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  • Aimez votre pays à haute voix, racontez-le,

    célébrez-le, servez-le, car le vent se lève…

    RL: Cher Guillaume Senet, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs?

    Guillaume Senet: Je suis doctorant en droit, spécialisé dans les questions d’éthique publique. Ma thèse porte plus précisément sur les prises illégales d’intérêts, un sujet qui touche à la frontière entre le droit, la politique, et la responsabilité au service du bien commun. Depuis toujours, je suis passionné par l’histoire de France. Pas simplement pour la chronologie des faits, mais pour ce qu’elle dit de nous, pour la grandeur des figures qui l’ont forgée, et pour la beauté des œuvres qu’elle nous a laissées.

    Notre civilisation a porté en elle un souffle de génie: celui de Gutenberg et de l’imprimerie, de Léonard de Vinci et de l’harmonie des formes, de Vauban et de l’art militaire au service de la paix, de Colbert et du projet économique d’un État bâtisseur, mais aussi des bâtisseurs de cathédrales, des pionniers du chemin de fer, des ingénieurs de la Tour Eiffel, ou encore des esprits libres de l’Encyclopédie. Il y a dans notre histoire un trésor de savoir-faire, de foi, d’invention, d’équilibre, qu’il faut aujourd’hui redécouvrir.

    Mes études de droit m’ont permis d’approfondir cette passion à travers l’histoire des institutions, l’histoire du droit, des libertés publiques… autant de prismes qui donnent un éclairage singulier sur notre héritage. Le droit raconte l’évolution des mentalités, des rapports de force, des conceptions de la justice et de la société. Il révèle comment une nation se structure, se gouverne, et se pense elle-même.

    Ce parcours nourrit aujourd’hui un engagement plus large, culturel, intellectuel, collectif. J’essaie, à ma mesure, de participer à la transmission de cet héritage, non pas dans la nostalgie, mais avec le désir de bâtir du lien, de faire œuvre commune, de rendre visible ce qu’il y a encore de beau, de vrai et de grand dans notre pays.

    RL: Qu’est-ce qui vous a motivé à monter le spectacle historique Murmures de la Cité?

    Guillaume Senet: Ce qui m’a motivé à créer Murmures de la Cité, c’est d’abord une conviction simple: notre époque a besoin de récits partagés, de beauté vécue ensemble, et d’un enracinement joyeux. Nous avons besoin de renouer avec notre histoire, non pas de façon muséale ou figée, mais de manière vivante, incarnée, populaire. Murmures de la Cité est né de ce besoin de réconcilier les gens avec leur territoire, leur mémoire, leur culture, leur fierté aussi — au bon sens du terme.

    À travers le spectacle, j’ai voulu offrir un moment de cohésion, de souffle, de Transmission. Une fresque vivante, portée par des bénévoles de tous âges, qui montre que l’histoire n’est pas derrière nous, mais en nous.

    L’idée n’était pas simplement de faire revivre des épisodes du passé, mais de faire résonner des valeurs: le courage, la foi, la liberté, la paix, le sens du bien commun… Ces valeurs sont intemporelles, et elles parlent encore aux cœurs d’aujourd’hui. Enfin, il y a eu une envie très profonde de bâtir quelque chose ensemble, sur ce territoire, avec ses habitants, ses talents, ses ressources. Murmures de la Cité est un spectacle, oui, mais c’est aussi une aventure humaine, collective, enracinée et tournée vers l’avenir.

    Une manière, peut-être, de répondre au bruit ambiant par un murmure… mais un murmure qui touche, qui élève, et qui rassemble.

    RL: Malgré les attaques plus ignobles les unes que les autres, et injustifiées, de la part de ceux que nous n’hésiterons pas appeler les partisans de l’anti-France, le spectacle a été un franc succès et s’est joué à guichet fermé.

    Cela vous a-t-il encouragé à poursuivre l’aventure? Et si tel est le cas, pourriez-vous nous faire part d’éventuels projets ultérieurs?

    Guillaume Senet: Absolument. Le succès du spectacle Murmures de la Cité — malgré les attaques injustes, parfois ignobles, venues de ceux qui n’aiment ni notre histoire ni notre peuple — nous a profondément encouragés. Joué à guichets fermés, accueilli avec une ferveur incroyable par le public, ce spectacle a prouvé qu’il répondait à une soif réelle: celle de retrouver du sens, de la beauté, des racines communes. Il a réveillé des mémoires, redonné des couleurs au passé, et surtout, rassemblé dans une émotion partagée.

    C’est pourquoi nous ne comptons pas nous arrêter là. Dès les débuts de Murmures de la Cité, nous avons posé les bases de plusieurs projets complémentaires que nous souhaitons désormais développer pleinement.

    L’ACADÉMIE DE MURMURES DE LA CITE: TRANSMETTRE ET FAIRE GRANDIR

    Nous allons continuer à faire grandir l’Académie au service de la transmission. Elle propose des ateliers, des cycles de formation, des conférences, des moments de lien intergénérationnel. Elle vise à éveiller les intelligences, à nourrir les imaginaires, à transmettre l’histoire, la culture, les savoir-faire. Elle est ouverte à tous, sans distinction, avec cette ambition simple mais exigeante: former des esprits libres, enracinés, curieux, et tournés vers le bien commun.

