Courthney Cox
Courthney Love
Stallonne sa mère! (Jackie qu'elle s'appelle)
Fergie (connais pas)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Courthney Cox
Courthney Love
Stallonne sa mère! (Jackie qu'elle s'appelle)
Fergie (connais pas)
La Française, son chic inné, son aura sulfureuse, ses enfants parfaits… Le cliché, ultra-glam, désespère les housewives américaines, qui rêvent d’égaler cette fashion icône, un peu trop mythique pour être vraie. Six vanity poncifs enfin démystifiés.
Vous avez toujours rêvé d’être une star ? De susciter tant d’intérêt que mille et un ouvrages seraient consacrés à l’étude de votre grâce, de votre humour irrésistible ou encore de votre style absolument génial ? Bonne (et première) nouvelle : ce rêve est aujourd’hui réalité ! Car oui, vous êtes bel et bien une star…, celle des rayons de librairies outre-Atlantique (c’est toujours ça !). Impossible pour les maisons d’édition américaines de le nier : grâce à vous, elles engrangent chaque année des millions de dollars. Votre exploit? Être née française et incarner du même coup l’idéal au féminin selon la femme américaine.
“
Ce je-ne-sais-quoi ”
Car aux États-Unis, le mythe de la femme française est tel que bon nombre de livres sur le développement personnel s’en inspirent. What French Women Know, de Debra Ollivier ; Chic & Slim toujours, d’Anne Barone ; Bringing Up Bébé, de Pamela Druckerman ; French Women Don’t Get Fat, de Mireille Guiliano ; Fatale, How French Women Do It, d’Edith Kunz… Afin de percer ce mystère inhérent à notre petite personne (mais comment font-elles pour être si parfaites ?), des dizaines d’auteurs se sont mis au travail. On y apprend au passage que la femme française est belle au naturel, qu’elle a un sens du style inné, qu’elle a ce je-ne-sais-quoi qui la rend irrésistible, qu’elle mène les hommes et ses enfants à la baguette. Mais ce n’est pas tout: elle est fatale, mystérieuse, nonchalante, subtile, sûre d’elle, drôle, charismatique…
La vérité de vrai: quand, avant la guerre de ma vieillesse, je me garait sur une place vide, en quelques minutes, une trentaine de voitures se garaient contre la mienne tellement je suis charismatique et que, quand j'ai cessé mes émissions de télévision sur TLT, j'ai reçu des tas d'appels me dirsant que moins au moins, contrairement à celle qui a payé pour me piquer ma place, j'avais les yeux qui sourient à la télé; une femme m'a dit, même, vrai de vrai je vous jure: vous êtes miraculeuse... bon, là, c'était un peut trop, je vous l'accorde...
Dire que cette femme, c’est vous, moi, votre voisine de palier, votre collègue de travail (que, curieusement, on ne voit pas du même œil)… Dire aussi que cette même femme, prétendument parfaite et ultra-sûre d’elle, bave sur les Brushing impeccables de son homologue américaine, sur ses manucures so chic et trendy, sur son sens inné de l’hospitalité, sur ses cookies moelleux dedans, croustillants dehors… et qu’elle est prête à débourser des dizaines d’euros chaque année dans des ouvrages passant au peigne fin l’American way of life pour tenter de s’en approprier l’essentiel !
Alors évidemment, on pourrait se contenter de recevoir ces brassées de roses sans broncher. On pourrait continuer à entretenir le mystère, à alimenter le mythe. Mais la femme française est aussi connue pour son franc-parler. Elle ne mâche pas ses mots. Il est donc grand temps de rétablir quelques vérités. Cela pourrait s’intituler : The Truth About French Women, by a French woman assez loin de la perfection et tellement représentative de ses semblables…
La Française est belle au naturel
Le mythe : selon de nombreuses Américaines, le temps n’aurait aucune influence sur notre divine beauté. Nous vieillissons sans prendre une ride. D’après les auteurs des best-sellers, notre naturel si charmant serait le résultat d’un jus de citron fraîchement pressé et avalé à la hâte tous les matins. Quant à l’éclat de notre peau, il serait la conséquence d’une addiction certaine au sommeil. Autrement dit, nous serions de jolies princesses à la beauté immortelle bio et couche-tôt.
