien de l'obligation d'accessibilité au 1er janvier 2015 et l'application de pénalités en cas d'infraction constatée.

    La pétition APF avec Philippe CROIZON (115 000 signatures déjà !)

    http://dd31.blogs.apf.asso.fr/archive/2014/03/20/accessibilite-40-ans-d-immobilisme-ca-suffit-la-liberte-d-al-67843.html

     

    40 ans d’immobilisme, ça suffit !

    La liberté d’aller et venir pour tous ne peut pas attendre 10 ans de plus !

    Manifestation 27 mars 14h Toulouse

    Manifestation Place Saint-Etienne, Toulouse, jeudi 27 mars 2014 à 14h

    La liberté d’aller et venir pour tous ne peut pas attendre 10 ans de plus !

     

    Personnes âgées, parents avec enfants et poussettes, personnes en situation de handicap, femmes enceintes, personnes convalescentes après un accident de la vie, personnes transportant des bagages, … nous sommes nombreux à éprouver des difficultés pour nous déplacer de manière ponctuelle ou permanente.

    Depuis quelques jours, nous sommes très en colère ! En effet,  le principe même de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est remis en cause par les récentes décisions du Premier Ministre. Alors que la loi de 2005 nous promettait enfin une France accessible en 2015, voilà que le report de cette échéance est désormais envisagé , avec l’introduction de délais supplémentaires de 3, 6 ou 9 ans pour se mettre en conformité sans encourir de sanctions.

    La suite : http://dd31.blogs.apf.asso.fr/archive/2014/03/20/accessibilite-40-ans-d-immobilisme-ca-suffit-la-liberte-d-al-67843.html

     

     

  • Elections municipales? Petite histoire quotidienne

    J'habite dans une petite commune de la périphérie du Grand Toulouse. Comme la municipalité de gauche en place me semble trop tournée à venir en aide aux gens qui votent comme elle et laisse de côté ceux qui ont le malheur de ne pas se prosterner à ses pied, j'ai sollicité une place de conseiller municipal dans une liste d'opposition à cette mairie qui était en train de se créer.

    L'ancien maire, ayant fait 3 mandats, s'est dit que pour revenir à la mairie, il n'y parviendrait qu'en faisant une liste composée de gens d'horizons différents… Il voulait donc une liste d'opposition (soi-disant a-politique). Composée de personnalités diverses et d'anciens co-listiers  -toujours de tendance rose- de l'équipe éliminée en 2007 et de nouveaux ou nouvelles personnalités locales.

    Au cours d'une réunion préparatoire qui a eu lieu en mars 2013, j'ai été invitée à parler de moi et de faire une sorte de profession de foi pour être “sélectionnée“…. Je n'ai pas “vu“ que je serais choisie mais j'ai quand même fait ma profession de foi. Vu les turpitudes de la municipalité actuelle, je me disais qu'il devait y avoir une demande pléthorique et qu'il n'y aurait que l'embarras du choix…

    J'ai dis: “en fait, je n'ai aucune expérience à proprement parler d'affaires communales, sauf le fait que je suis à la commission d'accessibilité des personnes handicapées; je suis cependant travailleur indépendant depuis 31 ans et je travaille en cumul emploi-retraite. Puis, comme cela, tout de go: comme j'ai un QI de 130, je pense m'adapter très rapidement et être opérationnelle très vite dans l'équipe municipale…."

    Je pensais que c'était un plus….  

    L'adjoint de l'ancien maire de la mandature précédente à compris tout de suite que j'allais lui mettre des bâtons dans les roues, voire, de lui piquer sa place! Il a réussi à écarter ma candidature en trouvant que j'étais trop “vieille“ et que le candidat-maire voulait une liste pratiquement composée de gens jeunes. (Ils sont tous pour le “sang neuf“ qu'ils disent….) mais, il est difficile de trouver, des jeunes… quand on cherche un emploi, un conjoint, une carrière, des remboursements de crédits….

    Et devinez quoi? plus de la moitié de la liste est composée de gens qui ont plus de 50 ans. L'impétrant maire en a 60, l'adjoint à juste 4 mois de différence.

    De son côté le fils de l'impétrant est adhérent au même parti que moi; il figure sur la liste fait le porte à porte habituel et sonne chez moi sans savoir qui je suis… “je ne vais pas voter pour des gens qui ont la goujaterie de me traiter de vieille alors qu'ils ont pratiquement mon âge“ lui ais-je indiqué.