    Et cette année, nous franchissons une étape décisive: plusieurs écoles, publiques et privées, nous ont sollicités pour intervenir dès septembre. Ce sera l’occasion de proposer des initiations pluridisciplinaires autour des arts du spectacle: équitation, escrime artistique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, chant, mise en scène, gestuelle historique…

    C’est une chance unique pour de nombreux enfants qui n’ont pas accès à ces disciplines à la maison, ni même souvent dans leur environnement. Ce que nous voulons, c’est éveiller des vocations, révéler des talents, ouvrir des horizons. Dans un monde souvent sclérosé par l’uniformité, nous voulons redonner aux enfants le goût de l’enracinement joyeux, de l’effort noble, de l’expression belle.

    LE COMPTOIR COOPÉRATIF: VALORISER LES TALENTS LOCAUX

    Nous voulons aussi continuer à faire vivre le Comptoir coopératif, qui valorise les artisans, producteurs, éditeurs et créateurs locaux. Ce comptoir n’est pas un simple commerce: c’est un lieu de rencontre, un espace de lien, une vitrine des richesses de notre territoire. C’est un engagement au service du bien commun, une manière de soutenir l’économie locale, de faire circuler la confiance, les idées et les talents. Là encore, il ne s’agit pas de " se servir ", mais de servir ensemble, humblement et concrètement.

    LE SPECTACLE RECONDUIT ET ENRICHI

    Et bien sûr, nous reconduirons le grand spectacle historique, avec la volonté de l’enrichir encore. Le public a été bouleversé, émerveillé, ému — nous avons reçu des centaines de témoignages bouleversants. Nous voulons aller plus loin: creuser l’écriture, approfondir la mise en scène, élargir la participation. Ce spectacle est un creuset: il rassemble, il donne à chacun sa place, quelle que soit son origine, son histoire, sa croyance. Il n’est pas seulement un divertissement: c’est un acte de mémoire, de création et de fraternité.

    UNE DYNAMIQUE CONSTRUCTIVE, JAMAIS CONTRE, TOUJOURS POUR

    Nous ne sommes pas dans la réaction. Nous ne voulons pas être “contre”, mais pour. Pour le territoire. Pour la culture. Pour les gens. Pour l’avenir. Nos projets sont enracinés dans une démarche positive, constructive, patiente et fidèle. C’est cette dynamique du “murmure” qui nous guide: douce mais ferme, modeste mais déterminée, paisible mais tenace.

    Nous croyons à ce que nous faisons parce que nous le faisons avec les autres et pour les autres. Nous avons vu des enfants, des parents, des anciens, des bénévoles, des artistes, des ouvriers, des commerçants, des croyants et des non-croyants vibrer à l’unisson. Et cela, aucun slogan haineux n’y peut rien.

    Murmures de la Cité, ce n’est pas un spectacle. C’est un souffle. Une œuvre collective. Une promesse de lumière dans un monde souvent trop gris. Une main tendue à la France qui dort encore, mais qui ne demande qu’à se réveiller.

    RL: Lors de l’université d’été de SophiaPolis, dont vous êtes l’animateur, des activistes enragés de gauche ont déposé une pancarte menaçante à l’entrée de ladite université. Pouvez-vous nous en dire plus?

    Guillaume Senet: Une pancarte a été découverte à l’entrée du site ce lundi, premier jour de l’Université d’été, affichée ostensiblement, puis trois ce jeudi. Elles émanent de la section locale de la CGT et reprennent les méthodes désormais bien connues de certains militants d’extrême gauche: slogans diffamatoires, menaces voilées et amalgames haineux. Sur cette pancarte, nous étions accusés — je cite — d’être des " R-HAINE ", Racistes, Contre les droits des femmes, Menteurs, Voleurs, Amis du capitalisme.

    Nous répondons simplement, point par point:

        Racistes? Nous sommes héritiers d’une civilisation qui a toujours su accueillir, intégrer, transmettre. Une civilisation façonnée par le droit romain, l’Évangile et le travail.

        Contre les droits des femmes? Nous sommes respectueux, profondément, de la dignité propre des femmes, de leur rôle irremplaçable dans la famille, la société, la culture.

        Menteurs? Nous sommes chercheurs de vérité, toujours prêts à débattre, à nous corriger, à dialoguer avec sérieux.

        Voleurs? Nous ne vivons pas d’argent public (qui est l’argent du contribuable, qui travaille, construit, risque et fait vivre le territoire).

        Amis du capitalisme? Nous sommes amis des entrepreneurs, des artisans, des commerçants, de tous ceux qui créent, bâtissent, risquent et font vivre les territoires.

    Mais revenons au théâtre militant du jeudi. Alors qu’un membre de notre équipe observait calmement leur petite performance, il s’est vu violemment injurier par l’un des syndicalistes, qui lui a lancé un très progressiste: "Ta gueule grosse pédale"

    Ah, la tolérance! Le respect! Les valeurs de la gauche inclusive! Homophobie? Sans aucun doute. Mais venant de ceux qui s’autoproclament champions des minorités, cela glisse sur leur conscience comme une pancarte sur une palissade.

    Ajoutons que leurs affiches ont été agrafées à coups de très grosses agrafes directement sur des arbres, des végétaux. Oui, un arbre, à côté d’une haie… Une véritable agression contre la biodiversité.