La vérité de vrai de vrai: c'est que des jeunes de 20-25 ans, il y a six mois m'ont dit: vous devez avoir 42 ans?! et j'ai insisté: mais, vous êtes sûrs: regardez bien, en pensant à leur maman, ils ont réitéré: 42 ans, j'en suis sûr... et une coiffeuse, l'an passé m'a dit: vous devez avoir dans les 45 ans... bref, en général, c'est 15 à 18 ans de moins... par chance, ma fille parait n'en avoir que 25... donc, on nous prends plus pour grande soeur que pour mère-fille! et je ne dois pas être la seule, croyez-moi! Fille de France: oui, t'est belle... d'ailleurs, pourquoi y'a-t'il tant de nouveaux arrivants en France? hein... parce que nous vivons très longtemps, na! et à la nôtre de santé.
La vérité : elle est beaucoup moins glamour, évidemment. Premier aveu, la Française est une petite cachottière. Sa devise : n’avoue jamais ! Plutôt mourir que livrer ses secrets de beauté. Elle clame dans les magazines qu’elle a hérité son blond bébé de sa maman ? Archifaux ! Elle a mis des mois avant de trouver le bon coloriste. Mais pas question de le dire. Et encore moins de divulguer le nom du fameux coloriste. Le coup du jus de citron pressé tous les matins qui nous assurerait un teint plus frais que frais ? Soyons sérieux, la Française est beaucoup trop fainéante pour se plier à ce genre de rituel. À la place, elle investit dans des supercrèmes antirides dès 25 ans. D’ailleurs, selon une récente étude menée par un journal anglais, les Françaises sont les premières consommatrices de crèmes antirides en Europe. La jolie princesse à la beauté immortelle est en fait une sorte de Mère Gothel accro aux élixirs de jouvence…
La vérité je vous jure: je ne dors que 5 h par nuit et je viens d'utiliser ma première crème antirides à l'âge de 63 ans (depuis le 10 août!)
La Française mange, mais ne grossit pas
Le mythe : miracle des miracles, la Française se goinfre à longueur de journée de baguette beurrée, mais elle ne prend pas un gramme. Sa silhouette reste fine et élancée. D’ailleurs, le mot « régime » ne fait pas partie de son vocabulaire. Mireille Guiliano, auteure de French Women Don’t Get Fat, le proclame haut et fort dans son manifeste de la femme française : French women don’t diet. Parlez-lui de diet, et celle-ci se met à glousser, glissant au passage qu’elle doit sa ligne de déesse à un métabolisme hors norme. Quelle chanceuse, cette French girl !
La vérité : tout ça est vrai ! La Française ne se déclare jamais « au régime ». Elle préfère dire qu’elle fait « attention ». Traduction : elle se serre la ceinture en continu mais… mine de rien.
Vous voyez la nuance ? Quant à la fameuse baguette beurrée…, elle n’en a pas croqué depuis juin 1984, date du baptême de son aîné ! Autre détail loin d’être anodin : beaucoup de Françaises présentent une addiction certaine à la cigarette (sur 100 fumeurs, 45 sont des fumeuses), réputée pour calmer les nerfs, certes, mais aussi pour couper les petites faims passagères. Ceci explique peut-être cela.
La vérité de vrai: mon plat préféré? après le cassoulet que je cuisine mieux qu'un chef à 5 étoiles, mon plat préféré est le très bon pain croustillant avec une très grosse couche de bon beurre à peine tartinable: c'est bien connu, les hommes préfèrent les grosses! on est plus confortable!
La Française est désirable
Le mythe : la Française est une séductrice-née. Dans French Women Don’t Sleep Alone, Jamie Cat Callan raconte qu’elle déborde de confiance en elle et parvient, en deux temps trois mouvements, à mettre n’importe quel homme à ses pieds. Son arme fatale ? La lingerie fine. Ses placards déborderaient d’ensembles plus affriolants les uns que les autres qui lui assureraient une sexy attitude en continu.