    Le jeune me dit: mais, ce n'est pas possible, mon père a cherché vainement une femme de notre parti (son père erre de centre en autres centres et ne sait plus trop chez qui il est). Je lui indique que j'avais déjà proposé ma candidature en juillet 2012 quand son père était passé me voir et c'était bien noté et entériné.

    Sur l'insistance du fils, le père m'appelle au téléphone et fait l'idiot: “mais, j'étais comme vous le savez en poste à Pointe-à-Pitre et je n'ai pris ma retraite qu'en juillet: quand je suis revenu, la liste était faite, je n'ai pas vu votre nom et j'ai pensé que vous ne vouliez plus figurer…." mais, ne vous en faites pas, si vraiment vous voulez vous impliquer, on vous proposera dans des commissions si nous gagnons bien sûr…." il quémandait une voyance pour savoir s'il allait être élu…. “faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages“…. j'ai fais comme si ne n'avais pas deviné sa sollicitation masquée. En 2007, je lui avait prédit qu'ils ne seraient que 7 élus de sa liste dans le conseil municipal… il n'a pas voulu me croire… mais, j'ai eu raison et donc, s'en souvenant, il devenait gentil comme un toutou… c'est incroyable le nombre de gens qui se moquent de mes compétences quand ils n'en ont pas l'utilité et qui soudain, veulent savoir! Cet ancien maire a une réputation de dictateur: il est toujours en train de crier, de houspiller tout le monde et même les conseillers.

    La maire actuelle fut son adjointe durant les premiers mandats et c'est l'autoritarisme du maire qui lui a fait monter une liste adverse. Une directrice d'école, ça donne des ordres, ça n'en reçoit pas… sinon, elle se plaint à son syndicat. Rose, toujours. La région est Rose: la gauche cassoulet qu'on l'appelle. Le président du conseil général, Rose, est venue la soutenir, samedi dernier, au squelettique marché du village. Cela a dû fortement impressionner les mémés rouges du coin. Dans ce village, une multitude de réfugiés politiques espagnols, dont la maire.

    Dans la même réunion préparatoire, des jeunes avaient été convaincus de venir discuter, voir comment cela se passait. On espérait en convaincre… l'ancien adjoint faisait la réclame à une dizaine de jeunes. Voila, je me présente: je m'appelle Untel, je suis retraité de la Sénécéfé et je suis socialiste…. j'étais dans l'équipe de Mr Tartempion qui veut récupérer la mairie et nous avons besoin de certains d'entre-vous pour rajeunir le futur conseil municipal…

    Oulà me suis-je dis instantanément!

    Et, là, un jeune a exposé la question que je me posais; il a dit: mais… vous ne montez pas une liste sans étiquette? et le ponctionnaire en retraite d'acquiécer sans se rendre compte de sa bêtise: mais oui, bien sûr!

    Mon QI de 130, à côté de ça!! ?

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    Surdoués pour la vie: Vivre sa différence d'intelligence n'est pas toujours facile

    Nombre d'individus développent de forts potentiels d'intelligence sans le savoir. Dans la vie quotidienne, ils doivent gérer leur complexité. Pas toujours simple.

    Le 12 octobre est choisi pour Intelligence Day par les membres de Mensa, une association très sélecte créée à Oxford en 1946. Elle compte aujourd'hui près de 110.000 membres à travers le monde et un peu plus d'un millier en France. Pour en être membre, une seule condition: avoir un QI au-dessus de 130, c'est-à-dire faire partie des 2 % de la population considérés comme les plus intelligents. Au cours de ces réunions interviennent des psychologues, des scientifiques, des parents ayant des enfants surdoués, des adultes à haut potentiel intellectuel qui viennent raconter leurs expériences.

    Les Français savent, depuis 1992, grâce à l'émission de télévision de Jean-Marie Cavada "La Marche du siècle", que des enfants surdoués peuvent rencontrer des difficultés dans un cadre de formation classique. Mais ils savent moins que la surdouance perdure et peut aussi compliquer la vie des adultes jusqu'à être vécue comme un véritable handicap. "La surdouance ne disparaît pas avec l'âge, explique la psychologue Monique de Kermadec auteur du livre de référence L'Adulte surdoué, paru en 2011 (Albin Michel). Elle a même tendance à s'accroître. L'hypersensibilité et la réactivité émotionnelle, ce souci de perfectionnisme qui peut hanter les personnes à haut potentiel intellectuel également."