    Faut-il parler ici de violence végétale, de saccage vert, de non-respect du droit des végétaux? Et pourquoi pas de violation de domicile chlorophyllien? Qui plus est, sur une propriété privée. Non seulement c’est une dégradation, mais c’est une atteinte directe à la flore locale. Viol du droit des végétaux? Agression contre un bosquet innocent? À ce stade, même le chêne du coin demande réparation.

    Mais la question n’est pas seulement celle du grotesque. Elle est aussi politique. Ce n’est pas un geste isolé de militants perdus, c’est une stratégie assumée d’intimidation. Il faut appeler les choses par leur nom: ces pancartes ne manifestent pas un simple désaccord, elles relèvent d’une tentative d’intimidation politique. Elles signifient: "Nous savons où vous êtes. Nous pouvons venir".

    Et elle s’inscrit dans un climat où certains élus, proches de ces mouvances, se sont permis de diffuser publiquement les noms, adresses et photos de domiciles particuliers, privés, sur des sites municipaux officiels. Certains élus locaux, qui devraient incarner la République, se sont faits délateurs, préférant la stigmatisation à la contradiction, la menace à l’échange. Ces méthodes relèvent d’un autre temps, celui de la surveillance idéologique, de la mise à l’index, des listes noires.

    Et ils ont l’audace de se prétendre antifascistes… quand ils en reprennent toutes les méthodes. Mais qu’ils sachent une chose: ils ne nous intimideront pas. Nous ne nous arrêterons ni de penser, ni de transmettre, ni d’aimer la France, ni d’en parler. Car s’il y a une haine dans cette histoire, elle n’est pas de notre côté. Et pendant qu’ils scandent des slogans, nous, nous créons du beau. Pendant qu’ils insultent, nous élevons. Pendant qu’ils abîment, nous bâtissons. Et cela, ils ne le supportent pas.

    RL: Cette même gauche vous a salis vous et toute l’équipe de Murmures de la Cité sans discontinuer, allant même jusqu’à vous accuser de complaisance avec le IIIe Reich, notamment les journaux L’Humanité et La Montagne. Pour avoir assisté à Murmures de la Cité le 13 juillet, en présence de monsieur le maire de Moulins, je peux affirmer que c’est un mensonge éhonté qui relève de la diffamation pure et simple. Envisagez-vous des poursuites judiciaires à ce propos?

    Guillaume Senet: Il est des calomnies qui salissent ceux qui les profèrent bien plus que ceux qu’elles visent.

    Oui, nous avons été diffamés, accusés des pires ignominies par une certaine presse militante — L’Humanité, La Montagne, La semaine de l’Allier, et d’autres relais politiques ou syndicaux proches de l’extrême gauche.

    Accusés de complaisance avec le IIIᵉ Reich, sans aucun fondement, sans aucune enquête sérieuse, sans jamais nous avoir interrogés, en mentant sur la réalité des représentations. Ce sont des accusations aussi graves qu’infamantes, qui relèvent d’une pure entreprise de démolition.

    Mais au fond, que nous reproche-t-on? De faire aimer la France? De mettre en lumière son histoire, sa grandeur, son âme? D’associer les habitants d’un territoire, de tous âges, de toutes origines sociales, dans un projet populaire et culturel? Ce spectacle, rappelons-le, a rassemblé plus de 2 000 spectateurs, affichant complet chaque soir, dans une ambiance profondément fraternelle avec plusieurs centaines de bénévoles. Il a été vu, approuvé et même chaleureusement salué par monsieur le maire de Moulins, présent le 13 juillet, et par de nombreux élus.

    Nous avons évidemment saisi un avocat, et envisageons des poursuites judiciaires pour diffamation. Il est temps de mettre fin à cette logique du mensonge et de la peur. Non pas par vengeance ou par agitation médiatique, mais par devoir de vérité et de justice. Nous devons cela non seulement à l’équipe de Murmures de la Cité, composée de bénévoles admirables, courageux, dévoués… mais aussi au public, à nos partenaires, et plus largement à tous ceux qui défendent la liberté de créer, de penser, de raconter. Nous ne céderons pas. Pas un pouce. Nous continuerons à agir, à transmettre, à bâtir. C’est notre manière à nous de répondre: non pas par la haine, mais par l’espérance. Non pas en s’abaissant au niveau de l’insulte, mais en nous élevant par l’honneur du service.

    RL: Vous êtes un catholique pratiquant. Aussi, les attaques que vous subissez, ainsi que vos collaborateurs, ne relèveraient-elles pas d’une certaine christianophobie?

    Guillaume Senet: Oui, il y a dans les attaques que nous subissons une forme évidente de christianophobie.

    Il faut avoir le courage de nommer les choses. Lorsqu’un projet culturel met en scène l’histoire de France dans sa profondeur spirituelle et catholique, qu’il évoque ses saints, ses rois bâtisseurs, ses cathédrales, ses traditions populaires, et qu’il est immédiatement taxé de “fasciste”, de “réactionnaire” ou d’“ennemi de la République”, il ne s’agit plus simplement de désaccord idéologique: il s’agit d’un rejet profond de tout ce qui touche à l’héritage chrétien de notre civilisation.

    Je suis catholique pratiquant, et je n’en fais pas mystère. Il n’est pas question ici de prosélytisme, mais d’enracinement. Le christianisme a façonné notre pays: son droit, son art, sa langue, sa vision de la dignité humaine. L’ignorer ou le mépriser revient à nier la France elle-même. Il y a aujourd’hui, dans certains milieux militants, une volonté délibérée de gommer cette mémoire, d’effacer toute trace du christianisme dans l’espace public — sauf à en faire une caricature ou un repoussoir.