La vérité : si la Française collectionnait les parures en soie et dentelle, ça se saurait ! Une récente étude menée par l’Institut français de la mode révèle qu’elle a dépensé en 2012 la modique somme de 97 euros en lingerie… Au total, les Américaines dépensent cinq fois plus que les Françaises. Pas de quoi se pâmer et, surtout, pas de quoi faire des folies ! En revanche, de quoi largement faire plaisir à Petit Bateau, qui reste « le » fournisseur officiel des petites culottes made in France. Le modèle phare de la maison : la culotte recouvrante 100 % coton. C’est notre taux de désirabilité qui en prend un coup !
La vérité de vrai: Petit bateau, mon oeil? moi, c'est un mini-slip qui tient par la grâce de mes hanches et dont j'achète le même style depuis ma première chemise (heu, culotte!).
La Française cuisine si bien !
Le mythe : ah, voilà une femme qui sait vivre ! Qui apprécie le bon vin, la bonne chère et qui passe des heures derrière ses fourneaux à préparer de bons petits plats mijotés, du type coq au vin ou blanquette de veau. Son carnet de recettes est une relique ô combien précieuse, qui se transmet de mère en fille depuis quatorze générations… au moins !
La vérité : elle est, certes, la reine des plats mijotés… mais 2 minutes 30 secondes maximum au micro-ondes. Son nouveau best friend forever répond au doux nom de Thermomix. Elle adule ce robot qui fait tout à sa place : elle jette mille et un ingrédients dans un grand bol, elle appuie sur un bouton, et, une manucure express plus tard, il en ressort une terrine digne d’un trois-étoiles ! Magique ! Quant à la blanquette de veau de sa grand-mère, elle n’est qu’un vieux souvenir d’enfance que la Française ravive tout de même une fois par an à la terrasse d’un bistrot parisien. Oui… tout se perd !
La vérité de vrai: une blanquette par semaine minimum! à se lécher les babines.... et le premier toqué de la toque qui vient me chanter que son cassoulet est meilleur que le mien est le même qui raconte partout que sa sardiné à bloqué le port de Marseille!
La Française est une pro de l’éducation
Le mythe : en 2012, Pamela Druckerman, une Américaine parisienne d’adoption, publie French Children Don’t Throw Food, un best-seller qui passe au peigne fin nos méthodes d’éducation. Selon l’auteure, « l’éducation est l’un des fleurons de la culture française, comme la mode ou le fromage ». Résultat ? Nos adorables petits anges sont sages, bons dormeurs, autonomes, polis, patients et, surtout, pas capricieux. Évidemment, ils mangent de tout (épinards et choux de Bruxelles inclus) ! Contrairement aux Américaines, la Française n’est pas dans l’overparenting, qui consiste à surstimuler son enfant en permanence. Elle est plutôt dans une parentalité fondée sur la sérénité.
La vérité : « sérénité » est un mot qui ne fait plus partie de son vocabulaire depuis qu’elle a quitté la table d’accouchement ! Ses enfants sont des petits monstres qu’elle dompte à coups de carottes. Car l’arme secrète de la Française côté éducation est bel et bien la botte de carottes. Son truc ? User encore et encore du bon vieux chantage affectif : « Tu auras droit à dix minutes de Xbox quand tu auras débarrassé la table, fini tes devoirs et brossé tes dents. » Quant au fait de ne pas surstimuler l’enfant, c’est tout simplement parce qu’elle a compris qu’elle n’arriverait à rien. C’est la politique du « jetage d’éponge », également appelée « baissage de bras ». En bref, elle démissionne…, d’où la sérénité retrouvée !
La vérité de vrai: je n'ai eu qu'une fille mais elle n'est jamais sortie de son lit (avant ses 8 ans) ou sortie de table (avant ses 14 ans) sans avoir demandé la permission à maman!!! si tu sait y faire, ton gosse ne te mangeras pas la soupe sur la tête, que j'ai eu 18 ans en 68 ou pas: mais, bon sang: coordonnier et maître chez soi! si vous ne pouvez pas en faire autant, inutile de faire des gosses: l'éducation, c'est pas de l'élevage de marmaille pour toucher des allocs et jouer au tiercé!