    Alors que, en France, la question a été assez peu étudiée, les Anglo-Saxons s'intéressent depuis de nombreuses années à ces adultes à fort potentiel intellectuel. Des groupes ont notamment été suivis sur des décennies grâce à une étude entreprise par Lewis Terman dans les années 20. Il a repéré 1444 enfants et ne les a pas lâchés. Surnommé les "Termites", ces individus développant un QI supérieur à 140 ont été étudiés même après la disparition de Terman en 1956.

    La question qui se pose est bien sûr de savoir si tous ont vécu heureux, fait des carrières exceptionnelles… Ça n'est pas le cas. Seul l'écrivain Ray Bradbury est sorti du lot. D'autres ont eu des parcours assez chaotiques (études ratées, échec à l'université…). Ce travail scientifique a révélé quelques points essentiels. Les "Termites" ayant mieux réussi que les autres sont souvent issus d'un milieu plus évolué culturellement. "Il ne faut pas en conclure hâtivement qu'il n'y a des surdoués que dans les classes favorisées, nuance Monique de Kermadec, mais plutôt que, plus un individu est coupé d'un environnement qui lui ressemble, plus il va développer un mal-être et une difficulté à vivre sa différence d'intelligence." C'est vrai à l'université, mais aussi dans l'entreprise et encore plus dans une société comme la France où le principe d'égalité et le formatage des cursus d'excellence pèsent lourdement sur ses brillants éléments rentrant difficilement dans les moules.

    L'histoire est pleine de ces personnes à fort potentiel qui, une fois qu'ils ont trouvé leur voie, racontent les difficultés qu'ils ont traversées. La pianiste Hélène Grimaud a décrit à quel point elle a dû travailler pour imposer sa différence. Son génie, bien que révélé dans le domaine de la musique - elle a été reçue première à l'unanimité à l'âge de 13 ans au conservatoire de Paris -, n'a pas totalement canalisé ses difficultés sociales. Elle passe de longs moments loin du monde avec ses amis les loups. "Ce sont eux qui m'ont socialisée, dit-elle. Ils m'ont appris à vivre dans le moment, ce que je n'arrivais pas à faire avec les hommes." L'actrice Jodie Foster, surdouée reconnue, a aussi témoigné à travers sa fiction, Le Petit Homme, de la difficulté de s'intégrer. Jacques Attali, sorti major de Polytechnique avec des résultats impressionnants, ne cache pas non plus que son potentiel, révélé au lycée, l'a singularisé aux yeux des autres. Quand on lui demande s'il se reconnaît des dons particuliers, il a, comme beaucoup de personnes à haut potentiel, tendance à les minimiser. L'homme est capable de diriger un orchestre à ses heures perdues et dit tourner les pages de la partition dans sa tête… Avant d'ajouter, comme pour se dédouaner, qu'il n'a pas l'oreille absolue et qu'il n'a donc rien d'un génie.

    Un projet mondial pour comprendre le cerveau

    Assumer leur différence, c'est la grande difficulté de ces personnes à haut potentiel intellectuel. La science parvient aujourd'hui à analyser quelques paramètres de cette hyperintelligence sans pour autant pouvoir tout expliquer. "Du point de vue génétique, il est impossible aujourd'hui de savoir si la "sur-douance" se transmet, affirme le docteur Bernard Sablonnière. En revanche, des études réalisées grâce au développement des IRM (imageries par résonance magnétique) ont permis de localiser des activations particulières du cerveau. Richard Haier, de l'université Irvine, en Californie, a identifié un réseau de connexions bien individualisées chez ceux qui obtiennent de très bons résultats aux tests d'intelligence. C'est dans la rapidité et l'efficacité des connexions entre les neurones que semble se nicher la performance intellectuelle de certains individus."

    Un projet mondial appelé Connectome Humain, qui vise à regrouper les résultats de 35 centres d'imagerie à travers le monde, a débouché sur des informations très intéressantes allant dans ce sens. Elles ont révélé que, si les mêmes régions du cerveau se mettent à fonctionner chez tous les individus quand il s'agit de réfléchir, la vitesse de l'échange des informations entre les différentes parties du cerveau diffère suivant l'âge mais aussi l'étendue des connaissances, l'état émotionnel ou la capacité de concentration.