    C’est une forme moderne de christianophobie culturelle. Et ce rejet ne touche pas que moi. Il s’abat sur toute une équipe bénévole, composée de croyants, d’agnostiques, de pratiquants d’autres confessions, tous unis par un même amour du patrimoine et un même désir de servir. Cela en dit long sur le sectarisme de certains de nos détracteurs.

    Mais nous ne nous laisserons pas intimider. La foi n’est pas une faiblesse. Elle est une force tranquille. Et elle nous pousse à continuer, non pas contre les autres, mais pour quelque chose de plus grand: la beauté, la vérité, la transmission.

    Nous croyons que l’art, la culture, la mémoire et la foi peuvent encore réconcilier, élever, guérir. Alors oui, il y a dans ces attaques un fond de christianophobie, mais cela ne nous arrêtera pas. Cela nous rappelle simplement pourquoi nous faisons ce que nous faisons.

     RL: Murmures de la Cité est un message d’espoir pour tous les amoureux de l’Histoire de France réelle et ils se sont sentis moins seuls grâce à ce merveilleux spectacle. Quel serait votre message à tous ces amoureux d’une France, non pas morte mais endormie, pour la réveiller précisément?

    Guillaume Senet: À vous, qui êtes venus de loin, parfois de très loin, pour assister à Murmures de la Cité. À vous, qui avez pleuré, qui avez chanté, qui avez prié, qui avez compris. À vous, qui avez vu danser devant vous la France charnelle, celle des paysans et des saints, des soldats et des bâtisseurs, des enfants et des mères. À vous, qui en sortant du spectacle, n’avez pas dit: c’était beau, mais: c’était vrai. À vous, nous voulons aujourd’hui dire merci. Et plus encore: nous vous passons le flambeau.

    Car la France n’est pas morte. Elle dort, peut-être. Elle souffre, c’est certain. Mais il suffit d’un chant, d’un flambeau, d’une veillée, d’un récit partagé, pour qu’elle se redresse. La France, ce n’est pas un territoire: c’est une âme. Et les âmes, parfois, se réveillent par une simple étincelle.

    Cette étincelle, nous avons tenté de l’offrir. À vous de l’emporter maintenant dans vos villages, vos écoles, vos familles, vos combats. À vous de rallumer les clochers, les mémoires, les feux de joie, les histoires du soir. Murmures de la Cité n’était pas une parenthèse enchantée. C’était un signal. Un acte de résistance joyeuse. Un appel au réveil des âmes.

    Alors à tous les amoureux de cette France invisible mais toujours vivante, nous disons: n’ayez pas peur. N’ayez pas honte. Aimez votre pays à haute voix. Racontez-le. Célébrez-le. Servez-le. Car le vent se lève.

    La France n’est pas une faute.

    La France n’est pas un accident.

    La France est une promesse. Et elle tient parole.

     (Propos recueillis par Charles Demassieux)

  • Les huîtres du bac produisent toujours de magnifiques perles

    Les vieux se souviennent peut-être de Jean Charles, un humoriste des années soixante, à mi-chemin entre Sacha Guitry pour la maîtrise du verbe et Philippe Bouvard pour la culture goguenarde.

    Aventurier de la vie, il excellait à observer ses contemporains pour en extraire la substantifique bêtise. Telle fut la matière de ses ouvrages. Pas besoin d’inventer, il relevait et citait.

    Facteurs, gendarmes, bidasses, médecins, bureaucrates, professeurs et potaches, rien ne lui échappait. Son best seller La foire aux cancres fut vendu à un million et demi d’exemplaires. C’était une époque où l’écrit avait encore ses lettres de noblesse. Et où le dilettantisme était la suprême élégance des bosseurs. Au "who’s who", à la rubrique sport favori, l’auteur avait répondu: la sieste.

    Au XXIe siècle, le mélange d’inculture et de sottises surclasse tout ce que Jean Charles avait pu compiler. Ses perles avaient été pêchées au certificat d’études primaires ou au conseil de révision. Celles d’aujourd’hui sont produites par des bacheliers, futurs docteurs en esthétique linguistique ou en pataphysique quantique:

    PHILO ET CULTURE

    Après la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1920, un nouveau moyen de transport apparaît, internet, qui va changer la face du monde.

    Au début de la Ve République, Sartre avait imaginé une caverne avec une grotte à l’intérieur qui contenait toute la vérité.

    Un homme sans culture est comme un zèbre sans rayures, on peut le confondre avec un âne.

    SOCIOLOGIE ET PSYCHOLOGIE:

    Parmi les couples d’hémophiles célèbres, on peut citer Jean Marais et Cocteau, Rambo et Verlaine, Delanoë et Macron.

    Un homophone est un téléphone avec lequel les gays se donnent des rendez-vous.

    Les Grecs ont inventé la démocratie en complément de la pédérastie.

    MATHEMATIQUES

    Pour trouver la surface d’un carré, on multiplie le milieu par son centre.

    Un triangle est isocèle quand il peut tourner rond d’un côté sur l’autre.

    Les algorithmes sont une variété de musique algérienne.

     

    PHYSIQUE

    Les atomes se déplacent grâce à leur queue en forme de fouet.