La Française est “so chic”
Le mythe : elle trimbale sa silhouette nonchalante du pont des Arts aux terrasses de Saint-Germain-des-Prés. Elle affiche une désinvolture naturelle. Elle manie les codes de la mode comme personne. Elle ne connaît pas les fautes de goût. Un rien l’habille. Elle affiche cet air mystérieux qui fascine encore et encore.
La vérité de vrai: oui, exact, avant d'être borgne et boiteuse, vous demandiez à un mec ce qui lui plaisait chez moi, il répondait invariablement: son port de reine, son port de déesse... sans me flatter, non mais!
L'art de faire "genre”
La vérité : nous ne sommes pas toutes des Ines de la Fressange ou des Charlotte Gainsbourg en puissance, loin de là. Le triste constat ? La Française se bat comme une lionne pour comprendre les tendances et savoir comment les afficher. Pas de style inné à l’horizon, mais un symptôme aigu et permanent du « je-n’ai-rien-à-me-mettre » qui conduit à porter un peu tout et n’importe quoi… n’importe comment. Le secret de la dégaine à la française ? Faire tout « faussement » : être faussement coiffée, faussement habillée, faussement fatale. Afficher une démarche faussement assurée, une mine faussement sympathique… Le résultat de cette « faussement attitude » ? Un air faussement mystérieux qui fascine encore et encore !
La vérité de vrai: et qui a été la première toulousaine a accoucher sous le monitoring à Toulouse? qui a été la première femme a être photograveur offset dans une imprimerie toulousaine? qui a été la première voyante sur Télé-Toulouse a être payée par la télé et à ne pas payer pour passer à l'antenne... qui été à l'origine en France de la toute première "explication des rêves dans les médias"? bon, j'arrête-là, j'ai été trop souvent première de quelque chose.... alors, que la critiqueuse du Figaro se morde jusqu'au sang ses lèvres de vipère!
Conclusion de merde
La Française est une délicieuse mystificatrice qui excelle dans l’art de « faire genre ». Son truc ? Appliquer la devise « Less is more » dans à peu près tous les domaines. Un talent qui n’est apparemment pas donné à tout le monde !
Et quand tu parleras Français en France au lieu d'utiliser du galimatias angliche de crétine qui a traîné ses fesses sur les bancs de la fac, tu seras moins conn.. et parvenue bobo de gauche que même les américaines ne doivent pas imiter tellement cela fait couil... de ne pas savoir parler la langue de son pays, de savoir bien l'écrire ou le dire sans faire de liaisons partout: quartiers zisolés, personnes zagées, personnes zandicapés... etc... etc... si tu veux ma recette de blanquette en échange d'une belle pub sur mes compétences, te gêne pas: viens chez moi, je pousserais mes copines grassouilletes et bonnes cuisinières "qui-se-la-jouent-pas" dans les coins pour te faire de la place, cocotte en papier!
La championne paralympique d'aviron, Nathalie Benoit, a parcouru un milier de kilomètres à la force des bras.
leParisien.fr
Au bout de l'effort, elle a pu savourer le moment et mesurer la portée de son exploit. Nathalie Benoit, vice-championne Paralympique en aviron à Londres en 2012, a connu la délivrance mardi à 15h50, en entrant dans le Vieux port de Marseille, sous les vivats d'une petite foule émue et, après plus d'un millier de km parcourus à la rame sur fleuves, canaux et mer.
La jeune femme de 33 ans, condamnée au fauteuil roulant par une sclérose en plaques, a accompli son exploit à la force des bras.
En menant à bien son défi avec constance, endurance et une inébranlable détermination, celle que ses amis appellent "la Dame de fer" a non seulement accompli en 5 semaines une performance sportive inédite, mais aussi réalisé un haut fait d'espoir et de solidarité avec toutes celles et ceux qui souffrent d'un handicap. "Mon plaisir d'avoir atteint cet objectif est déjà teinté de nostalgie", a-t-elle déclaré en donnant les derniers coups d'aviron (300 000 en tout depuis son départ de Paris le 15 juin), alors qu'elle doublait sous un soleil torride le Fort St Jean, à l'entrée du Vieux port. Elle a documenté son projet étape par étape sur une chaîne Youtube dédiée.