    Chez certaines personnes l'intelligence se révèle une véritable pathologie, comme l'écrivain et poète Daniel Tammet, qui souffre du syndrome d'Asperger et développe des capacités de synesthésie permettant, par association, de développer des capacités hors du commun. Daniel Tammet parle 12 langues et a appris l'islandais en une semaine. Il a une fascination toute particulière pour les chiffres. Ils lui ont permis de se sociabiliser, affirme-t-il. Dans son ouvrage autobiographique Je suis né un jour bleu, il résume sa philosophie de vie: "L'important n'est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres." Une pensée que reprend la psychologue Monique de Kermadec: "Ces personnes ont une véritable quête de sens et il est essentiel qu'elles arrivent à trouver leur chemin. Elles peuvent vraiment enrichir le monde si on leur donne toute leur place et si on accepte leur différence."

     

    Les stars du QI

    Tous les surdoués ne finissent pas capitaine d'industrie, star d'Hollywood ou prix Nobel. Mais beaucoup de personnes célèbres affichent des QI supérieurs à la moyenne. Il y a un demi-siècle, la psychologue Catherine Cox a eu la bonne idée de travailler sur les écrits, les biographies et les correspondances des grands hommes pour savoir si, oui ou non, ils disposaient de QI hors norme. Il en ressort que Goethe ou Leibniz franchissent allégrement les 180 de QI, que le mathématicien Laplace et Voltaire rivalisent d'intelligence (QI: 168) et qu'Albert Einstein, symbole contemporain du génie hors norme, arrivait à un QI de 162, assez loin derrière l'intelligence brute de Blaise Pascal, mesurée à 173. Tous sont bien au-dessus de la norme d'intelligence moyenne, qui tourne autour de 100.

    Chez nos contemporains, certains surdoués annoncent leur intelligence sans complexe voire en militant. Ils sont en général américains. En tête, les actrices d'Hollywood tenant à rappeler que leur travail ne se limite pas à une fonction purement décorative. Sharon Stone, Nicole Kidman, Jodie Foster assument la plasticité de leur cerveau comme du reste. Madonna aussi, qui aurait un QI de 140. Plus attendu, on retrouve outre-Atlantique deux figures de la réussite high-tech, Bill Gates et Steve Jobs, des politiques, Bill Clinton et sa femme Hillary en tête, ou encore des écrivains, telle Joyce Carol Oates, membre de l'association de surdoués Mensa.

    En France, les célébrités surdouées se font plus discrètes dans ce souci très hexagonal de ne surtout pas se distinguer pour éviter les coups. Mais, si elles font rarement des tests, ces personnalités se font repérer en racontant leur passé d'enfant précoce, comme l'excentrique Amélie Nothomb, la mystérieuse Hélène Grimaud ou le touche-à-tout Jacques Attali . Certains, comme beaucoup de surdoués adultes, s'ignorent.

    Ce fut longtemps le cas de l'acteur Smaïn jusqu'à ce que son intelligence soit révélée dans un divertissement télévisuel testant les capacités cognitives des invités. "J'ai été le premier surpris, même si j'ai toujours eu l'impression d'aller très vite dans ma compréhension des choses, confie-t-il. Je n'ai jamais été très brillant en maths mais j'ai comme une sorte d'instinct qui me permet d'analyser rapidement une situation dans sa globalité." Sa vie a-t-elle changé depuis? "Non, répond le comique. Je sais garder la bonne distance avec ce genre de choses mais sur le moment j'ai été extrêmement fier pour ma fille."

  • Accessibilité obligatoire encore repoussée!

    Si vous aussi vous pensez que l’accessibilité simplifie la vie de tous: personnes en situation de handicap, parents avec une poussette, personnes âgées, blessés temporaires, personnes voyageant avec une valise encombrante.

    Si vous aussi vous pensez que la société doit s’adapter pour accueillir tout le monde, quelles que soient les capacités et déficiences de chacun.

    Si vous aussi vous pensez que les intérêts particuliers défendus par les lobbies ne doivent pas guider les pouvoirs publics dans la mise en place de leurs politiques.

    Si vous aussi vous pensez que l’accessibilité relève de l’intérêt général, soutenez toutes celles et ceux qui se sont engagés dans la mise en accessibilité de la société, Encouragez toutes celles et ceux qui sont prêts à le faire dès demain.

    Dites oui à l’accessibilité en signant cette pétition!

     

    http://www.necoutezpasleslobbies.org/je-signe/

     

     

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    P.V. = 135 €