    L’univers a été créé par un big band.

    L’exemple de Titanic prouve l’agressivité des vikings Icebergs.

    POLITIQUE

    La majorité des Français ont voté non à la prostitution européenne.

    La menace d’ex communisation par le pape a empêché les rois de France de devenir musulmans.

    GEOGRAPHIE

    La Corée du nord est la dictature du président King Kong Kung.

    La Camargue est régulièrement inondée par les côtes du Rhône.

    New York a une bonne réputation scientifique grâce à son quartier de Silicon Valley.

    Il y a des tensions en mer de Chine à cause des îles de Suzuki et Hiroshima.

    ART

    L’art, ce sont les reportages barbants qui passent sur Arte ou France 5.

    Picasso a créé une œuvre mondialement connue, la Joconde.

    Je préfère les paroles des rappeurs aux méchancetés d’Éric Zemmour.

    HISTOIRE

    Lorsque Charles de Gaulle passait à la radio pendant la première guerre mondiale, il charmait les femmes afin qu’elles votent pour lui.

    Pendant la guerre de Corée, Saddam Hussein a envahi le Koweit.

    Néron, cruel empereur romain, organisait des combats de radiateurs.

    Les Romains ont construit des viaducs pour faire passer les trains.

    SCIENCES NATURELLES

    Les calamars géants saisissent leurs proies avec leurs immenses testicules.

    L’outre mer est une loutre qui vit dans la mer mais peut aussi nager sur la terre.

    Les lapins ont tendance à se reproduire à la vitesse de la lumière.

    Si un blessé n’a rien, mieux vaut quand même lui faire une petite autopsie.

    Les vaccins c’est bien, car il est préférable d’être un peu malade que complètement mort.

    Une chorégraphie permet de savoir si une femme est enceinte ou pas.

    LITTERATURE

    L’angoisse de la forme chez Balzac se voit lorsqu’il décrit le physique de Madame Bovary, une belle salope bien roulée.

    Manon Lescaut était une tapineuse inventée par un curé vicieux.

    Marquis et grands écrivains, on peut citer Sadique et Villepain.

    SCIENCES ET PROGRES

    Les prochains à aller sur la Lune seront sûrement les Chinois. Mais cette prévision est à prendre avec des baguettes.

    Le revenu universel est une très bonne idée, cela nous permettra de vivre sans travailler, et c’est la base du bonheur.

    Le chômage en France est ridicule à côté de la grippe Ebola qu’on a vécu il y a deux ans, et qui a failli détruire l’humanité toute entière.

    SPORTS

    C’est bien que les Anglais aient voté "oui" au Brexit, ça fait une équipe de foot en moins pour l’Euro.

    Le sponsoring est une pratique très intéressante pour faire connaître les entreprises lors d’événements sportifs pour handicapés physiques et mentaux, tels que les jeux olympiques.

    BONNES MANIERES

    Bonjour Monsieur le correcteur. Dans cette copie, vous trouverez du bon, et du moins bon. Merci de ne tenir compte que des bonnes choses. Je vous donne ma reconnaissance éternelle. Cordialement.

     

    Ne croyez pas que ces perles d’inculture soient propres aux candidats dont le français n’est pas la langue maternelle.

    Les jeunes Gaulois les rattrapent dans la course à la nullité. L’ignorance et la bêtise sont des maladies contagieuses, tandis que l’intelligence et le savoir sont difficilement transmissibles.

    Mais peut-on blâmer le vulgum pecus quand l’ignardise prospère au sommet de l’État?

    Où la ministre Cécile Duflot (Bac + 5 en géographie) situait le Japon dans l’hémisphère sud.

    Où Bulot Lemaire, calculateur prodige, ne savait pas combien il y a de m2 dans un hectare.

    Tandis que Fripounette, génie cosmoplanétaire, prenait la Guyane pour une île.

    Christian Navis

     

    https://climatorealist.blogspot.com/

    Commentaire

    Et rappelez-vous de Valls qui avait situé La Réunion dans le Pacifique … bombardé depuis peu Ministre des Outre-mers.

  • 18 Juillet: jour de libération fiscale, rire quand même!

    POURQUOI NE PEUT-ON PAS SE CHATOUILLER SOI-MÊME?

    Lorsque vous vous grattez la plante de pied ou que vous frottez vos aisselles sous la douche, cela ne provoque probablement pas de réaction particulière en vous. Pourtant, si cette même stimulation tactile venait de quelqu’un d’autre, elle serait perçue comme une chatouille. Ce phénomène, bien connu de tous, soulève une question intrigante: pourquoi est-il si difficile de se chatouiller soi-même?

    À première vue, cette interrogation peut sembler anodine, mais elle révèle un mécanisme fondamental du système nerveux: la prédiction. Le cerveau n’est en effet pas un simple récepteur passif d’informations sensorielles. Il anticipe activement l’état du monde extérieur ainsi que l’état interne du corps afin de sélectionner les actions les plus appropriées. Cette capacité prédictive lui permet de filtrer les informations: les sensations inattendues, susceptibles de signaler un danger ou une nouveauté, retiennent particulièrement notre attention, tandis que les sensations prévisibles sont ignorées.