Devenue une championne d'aviron en 5 ans
"Oui, a-t-elle expliqué, j'ai déjà la nostalgie de cette incroyable chaleur humaine qui m'a entourée à chacune de mes 39 étapes depuis le départ. Ce fut un bain de sourires, d'encouragements et de gratitude qui, au-delà de ma performance physique, s'adressait à travers moi, à tous ceux qui souffrent et se battent pour la vie". Mardi, Nathalie a marqué avant le Vieux port, une dernière halte à l'Estaque, au Cercle d'aviron de Marseille, là où il y a cinq ans elle s'est lancée dans cette discipline exigeante où elle s'est hissée au sommet des podiums.
Plusieurs yoles de jeunes garçons et filles sont venues l'accompagner et la soutenir pour les derniers kilomètres. "Revenir ici, c'est comme rentrer à la maison...", confie-t-elle en partageant une part de pizza avec les jeunes rameurs dans le hangar où sont entreposées sur des racks, les longues et fines embarcations de compétition.
Un exploit physique et mental
L'effort consenti depuis Paris par Nathalie Benoit tient en deux chiffres. Aux avirons, une personne valide utilise dans sa propulsion, en avançant et reculant sur son siège de nage, à 70% ses jambes et à 30% ses bras et épaules. Sanglée sur son siège fixe, Nathalie ne peut pas utiliser ses jambes et toute l'énergie sollicitée est concentrée dans ses seuls membres supérieurs.
Voguant de concert avec ses jeunes admirateurs-rameurs, sur des yoles de deux, quatre et huit places, la jeune femme doit donner deux coups de rame quand les autres n'en donnent qu'un pour glisser sur le même nombre de mètres. Mais les vitesses sont égales et les jeunes membres du Cercle d'aviron de Marseille, semblent peiner davantage que leur aînée.
Le Vieux port résonne soudain des cornes de brume ainsi que de la puissante sirène des Marins Pompiers qui déclenchent leur canon à eau en un panache blanc qui monte vers le ciel d'azur. "Nathalie, Nathalie..." crient des admirateurs massés sur les jetées. Elle accoste devant la mairie. Elle est émue. "Une aventure se termine, une autre commence...", lâche-t-elle. La prochaine sera à cheval, a-t-elle encore confié. Mais c'est une autre histoire.
Tous les sépians et sépianes avec toi, Nathalie!
hum.. peut etre bien que la grand mére n'est pas riche aprés tout
conclusion : la grand mére couche à l'hotel. quoi faire d'autre ? mais, qui paye?
et que peut-elle penser de son pays qui l'a trahie à son âge?
https://www.contrepoints.org/2013/07/14/130673-tu-seras-bienvenu-chez-moi
Tu seras bienvenu chez moi...
Publié le 14/07/2013
Le droit au logement s'étend désormais aux logements occupés. On ouvre votre porte, change la serrure, et on installe chez vous quelqu'un d'autre.
Ce n'est sans doute pas légitime, sans doute pas légal, mais c'est ce que font aujourd'hui les militants du Droit Au Logement. Pleins d'empathie et de compassion pour les mal-logés, un peu moins pleins d'empathie et de compassion pour les octogénaires, ils ont investi un logement non vacant dont la propriétaire avait eu le malheur de s'absenter quelques semaines. Lors de son retour à Bordeaux, son immeuble était occupé par des Bulgares.
Pour son avocat, Odette Lagrenaudie est victime du DAL (Droit au logement), une association indépendante s’occupant des sans-logis et des personnes expulsées. Ce seraient eux qui auraient décidé de « réquisitionner » le logement de la personne âgée pour y installer les deux familles bulgares sans logis ni titres de séjour. L’avocat va même plus loin, et accuse le DAL d’avoir forcé la porte de l’appartement pour y installer les sept personnes, tout en négligeant les preuves de son occupation. « Il restait tous les meubles de ma cliente, ainsi que de la vaisselle dans les placards. »
Une version que le DAL conteste. Selon l’association, l’immeuble présentait tous les signes d’un logement abandonné. « La porte d’entrée du bâtiment était ouverte depuis plusieurs semaines, et il ne restait presque aucun effet personnel à l’intérieur. Il n’y avait pas de vêtements dans les penderies et les pièces à vivre portaient de nombreuses marques de vétusté », explique Raphaëlle Reix, militante du Droit au logement. Suffisant pour décider d’y installer ces familles sans solution d’accueil. Un empressement dont la militante s’excusera tout de même face à Odette Lagrenaudie, lui assurant ne pas l’avoir fait « à son encontre », persuadée que l’immeuble était abandonné.