    La difficulté à se chatouiller soi-même illustre parfaitement ce principe de cerveau prédictif. Pour réaliser un mouvement, le cerveau envoie une commande aux muscles et, simultanément, une copie de cette commande (appelée" copie d’efférence") est transmise à d’autres aires cérébrales, notamment le cervelet. Ce dernier anticipe alors les conséquences sensorielles du mouvement en créant une sorte de simulation interne, quelques centaines de millisecondes à l’avance, de façon inconsciente mais extrêmement précise. Cette prédiction permet de différencier une sensation prévisible, générée par le corps lui-même, d’une sensation inattendue.

    Par exemple, si vous manquez une marche en descendant les escaliers, la discordance entre le contact anticipé et la réalité permet de corriger le mouvement très rapidement, avant même que votre pied ne touche le sol. Les prédictions du cerveau filtrent ainsi les perceptions sensorielles en sélectionnant les stimuli pertinents, évitant à notre capacité attentionnelle – très limitée – d’être submergée par une surcharge d’informations.

    Si vous échouez à vous chatouiller vous-même, c’est donc parce que votre cerveau prédit parfaitement la sensation cutanée à venir et l’atténue. En revanche, lorsqu’une autre personne vous chatouille, le stimulus n’est pas anticipé de façon aussi précise: l’information sensorielle passe à travers le filtre et est donc perçue avec plus d’intensité.

    Des études expérimentales confirment ce mécanisme: lorsque des participants se chatouillent eux-mêmes par l’intermédiaire d’un bras robotisé qui reproduit exactement leurs mouvements, la sensation de chatouille est atténuée. Cependant, si le mouvement du dispositif est légèrement décalé (par un délai ou une rotation), la sensation de chatouille devient plus intense. Ces résultats, fondés sur le ressenti subjectif des participants, sont également corroborés par des données d’imagerie cérébrale.

    Ainsi, pour un même stimulus tactile, l’activité du cortex somatosensoriel (zone du cerveau responsable de la perception du toucher) est plus élevée lorsque la stimulation est externe que lorsqu’elle est auto générée. Ce contraste suggère que le cervelet anticipe nos propres gestes et atténue l’intensité des sensations qui en découlent.

    Ce schéma illustre le protocole expérimental ayant permis de mettre en évidence l’atténuation sensorielle dans le cas des chatouilles. Les participants manipulent un levier avec la main gauche, tandis qu’un bras robotisé reproduit le mouvement en touchant doucement la paume de leur main droite, soit de manière identique (cas I), soit avec un léger décalage (cas II). Lorsque le mouvement est correctement anticipé (cas I), la sensation est atténuée.

    En revanche, elle est perçue avec davantage d’intensité en présence d’un décalage (cas II). François Dernoncourt

    L’ATTENUATION SENSORIELLE FAÇONNE NOTRE PERCEPTION

    Le principe d’atténuation des sensations produites par nos propres mouvements est omniprésent dans notre interaction avec le monde. Restons tout d’abord dans le domaine des perceptions somesthésiques – notre sens du toucher et du mouvement. Il a été démontré que l’atténuation sensorielle nous conduit à sous-estimer la force que nous exerçons. Ce biais perceptif pourrait contribuer à" l’escalade de la violence" que l’on observe parfois entre deux enfants qui chahutent. En effet, deux enfants qui jouent à la bagarre sous-estiment chacun la force qu’ils déploient, et ont l’impression que leur partenaire répond avec une intensité supérieure. Dans une logique de réciprocité, ils vont avoir tendance à progressivement augmenter la force de leurs coups, pensant seulement répliquer la force de l’autre.

    Le second exemple concerne cette fois le sens de la vision. Bien que nos yeux soient constamment en mouvement, nous percevons un monde stable. Pourtant, les seules informations visuelles ne permettent pas de faire la distinction entre le scénario où l’on balaie un paysage du regard et le scénario où le paysage tourne autour de nous alors que nous gardons le regard fixe – ces deux situations produisent des images identiques sur la rétine. Le fait que nous percevons un monde stable s’explique par le fait que le système nerveux anticipe les changements d’images induits par les mouvements oculaires et filtre les informations autogénérées.

    Pour l’expérimenter, fermez un œil, et appuyez légèrement sur le côté de l’autre œil en le gardant ouvert (à travers la paupière bien sûr). Cette manipulation crée une légère rotation de l’œil qui n’est pas générée par les muscles oculaires, donnant l’impression que le monde extérieur se penche légèrement.

    Cette illustration montre que la rotation du paysage autour de nous et la rotation de nos yeux produisent toutes deux la même image sur la rétine. Pour différencier ces deux situations, le cerveau" soustrait" le mouvement qu’il sait être dû à nos propres yeux, car il a lui-même envoyé une commande motrice à nos muscles oculaires. Ainsi, lorsque la rotation est autogénérée, nous continuons à percevoir le monde extérieur comme fixe et stable. François Dernoncourt

    MIEUX COMPRENDRE CERTAINES PATHOLOGIES?

    Le modèle du cerveau prédictif offre un cadre conceptuel intéressant pour comprendre certaines pathologies. En effet, une défaillance dans la capacité du système nerveux à prédire et atténuer les conséquences sensorielles de ses propres actions pourrait contribuer à des symptômes observés dans certaines maladies mentales. Par exemple, il a été constaté que l’atténuation sensorielle est souvent moins marquée chez les patients schizophrènes – et qu’ils sont d’ailleurs capables de se chatouiller eux-mêmes, dans une certaine mesure. Cela pourrait expliquer pourquoi ces patients perçoivent parfois leurs propres mouvements comme provenant d’une source externe, dissociée de leur volonté. De même, des monologues intérieurs qui ne sont pas suffisamment atténués pourraient être à l’origine des hallucinations auditives, où la voix perçue semble venir de l’extérieur.

    Ainsi, une question aussi simple et amusante que celle des chatouilles peut, lorsqu’on la prend au sérieux, révéler des mécanismes profonds de notre cerveau, et contribuer à une meilleure compréhension de notre rapport au monde.

    Auteur:  François Dernoncourt -  Doctorant en Sciences du Mouvement Humain, Université Côte d’Azur

    The Conversation - CC BY ND

     

  • 14-Juillet: VIVE  LA  RÉPUBLIQUE  FRANÇAISE!

    VIVE  NOUS!

    La fête nationale française, également appelée 14 Juillet, est la fête nationale et un jour férié en France. Le terme peut s'écrire "14-Juillet" avec trait d'union: La majuscule, c’est capital! disent certains lexicologues…

     

    Elle est instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880 ("La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle"), qui ne mentionne pas quel événement est commémoré: la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue, ou la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l'union de la Nation et premier anniversaire de la prise de la Bastille; tous deux étant des symboles de la Révolution française.

     

    Un défilé militaire a lieu chaque 14 juillet sur les Champs-Élysées de Paris. Son départ a lieu généralement à 10 heures juste après le passage de la Patrouille de France et la revue des différents corps armés par le président de la République.

     

    Ces spectacles nocturnes prennent place autour de sites dégagés au sein des villes, comme des esplanades, des parcs ou des cours d'eau. Malgré leur coût parfois élevé, les feux d'artifice sont des spectacles très appréciés de la population. Le feu d'artifice peut être tiré la veille au soir (13 juillet).

     

    De nombreux bals sont organisés dans le pays, notamment des bals musette ou des bals des pompiers. Souvent, le bal a lieu le 13 juillet, veille de jour férié, ce qui permet d'aller travailler le 15 juillet tôt le matin.

     

    La promotion dite "du 14 Juillet" est l'une des deux promotions civiles annuelles dans l'Ordre national de la Légion d'honneur. Et comme certains présidents de la république se poussent du col, des tas de pignoufs étrangers y ont droit… ce qui revient à diminuer le courage et l'honneur des militaires et forces de l'ordre tombés pour la France!

     

    Certaines années, le président de la République accorde une grâce collective à l'occasion de la fête nationale, aux alentours du 14 juillet ce qui permet de "soulager"  les prisons et de remettre des raclures dans la nature.

    Vive la République Française, vive la France!

    VIVE NOUS!

  • Comment parler à un alien?

    Imaginez: un appareil étrange atterrit et des extra-terrestres apparaissent. Le bureau des affaires spatiales de l’ONU est en effervescence: des spécialistes de physique, chimie, biologie, communication humaine et animale sont dépêchés sur les lieux. Parmi eux se trouve peut-être un ou une linguiste, pour l’instauration d’un premier contact. Mais comment poser une question – même simple – à des extra-terrestres?

    Par quoi commencer? Comment ne pas commettre d’impair? En attendant que la situation se présente, de nombreux auteurs de science-fiction anticipent et explorent de multiples possibilités, portées parfois à l’écran comme dans le cas de Premier Contact de Denis Villeneuve (2016), film tiré du roman court L’Histoire de ta vie de Ted Chiang (1998). Voyons ce qu’une approche linguistique peut en dire.

    LA BARRIERE DE LA LANGUE

    Comment fait-on lorsque l’on se retrouve face à une personne qui parle une langue dont on ne connaît pas un seul mot? Le premier réflexe, c’est d’identifier une langue que chacun connaît, même mal – l’anglais ou l’espagnol par exemple. Le contact peut alors s’instaurer: on peut demander à l’autre " comment dit-on bonjour dans ta langue maternelle? ", puis enchaîner avec des mots désignant des objets de la vie courante, des verbes et ainsi de suite. Les linguistes de terrain qui vont dans une île du Pacifique pour décrire une langue en danger d’extinction procèdent ainsi, par le biais d’une " langue de contact ".

    Quand aucune langue de contact n’est identifiée, instaurer un contact s’avère bien plus délicat. On aura beau dire " bonjour " ou pointer du doigt vers un objet et nommer cet objet, rien ne nous dit que l’autre comprend. Et quand celui-ci prononce à son tour un mot ou fait un geste, comment savoir s’il dit qu’il a compris, s’il énonce le terme dans sa propre langue, ou s’il enchaîne avec un autre message? Certains ingrédients semblent indispensables à l’instauration d’un premier contact: le geste de désignation, notamment, ainsi que le "oui" et le "non".

    On suppose qu’un geste pointant vers un objet sert à désigner cet objet, et que le mot prononcé simultanément nomme alors l’objet. En partant de ce postulat, on peut imaginer arriver à faire apprendre à l’autre un lexique. Surtout, dès que l’on connaît le mot (ou le geste) pour "oui" et celui pour "non", alors on peut espérer progresser par essais et erreurs. Si la communication avec les animaux reste si aléatoire et insatisfaisante, c’est parce qu’il nous manque ces ingrédients de base.