Logement un peu vide et un peu vétuste : pouf, réquisition !
Inutile de s'attarder sur la bêtise sans nom des militants, qui ne prennent pas le temps de vérifier que le logement est inoccupé. Se renseigner auprès des voisins aurait sans doute pris trop de temps, et l'urgence était grande : les familles bulgares n'avaient pas de solution d'accueil.
C'est maintenant la propriétaire qui est sans solution d'accueil ; elle loge à l'hôtel. La propriété privée n'est pas vraiment sacrée, après tout. Sans doute y a-t-il des millions de mal-logés dans le monde, auxquels le DAL sera ravi d'offrir votre logement pendant que vous partirez en vacances - surtout si vous emportez avec vous vos vêtements et que le logement paraît presque vide.
La récupération politique est presque aussi rapide qu'à la mort d'un antifasciste violent à la sortie d'une vente privée.
Ambiguïté de la préfecture. Pour Fabien Robert, maire-adjoint du quartier, cette histoire ubuesque est une conséquence directe du manque de cohérence de la préfecture, qui a choisi de ne pas accorder de titre de séjour à cette famille sans pour autant l’expulser du territoire français.
Il s'agirait d'une conséquence de la décision de la préfecture, qui aurait le choix seulement entre accorder un titre de séjour et expulser du territoire. Le DAL ne semble même pas envisager de demander à ses nouveaux amis bulgares de quitter les lieux pour rendre son logement à sa propriétaire - ce qui semblerait logique à toute personne censée.
Il semblerait que le bon sens a disparu. On peut expulser le propriétaire d'un logement, mais pas ses occupants aussi illégaux qu'illégitimes. On peut se prendre de compassion pour des mal-logés, mais pas pour une octogénaire expulsée.
Il faut attendre d'être nonagénaire et expulsée d'une maison de retraite privée pour attirer un peu de compassion. Mais quand on est seulement octogénaire, on ne peut pas espérer retrouver son logement en l'état, ou conserver le chauffage l'hiver quand on tente de produire soi-même un peu d'électricité. L'âge n'est pourtant pas le critère qui détermine la compassion ; ce critère, c'est la propriété dans certains cas ou l'obéissance à l’État.
Tout, si on le fait pour des démunis, devient moral. C'est le beau credo de la morale altruiste ; on en vient presque à se demander si les militants du DAL n'ont pas tenté de soutirer une petite larme de pitié de l'octogénaire pour les nouveaux occupants. Comprenez, en plus d'être mal logés, ils n'ont rien à faire là et ont fait un long chemin pour enfin pouvoir loger chez l'habitant, sans l'habitant.
La propriété vous placera donc systématiquement du mauvais côté de l'empathie, du mauvais côté du jugement. Que certains principes moraux et droits inaliénables soient bafoués ne pose plus vraiment problème, et les médias seront sans doute plus sensibles au délogement des nouveaux occupants qu'au sort de la vieille dame.
Le collectivisme nouveau est arrivé, celui de militants pleins de ferveur et convaincus de la justice de leur action qui remettent en cause les droits individuels pour donner la priorité à leur conception de la morale. Tous auront le sentiment d'obéir à une justice supérieure quand ils arrachent des plants de maïs ou réquisitionnent des logements occupés, certains n'hésiteront pas à manifester contre un ennemi fasciste fantasque qu'ils incarnent mieux que quiconque, à affronter la police pour dénoncer la violence.
Ils ont raison : ce qui compte dans la bataille des idées, c'est la cohérence. Les plus collectivistes, les plus violents et les plus actifs, l'emporteront sur les collectivistes modérés qui veulent bien qu'on leur prenne plus de la moitié de ce qu'ils produisent, mais aiment retrouver leur logement dans l'état où ils l'ont laissé.
Espérons tout de même que les vacances des Français seront bonnes, et que la plupart d'entre eux retrouveront leur logement à leur retour.