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  • Trump analysé par quelques psychiatres américains…

    Depuis son entrée sur la scène politique mondiale, Donald Trump suscite fascination, rejet, inquiétude ou admiration. En 2017, le psychothérapeute américain John Gartner avait lancé une pétition pour demander la destitution du président américain, atteint selon lui d’un “narcissisme malfaisant”: “Nous, spécialistes de la santé mentale, croyons que Donald Trump est atteint d’un trouble de la santé mentale qui le rend psychologiquement inapte à exercer ses devoirs de président des Etats-Unis"

    Ce professeur de psychiatrie à l’université John Hopkins de Baltimore considère que Trump “présente tous les symptômes d’un trouble de la personnalité antisocial. Les personnalités antisociales mentent, exploitent et violent les droits d’autrui et n’éprouvent ni remords ni empathie à l’égard de ceux à qui ils font du mal. Nous avons de nombreuses preuves”.

    Le spécialiste décrit Trump comme un individu “impulsif, irritable et agressif” qui “viole à la fois les lois et les normes sociales”, en plaçant notamment “des membres de sa famille à des postes-clés" (c’était vrai lors de son premier mandat: son gendre Jared Kushner était haut conseiller du président). Le Dr. Gartner se veut volontiers alarmiste: "C’est comme si un enfant en colère et dérangé jouait avec l’arme nucléaire".

    On se demande ce que l’homme de l’art a pu écrire sur Joe Robinette Biden, manifestement atteint de gâtisme galopant, et dont il y a tout lieu de parier que l’entourage Clinton-Obama se jouait comme d’une marionnette

    Selon le psychologue canadien Robert D. Hare, spécialiste reconnu, la psychopathie se caractérise par un ensemble de traits mesurés à travers la PCL-R (Psychopathy Checklist-Revised), une échelle en 20 critères évaluant des dimensions telles que la manipulation, l’absence de remords ou de culpabilité, un égoïsme marqué et égocentrisme extrême ou encore des comportements antisociaux ou impulsifs. À partir des critères définis par les médecins, analysons si Trump possède vraiment les traits de personnalité typiques des psychopathes.

    La culture populaire a largement véhiculé des archétypes du psychopathe: le PDG sans scrupules, le tueur en série qui n’éprouve aucun sentiment… Patrick Bateman dans American Psycho en est le parfait exemple.

     

    Selon John Gartner, Trump semble répondre à plusieurs critères du trouble de la personnalité narcissique, défini dans le DSM-V (manuel diagnostique des troubles mentaux), à savoir: un besoin constant d’admiration, une exagération de ses réussites, une dévalorisation de ses opposants et une difficulté à accepter la critique.

    UN MANQUE D’EMPATHIE: Trump a souvent été critiqué pour son ton méprisant ou moqueur, que ce soit face à des adversaires politiques, des femmes ou des personnes en situation de handicap. Cette attitude pourrait suggérer une absence d’empathie, l’un des critères de la psychopathie.

    MENSONGES ET MANIPULATION: les médias américains l’ont souvent affirmé: Trump a tenu de fausses affirmations durant sa présidence. Ses arrangements fréquents avec la vérité pourraient relever d’un comportement manipulateur, bien que ce critère seul ne suffise pas à diagnostiquer une psychopathie.

    Si ces éléments ont poussé des spécialistes de la santé mentale à identifier Trump comme une personne présentant un trouble de la personnalité antisocial, il est nécessaire de rappeler qu’en psychiatrie, on ne diagnostique pas un patient sans évaluation clinique. Pour rappel, l’American Psychiatric Association condamne ce type d’analyse publique depuis la célèbre "Goldwater Rule" adoptée en 1973: elle interdit aux psychiatres membres de commenter publiquement l’état mental d’une personnalité publique sans lui avoir fait subir d’évaluation formelle.

    Trump semble cumuler plusieurs traits de personnalité narcissique et présente sans doute une faible tolérance à la frustration, un besoin constant de validation, une impulsivité marquée et une propension à manipuler l’opinion. Mais cela ne fait pas pour autant de lui un psychopathe au sens clinique. Il est clair que ses traits de personnalité narcissiques sont exacerbés.

    L’étiquette de "psychopathe" est un raccourci souvent utilisé de façon abusive. En l’état, rien ne permet de conclure scientifiquement que Trump souffre d’un trouble de la personnalité antisocial. Aussi, la psychopathie implique un déficit émotionnel profond, une froideur affective presque biologique, difficilement compatible avec certaines de ses réactions très émotionnelles: ses colères publiques, son ressentiment, son besoin extrême de loyauté… Finalement, le profil psychologique de Donald Trump nous fascine surtout parce qu’il sort des normes habituelles de la communication politique.

    Mise à part la "grosse" bombe MOAB sur l’Afghanistan au cours de son premier mandat, et le pilonnage des infrastructures nucléaires des mollahs lors de la récente guerre des 12 jours, Trump est le moins va-t-en-guerre des présidents américains. Des faits à porter à son crédit.

    On rappellera par ailleurs l’analyse portée il y a 8 ans par le psychiatre italien Adriano Sagatori sur Emmanuel Macron. Une analyse en tout point confirmée par ce que nous savons aujourd’hui du personnage et de son action catastrophique à la tête de l’Etat français

    Henri Dubost

     

Toutes les photos, histoires et vidéos insolites qui voyagent sur le net! pas recommandé aux enfants, merci à ceux qui font passer! Ce qui est bien avec la « déjante » c’est qu’il n’y a pas de limites!